Que c'est con...
Résumé:
Plageman est en lutte. Il protége sa plage des intrus, des méchants, des beaufs. Il est investi d'une mission et de supers pouvoirs qui sont... euh supers. En gros, Plageman est un gros mytho!!!!
Auteur: Philippe Bouzard
Editeur: 6 Pieds sous Terre, collection Monotrème
Plageman n'est pas un héros. Ce n'est pas non plus un super-héros. Ce n'est pas non plus un anti-héros. Plageman est un looser magnifique, une chevalier des temps modernes, le Michael Knight des plages. Son costume en impose d'entrée, un maillot de bain un peu moulant (un slip quoi!!!!), un ballon de volley (de beach-volley bien sûr) éventré sur la téte et une serviette de plage en guise de cape. Qui ne respecte pas Plageman s'expose à de cruelles déconvenues!!!!
Plageman est une réussite. Au même titre qu'un Bill Baround, il est celui que l'on a envie de frapper dés son apparition. Il énerve. Il a toujours le mot qui fait qu'il se rend détestable. Et il s'en prend vraiment mais alors vraiment plein la figure. Mais il est tellement sûr de ses supers pouvoirs (absolument aucune manifestation de super-pouvoirs en fait) qu'il en est presque attendrissant!!!
Au niveau des dessins, je vais oser des comparaisons. En fait, Bouzard est, je trouve, trés fort pour les Gueules. On pourrait parler de caricatures mais ce n'est pas réellement ça. Il excelle (je m'enflamme) pour sortir des Gueules et des corps de beaufs. Et, pour y aller donc de ma comparaison, je parlerais de Gotlib ou de Moerell. Allez, je vous en balance une petite.
En résumé, lit, c'est du
bon.
Unikokaihunpeuhalabour
Résumé:Plageman est en lutte. Il protége sa plage des intrus, des méchants, des beaufs. Il est investi d'une mission et de supers pouvoirs qui sont... euh supers. En gros, Plageman est un gros mytho!!!!
Auteur: Philippe Bouzard
Editeur: 6 Pieds sous Terre, collection Monotrème
Plageman n'est pas un héros. Ce n'est pas non plus un super-héros. Ce n'est pas non plus un anti-héros. Plageman est un looser magnifique, une chevalier des temps modernes, le Michael Knight des plages. Son costume en impose d'entrée, un maillot de bain un peu moulant (un slip quoi!!!!), un ballon de volley (de beach-volley bien sûr) éventré sur la téte et une serviette de plage en guise de cape. Qui ne respecte pas Plageman s'expose à de cruelles déconvenues!!!!
Plageman est une réussite. Au même titre qu'un Bill Baround, il est celui que l'on a envie de frapper dés son apparition. Il énerve. Il a toujours le mot qui fait qu'il se rend détestable. Et il s'en prend vraiment mais alors vraiment plein la figure. Mais il est tellement sûr de ses supers pouvoirs (absolument aucune manifestation de super-pouvoirs en fait) qu'il en est presque attendrissant!!!
Au niveau des dessins, je vais oser des comparaisons. En fait, Bouzard est, je trouve, trés fort pour les Gueules. On pourrait parler de caricatures mais ce n'est pas réellement ça. Il excelle (je m'enflamme) pour sortir des Gueules et des corps de beaufs. Et, pour y aller donc de ma comparaison, je parlerais de Gotlib ou de Moerell. Allez, je vous en balance une petite.
En résumé, lit, c'est du
bon.Unikokaihunpeuhalabour
par Nico
publié dans :
Bédé
Les dessinateurs et leur égo...
Résumé:
Blotch est un GRAND dessinateur admiré par le tout Paris. Il travaille au journal Fluide Glacial, quotidien conservateur qui est spécialisé dans le dessin d'humour façon Almanch Vermot. Blotch travaille avec messieurs Larsinet et Gouttelette, entre autres. Et son pire, ennemi, c'est Jean Bonnot, un autre dessinateur, un jean-foutre, un moins-que-rien, une crotte!!!!
Auteur: Blutch
Edition: Fluide Glacial
Blutch déverse ici son trop plein de suffisance comme peut le faire Manu Larcenet sur son blog ou par l'intermédiaire de Critixman.
Nous sommes dans le Paris de l'entre-deux guerres. Fluide Glacial est un journal pas drôle dirigé par des individus encore moins drôles et où dessinent des humoristes aussi mauvais les uns que les autres. Mais ils sont tous imbus de leurs personnes, imbuvables, méchants et laches. En un mot comme en cent, petit!!!!
Divisé en histoires de quelques pages, format typique des parutions dans Fluide (le vrai), l'album nous présente les aventures et les bassesses de Blotch. Car oui, c'est un personnage d'une bassesse sans nom qui fera un collabo hors-paire une fois que ce satané Front Populaire aura débarassé le plancher, cette bande de traine-savates communistes dont Jean Bonnot est plus que proche d'après ce que l'on dit.
Et c'est vraiment bon de se voir confronter à toute cette lacheté, cette bétise et ces travers humains poussés à leur paroxisme. Blutch pousse le cynisme trés trés loin et c'est drôle.

