Dimanche 8 juillet 2007

A peu prés La Princesse d'Elide...

megere.jpgRésumé:
Alors, Batista a 2 filles, Bianca et Katharina. Bianca est douce et à 3 courtisans. Katharina est une furie mais elle est aussi l'ainée. Batista décrete que Bianca ne se mariera pas tant que sa soeur ainée ne sera pas elle aussi marier. Chacun des prétendants de la cadette va donc y aller de son petit complot pour faire marier Katharina. Petruccio va les y aider!!!!

 
 

Auteur: Bill Shakespeare avec une forte adaptation d'Alexis Michalik
Compagnie: Lard Enfer
Mise en scène: Alexis Michalik
Théatre: Théatre des béliers (Avignon, que des trucs biens!!!!)

 
 

Shakespeare revisité. Presque la même démarche que Comédiens et Compagnies avec Molière et Mozart ou Les Asphodèles mais dans un registre plus café-théatre que commedia. Pour comparer, cela fait grandemment penser à Elle voit des nains partout (très vieux souvenir) ou à Roméo Hait Juliette (Shakespeare revisité mais pas très bien).

 
 

Donc , l'idée içi, c'est de reprendre la mégère mais à leur sauce. Des chansons un peu partout, des numéros de dance façon cabaret, des anachronismes, du comique de répétition, un Petruccio déguisé en cow-boy. C'est vraiment du théatre pour le fun, ça crie, ça court partout, ça ne se prend pas au sérieux et c'est bien. Tout est vraiment bien ficelé, les lumières, les chorégraphies kitchs, les paroles des chansons. Les acteurs sont tous bons dans leurs rôles avec une mention pour Petruccio qui fait le Don Juan irrésistible déguisé en cow-boy. Il y met beaucoup d'énergie et ça marche.

 
 

A noter qu'ils doivent avoir le record du monde de vitesse de jeu d'un acte shakespearien, environ 1mn pour tout l'acte 4, il faudrait le faire homologuer mais à mon avis, ils sont vainqueurs haut la main!!!!

 
 

Bon, il y a tout de même quelques approximations au niveau des voix (sauf pour Bianca) mais franchement, on les pardonne tellement le reste est enlevé et joyeux.

 
 

En résumé, c'est léger, drôle, énergique, il ne faut pas se creuser la tête. Du très bon café-théatre.

 
 

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par Nico Prez publié dans : Théatre
Samedi 7 juillet 2007

Programme indéterminé...

nadine-copie-1.jpgRésumé:
Nadine de Hair comme de R. Femme de la haute, elle a décidé de se présenter aux élections à moins que ce ne soit que pour le fun, va savoir.

Auteur: Nicolas Boualami Gaubiac
Compagnie: Kamazé Production
Mise en scène: Sophie-Leïla Vadrot
Théatre: Les atelier d'Amphoux

Personnage haut en couleur, Nadine respecte les conventions et dit souvent tout haut ce que les autres pensent tout bas. Enfin ce qu'elle pense qu'ils pensent. Toujours au-delà de la limite mais pas toujours dans le bon sens. En gros, c'est méchant mais pas toujours drôle. N'est pas Desproges ou Dieudonné qui veut.

Elle enfonce des portes ouvertes. Seul moment vraiment drôle, c'est quand elle va vraiment très loin dans son explication sur comment faire un enfanticide (non parce que les enfants, c'est encombrant!!!). Plusieurs cas de figure, enfant en bas age, enfant on dira normal et adolescent. Et pour chaque type de public, une mort discrete et assurée. En gros, on est chez monsieur Plus. C'est arrivé près de chez vous est déjà passé, dans le mauvais goût, dans la démesure. Mais ne ton n'y est pas.

En résumé, Nadine rate un peu le coche, c'est dommage car il y a un gros potentiel au niveau de l'actrice et du texte. Dommage.

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ps: C'est fou comme je me souviens des spectacles que j'ai aimé et peu des autres

 
Mercredi 23 mai 2007
Moment de bonheur...

Résumé:
La mère est en cloque. Le père est vaguement alcoolique. Les enfants sont plus que turbulents, ils sont insupportables. Et le père menace à tout moment de partir devant les brimades que lui font subir ses enfants. Mais la mère déploie des trésors de persuasions...

Vu il y a 2 ans au Festival d'Avignon (dans le Off) au théatre du chêne noir.
Revu il y a une semaine au théatre du rond-point à Paris.

Comme j'envie les gens qui l'ont vu pour la première fois la semaine dernière. Ce spectacle a réellement été LE SPECTACLE du OFF en 2005. C'est une des premières fois (après 3 festivals) que les reservations étaient obligatoires tellement il a eu du succès.

Voilà donc maintenant 2 ans que la compagnie Licedeï tourne avec ce spectacle. Peut-être pas uniquement en France mais ils tournent. A la base, ils sont russes mais pour faire le clown muet, pas besoin de parler la langue, c'est international. Ils sont passés à Nantes, ils sont passés au Kremlin-Bicêtre, ils sont passés à l'Odyssud de Blagnac (d'ailleurs, impossible d'avoir des places, tout était réservé dès l'ouverture des réservations, il ne fallait pas trainer!!!!). Peut-être vont-ils repartir en tourner ou changer de pièce.

Mais revenons au spectable.
Une ambiance de fin du monde, un décor fait de brics et de brocs, des poupées aux tètes arrachées, des photos vieillotes et les 4 bambins qui s'en donnent à coeur-joie, surtout sur leur père. Chacun a son petit numéro indiviuel (celui du père avec le verre, un moment de bravoure) mais ils ne sont jamais aussi bon que quand ils sont tous en scène.

Mais le plus important dans tout ça, c'est cette atmosphère qu'ils arrivent à créer sans aucune parole. On s'amuse avec les enfants, on se consterne avec le père, on pleure avec la mère. On les suit dans leur vie quotidienne complétement barrée, les repas, les soirées, les nuits. Et, un peu comme tout spectacle clownesque, ils n'ont pas la limite de la scène, ils viennent, ils font participer le public (dès le prologue on sait que le public sera partie prenante), ils traversent la salle, nous frappent!!!!


En résumé, et pour ne pas me perdre en dythirambe, il faut ABSOLUMENT aller voir ça!!!!

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par Nicolas Moreau publié dans : Théatre
Vendredi 18 mai 2007
Vivre ensemble...

Résumé:
7 personnages, qui veulent partir, pour fuir, pour suivre leur destin, pour une concentre de hérissons, pour faire la guerre, pour être seul, pour voir du monde. 7 personnages et 7 motivations différentes (voire opposées) pour aller à Ilotopia.

Pièce montée par Samuel Constantin sur un texte original au théatre du champ de Bataille à Angers pour peu de représentations encore. Peut-être quelques dates fin juin et une tournée, je vous tiendrai au courant donc.

Ilotopia donc.
PIèce sur la diversité de l'humanité, des intentions et des motivations profondes. Tous les personnages les exposent, avec plus ou moins d'humour et de poésie. Ils sont très différents les uns des autres, un peu comme si chaque acteur se l'était construit (le personnage) indépendemment des autres.
Et ils vont tous se retrouver dans un ascenceur, un train, une fusée, on ne sait pas trop. Un endroit confiné donc. Pas beaucoup de place pour 7 personnages mais le jeu en vaut la chandelle. Certains ronchonnent, d'autres sont contents et ils arrivent et là surprise, Ilotopia ne ressemble pas réellement à ce qu'ils attendaient. Ce sera en fait à eux de le construire, ce monde tant révé.

Beau texte coordonné (selon mes sources) par Samuel Constantin. Belle idée que ce monde en construction qui ne demande qu'à être nourri par les sensibilités de chacun. Un monde où tout reste à faire mais où il faut sortir de l'ascenseur (moi, j'y ai vu un ascenseur), Monsieur le militaire, pour y trouver sa place et il y en a plein de la place.

Seul reproche, une fin un peu tronqué. On (j') aurait aimé les voir vivre un peu plus ensemble, voir ce que peut donner ce monde utopique, réver par chacun mais où chaque rêve est incompatible avec celui du voisin.

En résumé, une bonne petit pièce très poétique et qui ne se prend pas au sérieux. A guetter pour voir si elle passe pas loin de chez vous.

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par Nicolas Moreau publié dans : Théatre
Lundi 23 avril 2007
Plus c'est long...

Résumé:
Louis va mourir. Son amant est mort déjà. On suppose que le sida est passé par là. Et il décide, avant de partir, de retourner voir sa famille. Il s'était juré de ne jamais revenir mais pourtant il revient...

Vu au Théatre Garonne, dernière pièce de Jean-Luc Lagarce avant sa mort (je ne le connaissais pas avant).

Réflection sur la famille, celle que l'on se choisit (tous les amis qui deviennent si proches qu'ils la remplacent), les amis, le retour au pays, l'amour, les relations entre les gens, la mort....

Le texte est beau, il fait toujours mouche, il est souvent grave, parfois très drôle mais la plupart du temps grave.