Au niveau des dessins, quoi dire de plus que c'est du Blutch. Son dessin pourrait parfois ressembler à du fusain. Et comme d'habitude, je m'arrete là sur les dessins parce que je ne sais pas en parler.
En résumé, c'est méchant et drôle. C'est parfois même trés méchant et trés drôle.
Unikokaihunbeubalad
Résumé:Blotch est un GRAND dessinateur admiré par le tout Paris. Il travaille au journal Fluide Glacial, quotidien conservateur qui est spécialisé dans le dessin d'humour façon Almanch Vermot. Blotch travaille avec messieurs Larsinet et Gouttelette, entre autres. Et son pire, ennemi, c'est Jean Bonnot, un autre dessinateur, un jean-foutre, un moins-que-rien, une crotte!!!!
Auteur: Blutch
Edition: Fluide Glacial
Blutch déverse ici son trop plein de suffisance comme peut le faire Manu Larcenet sur son blog ou par l'intermédiaire de Critixman.
Nous sommes dans le Paris de l'entre-deux guerres. Fluide Glacial est un journal pas drôle dirigé par des individus encore moins drôles et où dessinent des humoristes aussi mauvais les uns que les autres. Mais ils sont tous imbus de leurs personnes, imbuvables, méchants et laches. En un mot comme en cent, petit!!!!
Divisé en histoires de quelques pages, format typique des parutions dans Fluide (le vrai), l'album nous présente les aventures et les bassesses de Blotch. Car oui, c'est un personnage d'une bassesse sans nom qui fera un collabo hors-paire une fois que ce satané Front Populaire aura débarassé le plancher, cette bande de traine-savates communistes dont Jean Bonnot est plus que proche d'après ce que l'on dit.
Et c'est vraiment bon de se voir confronter à toute cette lacheté, cette bétise et ces travers humains poussés à leur paroxisme. Blutch pousse le cynisme trés trés loin et c'est drôle.

Au niveau des dessins, quoi dire de plus que c'est du Blutch. Son dessin pourrait parfois ressembler à du fusain. Et comme d'habitude, je m'arrete là sur les dessins parce que je ne sais pas en parler.
En résumé, c'est méchant et drôle. C'est parfois même trés méchant et trés drôle.
Unikokaihunbeubalad
par Nico
publié dans :
Bédé
On ne fera pas avec...
Résumé:
Benny est désoeuvré. Il ne sait pas quoi manger, il traine. Surtout il déborde d'amour. Il tombe amoureux d'une gentille jeune fille avec des des grands yeux, à un arrêt de bus. Mais il la rate. Alors il la cherche. Et il se pose beaucoup de questions.
Dessinateur/scénariste: Alex Baladi
Editeur: Atrabile
Alors, comme je l'ai dit, je vais essayer de faire une critique "Je n'aime pas" constructive.
Déjà, au niveau graphique. Benny est un petit personnage informe, avec un corps longiligne et une tete de bi(BIP) ce qui va bien lui servir à un moment. Donc, pas réellement de prouesses au niveau dessin.
Ensuite, au niveau histoire, on suit les divagations de Benny. 10 pages sur ce qu'il a envie de manger, 10 autres sur son trop plein d'amour. En gros, ce n'est pas mais alors pas du tout passionnant voire pénible.
Coté scénario (mise en page), c'est ce qui pourrait être le plus réussi. Baladi a un réel talent pour la déstructuration de la page, pour les cadrages improbables, pour les ellipses.

En fait, ce qui est réellement pénible, c'est que l'on ne sait pas du tout où Baladi veut nous emmener. Cela commence comme une promenade, comme la vie et l'ennui de Benny, puis il tombe amoureux, soit, puis il est pris dans une vague histoire de poursuite, puis il rentre chez lui voir sa copine (et oui, lui qui débordait d'amour) et on finit sur une super scéne totalement porno, et oui. J'avoue, je ne l'ai pas vu venir, c'est sûrement bien d'être surpris par une bédé mais pas comme ça, je vous assure!!!!
Donc, tout au long du livre, on ne sait pas où on va et c'est trés trés énervant. Ce livre, pour moi, souffre aussi d'une comparaison que j'ai faite d'entrée avec On fera avec de Manu Larcenet. Petit bijou de réfléxion sur la vie, les amis, le destin, les relations humaines, il fait une ombre incontestable sur cet Angle Mort qui part de rien et ne va nul part. Je sais, ce n'est pas gentil mais j'ai essayé d'être constructif!!!!
En résumé, passez votre chemin.
Unikokaimepadirkensaipabienmaissaipourhaivitaihamaridesseulaissaihavoirparseulivre
ps: A venir, Shalimar le Clown, mon livre sans images de l'année. J'ai vraiment souffert!!!!
Cadeau
Résumé:Benny est désoeuvré. Il ne sait pas quoi manger, il traine. Surtout il déborde d'amour. Il tombe amoureux d'une gentille jeune fille avec des des grands yeux, à un arrêt de bus. Mais il la rate. Alors il la cherche. Et il se pose beaucoup de questions.
Dessinateur/scénariste: Alex Baladi
Editeur: Atrabile
Alors, comme je l'ai dit, je vais essayer de faire une critique "Je n'aime pas" constructive.
Déjà, au niveau graphique. Benny est un petit personnage informe, avec un corps longiligne et une tete de bi(BIP) ce qui va bien lui servir à un moment. Donc, pas réellement de prouesses au niveau dessin.
Ensuite, au niveau histoire, on suit les divagations de Benny. 10 pages sur ce qu'il a envie de manger, 10 autres sur son trop plein d'amour. En gros, ce n'est pas mais alors pas du tout passionnant voire pénible.
Coté scénario (mise en page), c'est ce qui pourrait être le plus réussi. Baladi a un réel talent pour la déstructuration de la page, pour les cadrages improbables, pour les ellipses.

En fait, ce qui est réellement pénible, c'est que l'on ne sait pas du tout où Baladi veut nous emmener. Cela commence comme une promenade, comme la vie et l'ennui de Benny, puis il tombe amoureux, soit, puis il est pris dans une vague histoire de poursuite, puis il rentre chez lui voir sa copine (et oui, lui qui débordait d'amour) et on finit sur une super scéne totalement porno, et oui. J'avoue, je ne l'ai pas vu venir, c'est sûrement bien d'être surpris par une bédé mais pas comme ça, je vous assure!!!!
Donc, tout au long du livre, on ne sait pas où on va et c'est trés trés énervant. Ce livre, pour moi, souffre aussi d'une comparaison que j'ai faite d'entrée avec On fera avec de Manu Larcenet. Petit bijou de réfléxion sur la vie, les amis, le destin, les relations humaines, il fait une ombre incontestable sur cet Angle Mort qui part de rien et ne va nul part. Je sais, ce n'est pas gentil mais j'ai essayé d'être constructif!!!!
En résumé, passez votre chemin.
Unikokaimepadirkensaipabienmaissaipourhaivitaihamaridesseulaissaihavoirparseulivre
ps: A venir, Shalimar le Clown, mon livre sans images de l'année. J'ai vraiment souffert!!!!
Cadeau
par Nico
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Bédé
Mythe revisité...
Résumé:
Le monstre Landru est sur le point d'être condamné. Mais les choses se sont telles réellement passées comme on le pense????
Dessinateur/scénariste: Chabouté
Editeur: Vent d'Ouest, collection Intégra
Comment revisiter l'histoire du plus grand serial-killer de l'entre-deux guerre?
Tout le monde a entendu parler du monstre Landru. Sans forcément connaitre le personnage dans le détail, il est clair qu'il fait parti de l'histoire française au même titre que Louis XVI et Maurice Papon (eheheh). Dans cet album, Chabouté réussit à presque nous le rendre sympathique, si si c'est vrai.
En fait, l'histoire est basée sur un constat simple. Et si la vérité n'était pas la vérité? Si toutes les horreurs commisent par Landru l'avaient été par quelqu'un d'autre.
Construite à l'envers, l'histoire débute sur le procès du monstre. On remonte ensuite à la fin de la première guerre mondiale. Un poilu déserte et s'en va retrouver sa dulcinée. Mais sa tète, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur n'est plus du tout intacte. Et le massacre se monte ensuite, petit à petit. Landru, escroc à la petite semaine, détrousse de gentilles femmes esseulées. Mais les événements vont prendre un autre tour.

Au même titre que Tardi (avec d'autres époques), Chabouté réussit à nous immerger dans la France de l'entre-deux guerre et surtout celles des gueules cassées. Avec un dessin très noir, il nous dépeint une histoire simple, une petite escroquerie qui tourne mal et dont Landru va être la victime sans le savoir.
En résumé, c'est intelligent et effrayant de simplcité. C'est bien!!!
Unikokadumalasseuremetredesonhouikend
ps: Désolé si je n'ai pas été trop assidu la semaine dernière mais entre la préparation du mariage de Feuck et le boulot... Mais j'ai vraiment beaucoup de bédés en stock notamment un truc de Baladi (je vais être méchant) et Plageman de Bouzard (je vais être gentil). Et je suis en train de lire de dernier Peeters, R.G.
Résumé:Le monstre Landru est sur le point d'être condamné. Mais les choses se sont telles réellement passées comme on le pense????
Dessinateur/scénariste: Chabouté
Editeur: Vent d'Ouest, collection Intégra
Comment revisiter l'histoire du plus grand serial-killer de l'entre-deux guerre?
Tout le monde a entendu parler du monstre Landru. Sans forcément connaitre le personnage dans le détail, il est clair qu'il fait parti de l'histoire française au même titre que Louis XVI et Maurice Papon (eheheh). Dans cet album, Chabouté réussit à presque nous le rendre sympathique, si si c'est vrai.
En fait, l'histoire est basée sur un constat simple. Et si la vérité n'était pas la vérité? Si toutes les horreurs commisent par Landru l'avaient été par quelqu'un d'autre.
Construite à l'envers, l'histoire débute sur le procès du monstre. On remonte ensuite à la fin de la première guerre mondiale. Un poilu déserte et s'en va retrouver sa dulcinée. Mais sa tète, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur n'est plus du tout intacte. Et le massacre se monte ensuite, petit à petit. Landru, escroc à la petite semaine, détrousse de gentilles femmes esseulées. Mais les événements vont prendre un autre tour.

Au même titre que Tardi (avec d'autres époques), Chabouté réussit à nous immerger dans la France de l'entre-deux guerre et surtout celles des gueules cassées. Avec un dessin très noir, il nous dépeint une histoire simple, une petite escroquerie qui tourne mal et dont Landru va être la victime sans le savoir.
En résumé, c'est intelligent et effrayant de simplcité. C'est bien!!!
Unikokadumalasseuremetredesonhouikend
ps: Désolé si je n'ai pas été trop assidu la semaine dernière mais entre la préparation du mariage de Feuck et le boulot... Mais j'ai vraiment beaucoup de bédés en stock notamment un truc de Baladi (je vais être méchant) et Plageman de Bouzard (je vais être gentil). Et je suis en train de lire de dernier Peeters, R.G.
par Nico
publié dans :
Bédé
Petite chose effrayante...
Résumé:
La guerre vient d'être déclarée, c'est la télé qui l'annonce. Mais elle semble encore loin de la ville. Et du jour au lendemain, toute la ville se retrouve suivie qui par des obus, qui par des bombes, qui par des balles de fusil. Toute cette population est là, humanisée. Elle fait maintenant parti du paysage, rend des menus services. Jusqu'à ce que...
Auteur: David B.
Editeur: Collection Patte de Mouche à L'Association
Tout petit album de quelques pages (30 maxi) en tout petit format (tout'p'tit) mais qui en dit très long.
C'est une véritable réussite que ce petit pamphlet anti-militariste. En quelques pages et quelques dessins, David B. réussit à instaurer un vrai climat d'angoisse.
On est tout d'abord dans l'absurde. Cette bombe qui vient s'installer dans la famille, qui sort le chien, garde les enfants. Elle devient un nouveau membre de la famille mais quelqu'un va découvrir le pot aux roses (Potes aux roses ou poteau rose, comme vous voulez).
Au début, c'est inquiétant. Que veut cette bombe? Puis on oublie ce qu'elle est. Ca devient drôle de voir comment elle fait partie intégrante de la vie de la famille. Puis ce n'est plus drôle du tout.

Au niveau des dessins, David B. est sobre. Tout en noir et blanc, ils sont beaucoup moins chargés que ce qu'il peut faire pour L'Ascension du haut-mal par exemple. Il serait presque proche de Marjane Satrapi.
En résumé, un mini chef-d'oeuvre de hurlement anti-militariste.
Unikokineconnaissaipapatedemouchemékivassipenchai
Résumé:La guerre vient d'être déclarée, c'est la télé qui l'annonce. Mais elle semble encore loin de la ville. Et du jour au lendemain, toute la ville se retrouve suivie qui par des obus, qui par des bombes, qui par des balles de fusil. Toute cette population est là, humanisée. Elle fait maintenant parti du paysage, rend des menus services. Jusqu'à ce que...
Auteur: David B.
Editeur: Collection Patte de Mouche à L'Association
Tout petit album de quelques pages (30 maxi) en tout petit format (tout'p'tit) mais qui en dit très long.
C'est une véritable réussite que ce petit pamphlet anti-militariste. En quelques pages et quelques dessins, David B. réussit à instaurer un vrai climat d'angoisse.
On est tout d'abord dans l'absurde. Cette bombe qui vient s'installer dans la famille, qui sort le chien, garde les enfants. Elle devient un nouveau membre de la famille mais quelqu'un va découvrir le pot aux roses (Potes aux roses ou poteau rose, comme vous voulez).
Au début, c'est inquiétant. Que veut cette bombe? Puis on oublie ce qu'elle est. Ca devient drôle de voir comment elle fait partie intégrante de la vie de la famille. Puis ce n'est plus drôle du tout.

Au niveau des dessins, David B. est sobre. Tout en noir et blanc, ils sont beaucoup moins chargés que ce qu'il peut faire pour L'Ascension du haut-mal par exemple. Il serait presque proche de Marjane Satrapi.
En résumé, un mini chef-d'oeuvre de hurlement anti-militariste.
Unikokineconnaissaipapatedemouchemékivassipenchai
par Nico
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Bédé
Ces vieux putes...
Résumé:
Messieurs Ferri er Larcenet sont dessinateurs, collègues chez Fluide ou pour Le Retour à la Terre et surtout ils sont potes. Cet album rassemble des faxs dessinés qu'ils se sont échangés depuis plusieurs années.
Scénaristes / Dessinateurs: Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet
Editeur: Les réveurs
Ah ils se marrent bien les 2. Classés par thèmes, ces dessins que les 2 gaziers se sont échangés par fax depuis l'invention du fax sont des petits bijoux d'humour et surtout de cassage.
Larcenet passe son temps à se moquer de la ruralité de Ferri.
Ferri passe son temps à se moquer des dessins d'oiseaux de Larcenet.
Et ainsi de suite et vice-versa.
On sent que les 2 dessinateurs sont amis, qu'ils se connaissent bien et surtout qu'ils savent rire d'eux-mêmes (mais pas avec tout le monde). En gros, ce que vous feriez par mail ou grace à MSN, eux, ils le font par fax et avec des dessins. Est-ce que Dali et Picasso faisaient ça en s'envoyant des peintures par la poste????
Mais, il y a tout de même une critique que je ne peux pas ne pas faire. Ce petit album est tout de même à 15€. J'ai envoyé un mail à l'éditeur afin de savoir qu'est-ce qui justifiait un tel prix sachant que toutes les autres productions des Réveurs sont dans les 10€, que c'est un éditeur associatif (donc tout le monde est bénévole y compris Larcenet qui ne touche pas de droits d'auteurs) et que c'est tout de même un petit livre. Et bien j'ai la justification. Non, ce n'est pas un petit livre. Enfin, si par la taille mais c'est vrai qu'il est épais (200p) en comparaison à la leurs autres productions. Il est en bichromie contre du Noir et blanc pour les autres collections. Et enfin, Ferri, lui, touche des droits d'auteur (Le rat!!!). En fait, ce qui donne l'impression que c'est un petit livre c'est le format et surtout le fait qu'il n'y ait qu'un dessin par page. Il est donc trés vite lu. Donc, le prix est totalement justifié. Mais tout de même un peu cher.
En résumé, c'est bien, c'est drôle, quoi dire de plus!!!!
Unikokatromalojenb
Résumé:Messieurs Ferri er Larcenet sont dessinateurs, collègues chez Fluide ou pour Le Retour à la Terre et surtout ils sont potes. Cet album rassemble des faxs dessinés qu'ils se sont échangés depuis plusieurs années.
Scénaristes / Dessinateurs: Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet
Editeur: Les réveurs
Ah ils se marrent bien les 2. Classés par thèmes, ces dessins que les 2 gaziers se sont échangés par fax depuis l'invention du fax sont des petits bijoux d'humour et surtout de cassage.
Larcenet passe son temps à se moquer de la ruralité de Ferri.
Ferri passe son temps à se moquer des dessins d'oiseaux de Larcenet.
Et ainsi de suite et vice-versa.
On sent que les 2 dessinateurs sont amis, qu'ils se connaissent bien et surtout qu'ils savent rire d'eux-mêmes (mais pas avec tout le monde). En gros, ce que vous feriez par mail ou grace à MSN, eux, ils le font par fax et avec des dessins. Est-ce que Dali et Picasso faisaient ça en s'envoyant des peintures par la poste????
Mais, il y a tout de même une critique que je ne peux pas ne pas faire. Ce petit album est tout de même à 15€. J'ai envoyé un mail à l'éditeur afin de savoir qu'est-ce qui justifiait un tel prix sachant que toutes les autres productions des Réveurs sont dans les 10€, que c'est un éditeur associatif (donc tout le monde est bénévole y compris Larcenet qui ne touche pas de droits d'auteurs) et que c'est tout de même un petit livre. Et bien j'ai la justification. Non, ce n'est pas un petit livre. Enfin, si par la taille mais c'est vrai qu'il est épais (200p) en comparaison à la leurs autres productions. Il est en bichromie contre du Noir et blanc pour les autres collections. Et enfin, Ferri, lui, touche des droits d'auteur (Le rat!!!). En fait, ce qui donne l'impression que c'est un petit livre c'est le format et surtout le fait qu'il n'y ait qu'un dessin par page. Il est donc trés vite lu. Donc, le prix est totalement justifié. Mais tout de même un peu cher.
En résumé, c'est bien, c'est drôle, quoi dire de plus!!!!
par Nico
publié dans :
Bédé
Bouzard, parfois drôle mais pas toujours...
Résumé:
On suit Jean-Claudine, Jean-François, Mickey et Anita dans leurs aventures toujours débiles et surtout trés traumatisantes pour Anita!!!!
Recueil d'histoires de Guillaume Bouzard paru chez Fluide en 2005.
Il ne manque que le chien. Pour mémoire, le club de 5, c'était Claude (en vrai, Claudine), Annie, Michel, François et le chien Dagobert. Donc là, exit le chien!!!!
Chaque personnage rappelle les originaux. Jean-Claudine s'appelle Claudine et c'est un vrai garçon manqué. François est le BCBG du groupe, Mickey le grand mithomane qui relie tout ce qu'il rencontre à des forces supérieurs comme les zombis-nazis, des satanistes ou autres réjouissances du genre. Quand à Anita, elle est l'intellectuelle qui s'en prend toujours plein la téte (un peu comme Kenny, il lui arrive toujours un sale truc).
Les débuts sont bons, réjouissants. On fait le parallèle avec les vrais et c'est assez marrant de retomber dans cette madeleine (enfin pour moi, je pense que j'en ai lu une grosse pelletée de Club des 5 quand j'étais gosse). Aprés, ça s'essouffle un peu. Mickey est toujours là pour sortir le complot qui va bien, pour partir dans ses délires. Anita est toujours là pour ne rien comprendre à rien, pour se prendre une poutre sur le crane ou pour chercher la connerie à ne pas faire à faire mais globalement, ce n'est pas toujours très drôle.

Coté dessin, c'est noir mais on peut dire que les tétes des différents personnages sont plus que réussies. Jean-Claudine n'est pas une fille (ou plutot elle ne ressemble à rien!!!!), Jean-François a réellement une tete de petit péteux, Mickey se la joue punk et Annie ressemble vraiment à l'originale (vous vous souvenez de la série télé!!!, Aller juste pour vous, à la fin. C'est incroyable comme on trouve de tout sur YouTube, j'adore!!!!)
En résumé, un bon début mais ça s'essouffle un peu, dommage.
UnikokapraifairlautobiographydeBouzard
Résumé:On suit Jean-Claudine, Jean-François, Mickey et Anita dans leurs aventures toujours débiles et surtout trés traumatisantes pour Anita!!!!
Recueil d'histoires de Guillaume Bouzard paru chez Fluide en 2005.
Il ne manque que le chien. Pour mémoire, le club de 5, c'était Claude (en vrai, Claudine), Annie, Michel, François et le chien Dagobert. Donc là, exit le chien!!!!
Chaque personnage rappelle les originaux. Jean-Claudine s'appelle Claudine et c'est un vrai garçon manqué. François est le BCBG du groupe, Mickey le grand mithomane qui relie tout ce qu'il rencontre à des forces supérieurs comme les zombis-nazis, des satanistes ou autres réjouissances du genre. Quand à Anita, elle est l'intellectuelle qui s'en prend toujours plein la téte (un peu comme Kenny, il lui arrive toujours un sale truc).
Les débuts sont bons, réjouissants. On fait le parallèle avec les vrais et c'est assez marrant de retomber dans cette madeleine (enfin pour moi, je pense que j'en ai lu une grosse pelletée de Club des 5 quand j'étais gosse). Aprés, ça s'essouffle un peu. Mickey est toujours là pour sortir le complot qui va bien, pour partir dans ses délires. Anita est toujours là pour ne rien comprendre à rien, pour se prendre une poutre sur le crane ou pour chercher la connerie à ne pas faire à faire mais globalement, ce n'est pas toujours très drôle.

Coté dessin, c'est noir mais on peut dire que les tétes des différents personnages sont plus que réussies. Jean-Claudine n'est pas une fille (ou plutot elle ne ressemble à rien!!!!), Jean-François a réellement une tete de petit péteux, Mickey se la joue punk et Annie ressemble vraiment à l'originale (vous vous souvenez de la série télé!!!, Aller juste pour vous, à la fin. C'est incroyable comme on trouve de tout sur YouTube, j'adore!!!!)
En résumé, un bon début mais ça s'essouffle un peu, dommage.
UnikokapraifairlautobiographydeBouzard
par Nico
publié dans :
Bédé
L'enfer, c'est les critiques...
Résumé:
Exutoire de Manu Larcenet pour ne pas débouler chez les critiques de BD avec une hache. Critixman, c'est super critique. Il sait tout sur tout, il sort des horreurs et surtout surtout surtout, il EST la vérité!!!!
Paru chez Les Réveurs.
En vente uniquement sur internet:
http://www.editionslesreveurs.com
Bon, il n'est pas nécessaire que j'expose ici mon fanatisme pour Manu Larcenet. Un jour, vous aurez droit à toutes les critiques de toutes ses BD, si si!!!
Alors déjà, qui suis-je pour faire une critique?
La question se pose réellement. Un simple fan, un lecteur attentif, un gros consommateur (et oui, parce que c'est de la consommation) de BD.
Mais pourquoi suis-je en droit d'exposer à la face du monde mon avis si éclairé?
Suis-je assez vaniteux pour penser que cela puisse éventuellement, on ne sait jamais, par le plus grand des hasards, par la plus improbable des coïncidences, intéresser quelqu'un?
Ai-je un goût si sûr qu'il me permette de (dé)conseiller à quelqu'un de lire un BD, de voir un film, d'écouter un disque?
Et finalement, bien que critique à la petite semaine, comme ça, occasionnellement, sur mon blog confidentielle lu par certains de mes amis, mon rôle est absolument équivalent aux critiques professionnelles. La seule différence, c'est l'auditoire.
Ah non, il y a une autre différence. Plutôt il y avait.
La profession de foi de ce blog était que je ne parlais que de ce que j'aimais.
Ce fut vrai un temps mais ça ne l'est plus. Je vais me ressaisir
J'ai cassé des bédés (Hong Kong Triad et tout un éditeur (Soleil)), j'ai assassiné des films (Spiderman 3, Strasky et Hutch...), j'ai été méchant avec des pièces de théatre (Nadine de Hair, L'hiver sous la table).
J'ai remarqué quelque chose. Quand je n'ai pas aimé, mes critiques sont toujours plus courtes. Et c'est mal. J'essaie d'être contructif, de justifier, de ne pas balancer des vérités absolues (c'est de la daube, ça ne sert à rien) mais parfois je m'égare et devient inutilement méchant (2 ou 3 fois sur plus de 100 critiques, ce n'est tout de même pas énorme!!!!).
Et oui, c'est dur de dire "Je n'ai pas aimé" et de le justifier plutôt que "C'est de la merde en barre!!!!"
Etre con, c'est la chose la plus simple au monde.
Donc, pour en revenir à Critixman.
Critixman est une pourriture qui cherche à tuer l'artiste qui sommeille dans les tréfonds de Monsieur Larcenet. Lui, stoïque ne peut que subir. Enfin stoïque, pas vraiment, il s'en prend plein la tête mais la casser à un critique, ça ne se fait pas. La civilisation est passée par là.
Pourtant, ce brave homme qui critique tout, si l'artiste n'était pas là, il ne serait rien. Alors il faut qu'il le bichonne l'artiste, qu'il le ménage. Il peut lui dire que ce qu'il fait, c'est un peu limite, éventuellement, de temps en temps, pas trop souvent. Il peut être constructif plutôt que cassant. Parce que plus d'artiste, plus de criitique

Cet album est donc un réglement de compte. Initialement, Critixman est né sur le blog de M. Larcenet. Il en a fait ensuite un album tout petit format, un ou deux dessins par page. Ils se suffisent parfois à eux même mais la plutpart du temps, ils font parti d'une série de quelques pages. Les dessins sont donc (je suppose) des crayonnés d'une seul jet, un peu un ce qu'il fait pour Chez Francisque chez Fluide.
Mais le plus important, c'est que Critixman est vraiment un gros pourri!!!! Toujours la petite remarque qui fait plaisir (du genre, "C'est indécent tout l'argent que tu gagnes pour faire des merdes pareil."). Et moi, j'aime bien quand c'est méchant!!!!!
En résumé, bon petit recueil de bons petits dessins qui a surement dû se faire éreinter par la critique.
Unikokidoiparlaihossidaikorepondensavekfairi
Résumé:Exutoire de Manu Larcenet pour ne pas débouler chez les critiques de BD avec une hache. Critixman, c'est super critique. Il sait tout sur tout, il sort des horreurs et surtout surtout surtout, il EST la vérité!!!!
Paru chez Les Réveurs.
En vente uniquement sur internet:
http://www.editionslesreveurs.com
Bon, il n'est pas nécessaire que j'expose ici mon fanatisme pour Manu Larcenet. Un jour, vous aurez droit à toutes les critiques de toutes ses BD, si si!!!
Alors déjà, qui suis-je pour faire une critique?
La question se pose réellement. Un simple fan, un lecteur attentif, un gros consommateur (et oui, parce que c'est de la consommation) de BD.
Mais pourquoi suis-je en droit d'exposer à la face du monde mon avis si éclairé?
Suis-je assez vaniteux pour penser que cela puisse éventuellement, on ne sait jamais, par le plus grand des hasards, par la plus improbable des coïncidences, intéresser quelqu'un?
Ai-je un goût si sûr qu'il me permette de (dé)conseiller à quelqu'un de lire un BD, de voir un film, d'écouter un disque?
Et finalement, bien que critique à la petite semaine, comme ça, occasionnellement, sur mon blog confidentielle lu par certains de mes amis, mon rôle est absolument équivalent aux critiques professionnelles. La seule différence, c'est l'auditoire.
Ah non, il y a une autre différence. Plutôt il y avait.
La profession de foi de ce blog était que je ne parlais que de ce que j'aimais.
Ce fut vrai un temps mais ça ne l'est plus. Je vais me ressaisir
J'ai cassé des bédés (Hong Kong Triad et tout un éditeur (Soleil)), j'ai assassiné des films (Spiderman 3, Strasky et Hutch...), j'ai été méchant avec des pièces de théatre (Nadine de Hair, L'hiver sous la table).
J'ai remarqué quelque chose. Quand je n'ai pas aimé, mes critiques sont toujours plus courtes. Et c'est mal. J'essaie d'être contructif, de justifier, de ne pas balancer des vérités absolues (c'est de la daube, ça ne sert à rien) mais parfois je m'égare et devient inutilement méchant (2 ou 3 fois sur plus de 100 critiques, ce n'est tout de même pas énorme!!!!).
Et oui, c'est dur de dire "Je n'ai pas aimé" et de le justifier plutôt que "C'est de la merde en barre!!!!"
Etre con, c'est la chose la plus simple au monde.
Donc, pour en revenir à Critixman.
Critixman est une pourriture qui cherche à tuer l'artiste qui sommeille dans les tréfonds de Monsieur Larcenet. Lui, stoïque ne peut que subir. Enfin stoïque, pas vraiment, il s'en prend plein la tête mais la casser à un critique, ça ne se fait pas. La civilisation est passée par là.
Pourtant, ce brave homme qui critique tout, si l'artiste n'était pas là, il ne serait rien. Alors il faut qu'il le bichonne l'artiste, qu'il le ménage. Il peut lui dire que ce qu'il fait, c'est un peu limite, éventuellement, de temps en temps, pas trop souvent. Il peut être constructif plutôt que cassant. Parce que plus d'artiste, plus de criitique

Cet album est donc un réglement de compte. Initialement, Critixman est né sur le blog de M. Larcenet. Il en a fait ensuite un album tout petit format, un ou deux dessins par page. Ils se suffisent parfois à eux même mais la plutpart du temps, ils font parti d'une série de quelques pages. Les dessins sont donc (je suppose) des crayonnés d'une seul jet, un peu un ce qu'il fait pour Chez Francisque chez Fluide.
Mais le plus important, c'est que Critixman est vraiment un gros pourri!!!! Toujours la petite remarque qui fait plaisir (du genre, "C'est indécent tout l'argent que tu gagnes pour faire des merdes pareil."). Et moi, j'aime bien quand c'est méchant!!!!!
En résumé, bon petit recueil de bons petits dessins qui a surement dû se faire éreinter par la critique.
Unikokidoiparlaihossidaikorepondensavekfairi
par Nico
publié dans :
Bédé
Bonnes tranches de vie...
Résumé:
Monsieur Bouzard nous raconte des tranches de vie. Ses potes, sa petite amie, ses dessins, Mötorhead, ses bitures.
Petites histoires de quelques pages parues initialement dans Psykopate.
Recueil paru chez Les Requins Marteaux.
Il existe un volume 2.
C'est bien. C'est toujours marrant, parfois débile, parfois (un peu) profond mais la plupart du temps, léger. Monsieur Bouzard a l'air d'être quelqu'un qui ne se prend pas trop la tète. Enfin surtout, sa femme a l'air aussi d'être de bonne constitution avec toutes les bitures qu'il a l'air de se prendre avec les potes.
Une des histoires reprend le ressort comique de Larcenet (enfin reprend, façon de parler, même traitement) sur le dessinateur de bédé super star, qui se fait un max de thune en publiant tout et n'importe quoi. On sent que c'est un réel problème pour eux que de gérer cette nouvelle célébrité qui entoure les auteurs de bédé. Ils n'ont pas l'air de trop mal s'en sortir!!!
A part ça, coté dessin, ben je ne sais pas si je dis une connerie mais ça me fait vraiment penser à Brétécher. Il a aussi une technique un peu bizarre de découpe des scénes sur 2 (voire 3) cases du même format (qui semble imposé parce qu'elles sont vraiment toujours de ce format ce me semble). CF les 2 dernières cases en bas à droite (extrait du volume 2 pas encore lu, je n'ai pas trouvé de planches du 1 sur le net qui montre ce phénomène).

Alors, si c'est imposé, je comprend la contrainte ("L'art nait de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté", A. Gide). Mais si ce n'est pas le cas, pourquoi ne pas faire une seule grande case. Ca fait une peu stailleleu (style) pour faire stailleleu. Mais, ce n'est pas non plus super important.
A noter aussi le format et la reliure de l'album qui sont vraiment sympas (peut-être parce que c'est orange!!!).
En résumé, bon, ce n'est pas la bédé du siècle non plus. C'est marrant et je pense que ça n'a pas d'autre but donc c'est réussi.
Unikokidevrébossaiholieudetrastouillaissursonblog
ps: Pas encore fini de mettre tout Avignon, il en reste 3 plus un film dans les cartons. Mais tout est écrit.
Résumé:Monsieur Bouzard nous raconte des tranches de vie. Ses potes, sa petite amie, ses dessins, Mötorhead, ses bitures.
Petites histoires de quelques pages parues initialement dans Psykopate.
Recueil paru chez Les Requins Marteaux.
Il existe un volume 2.
C'est bien. C'est toujours marrant, parfois débile, parfois (un peu) profond mais la plupart du temps, léger. Monsieur Bouzard a l'air d'être quelqu'un qui ne se prend pas trop la tète. Enfin surtout, sa femme a l'air aussi d'être de bonne constitution avec toutes les bitures qu'il a l'air de se prendre avec les potes.
Une des histoires reprend le ressort comique de Larcenet (enfin reprend, façon de parler, même traitement) sur le dessinateur de bédé super star, qui se fait un max de thune en publiant tout et n'importe quoi. On sent que c'est un réel problème pour eux que de gérer cette nouvelle célébrité qui entoure les auteurs de bédé. Ils n'ont pas l'air de trop mal s'en sortir!!!
A part ça, coté dessin, ben je ne sais pas si je dis une connerie mais ça me fait vraiment penser à Brétécher. Il a aussi une technique un peu bizarre de découpe des scénes sur 2 (voire 3) cases du même format (qui semble imposé parce qu'elles sont vraiment toujours de ce format ce me semble). CF les 2 dernières cases en bas à droite (extrait du volume 2 pas encore lu, je n'ai pas trouvé de planches du 1 sur le net qui montre ce phénomène).

Alors, si c'est imposé, je comprend la contrainte ("L'art nait de contrainte, vit de lutte et meurt de liberté", A. Gide). Mais si ce n'est pas le cas, pourquoi ne pas faire une seule grande case. Ca fait une peu stailleleu (style) pour faire stailleleu. Mais, ce n'est pas non plus super important.
A noter aussi le format et la reliure de l'album qui sont vraiment sympas (peut-être parce que c'est orange!!!).
En résumé, bon, ce n'est pas la bédé du siècle non plus. C'est marrant et je pense que ça n'a pas d'autre but donc c'est réussi.
Unikokidevrébossaiholieudetrastouillaissursonblog
ps: Pas encore fini de mettre tout Avignon, il en reste 3 plus un film dans les cartons. Mais tout est écrit.
par Nico
publié dans :
Bédé
Vite lu mais pas vite vu...Résumé:
Il quitte sa fille et sa femme pour aller dans un pays inconnu. Immigration de masse, on le traite comme du bétail, il cherche où dormir, quoi manger, où travailler.
Bédé de Shaun Tan, un autralien. Aucune parole, que des dessins. Et c'est quand il n'y a pas de parole que le scénario prend toute sa valeur!!!!
Histoire d'un déracinement, cette bédé est un petit bijou de métaphores, d'ellipse et de références visuelles.
Comme je l'ai dit, aucune parole. Tout passe par les situations, les expressions sur les visages, le monde alentour, en clair par le dessin et surtout par le scénario. Shaun Tan joue beaucoup sur les répétitions de dessin pour traduire la répétition des situations. Il invente aussi un monde totalement onirique et inconnu pour bien traduire la nouveauté. Dans ce nouveau pays, aucune référence à ce qu'il y avait avant. L'écriture ressemble à des signes kabbalistiques, il n'y a pas de pain mais des fruits et des légumes bizarres, les gens ne semblent pas parler la même langue ce qui entraine d'énormes problèmes de compréhension, les animaux domestiques sont très étranges.

Mais la vie s'organise, des rencontres se font, chacun raconte pourquoi il est venu ici. Diverses raisons. Celle des amis du héros donne lieu aux plus belles planches de l'album. Des géants, avec des bottes énormes, qui absorbent la population avec des tromblons géants. Ils (les amis du héros) ont réussi à fuir tant bien que mal pour finalement échouer dans ce pays où la paix règne. Ou l'histoire de ce vieillard (finalement ce sont peut-être celles-là les plus belles) qui a du quitter son pays à cause de la guerre.

Comme vous l'aurez compris, les dessins sont magnifiques. Pour la plupart dans les tons cépias, je ne pas trop quelle technique Shaun Tan utilise mais c'est magnigique (2 fois). 2 types, soit des petites cases qui reprenent une même scène avec des variantes, soit carrément des pages entières voire doubles pages qui donnent des vues d'ensemble du bateau qui mène le héros dans sa terre d'adoption ou de la ville où il vit. Plusieurs fois aussi, Tan exploite la technique du zoom arrière pour représenter l'immensité du pays ou la petitesse du héros (image du héros dans sa cabine de bateau puis zoom arriére, son hublot au milieu d'autres, re-zoom arrière, on ne le distingue plus, son hublot est quelque part parmi tous les hublots qui composent le flanc du bateau).
En résumé, ben franchement, euh, comment dire? A voir, à revoir, à rerevoir. Un hommage à tous les migrants de la terre.
Unikokilarevupourfairlacritikmaikivassuremenlarerevoirjustepourleplézir
par Nicolas Moreau
publié dans :
Bédé