Mais la plus grande réussite de la pièce est la mise en scène. Tous les acteurs sont présents sur la scène dès le début de la pièce. Ils sont là, ils nous regardent nous installer et ensuite, c'est le prologue. Chacun intervient, se présente, présente les autres ou ses relations avec les autres. Puis les scènes s'enchainent, s'interrompent, reprenent, se poursuivent. C'est un joyeux bazarre mais l'on s'y retrouve bien, on voit les morts, les vivants, le passé, le présent. Et pendant ce temps, ceux qui n'interviennent pas sont dans l'ombre, à regarder la scène qui se joue, comme des fantomes de ce Louis qui vit avec tous ces personnages. Ils ont fait ou font sa vie, il va les emporter avec lui dans la mort.

Mais, car il y a un mais. Presque 2h30 de pièce. C'est beaucoup. C'est trop d'un seul coup. D'autant que le texte est énorme, intense. Cette pièce aurait donc mérité soit une adaptation soit un entracte (mais pas simple de la couper, on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit très linéaire). Toujours est-il que c'est trop long.

En résumé, pièce trop longue mais qui vaut incontestablement le détour pour le théatre (belle réhabilitation), pour la mise en scène et pour le jeu des acteurs (11 en scène) qui sont tous plus juste les uns que les autres.

Unikokatrouvaissatrolon

ps: Ségo est passée mais ça sera dur sans un accord avec Bayrou.

par Nicolas Moreau publié dans : Théatre
Jeudi 15 mars 2007
Wagner dans ses oeuvres...

Résumé:
Tristan a tué le promis d'Isolde mais elle l'a quand même sauvé (Tantris mais en fait c'est Tristan déguisé, trop fort le pseudo) et ils tombent amoureux alors que Isolde doit devenir la femme du Roi Marke, le souverain de Tristan. Pas simple tout ça!!!!

Vu au théatre du Capitole.

Les acteurs:
Déjà, Janice Baird, Isolde.
Incroyable. Une voix et un jeu. Enfin surtout la voix. Je regrette de ne pas avoir connu l'histoire un peu plus précisément avant. Ca m'aurait permis de simplement fermer les yeux et d'apprècier. J'avais vraiment l'impression d'être enveloppé par sa voix et par la musique.
Ensuite, Oliver Zwarg et Janina Baechle donnent eux aussi des prestations remarquables a tel point que Oliver Zwarg en Kurwenal fait de l'ombre à Tristan!!
Pour Tristan, j'en reparle à la fin.

La musique
Les ouvertures sont magnifiques particulièrement celle du 3e acte. En fait, tout le début du 3e acte est magnifique. Triste, Kurwenal se lamente sur la mort de son maître. Il est surtout magnifique parce qu'il n'est que très peu chanté. Paradoxale, je vous l'accorde, alors que j'ai dit que la voix de Janice Baird était magnifique. Cela fait parti des reproches que je ferais. Pendant le 2e acte notamment, il y a vraiment trop de chant à mon gout. Peu de place est laissé à la musique et trop de chant tue le chant (ça fait vraiment commentaire du Balto à coté de l'église!!!!). C'est donc pour ça que j'ai adoré le début du 3e parce que, outre l'intro, il laisse la part belle à la musique et le chant ne vient pas l'écraser.

Le lieu
Théatre à l'italienne, place à 45€ en amphithéatre. On était vraiment haut. Du coup, on ne voyait que très peu la fosse ce qui est vraiment dommage à mon goût parce que quand même, l'intéret de l'opéra, c'est aussi de voir l'orchestre (et son chef) en même temps que le spectacle. Mais le théatre du Capitole correspond bien à l'image que je me fais d'un opéra, les dorures, les velours rouges, les balcons, la plèbe en amphithéatre ou au paradis, les vieux en costard dans les loges. Bon, et il n'y a pas à dire  mais ils font tout pour qu'on descende, les sièges sont inconfortables, c'est une horreur. Prochaine fois, je casse la tirelire et je prend l'orchestre.

La mise en scène
Dépouillée. 3 plateaux triangulaires qui se soulèvent pour figurer la houle. Pas ou peu d'éléments de décors, pas ou peu de mouvement sur le plateau, tout en retenu et en gestes. On peut parler d'une mise en scène effacée (d'une abscence???) qui laisse la part belle aux acteurs.

Les réserves
Le confort du lieu donc.
Tristan. Incarné par Alan Woodrow , il était un peu en dessous. Il faut dire qu'à coté de Janice Baird, il faut assuré. Les duos donc sont largement à l'avantage de la Soprano alors que lui n'est "que" ténor. Enfin je ne sais pas si cela à voir avec la tessiture de la voix mais toujours est-il que les duos n'étaient finalement que des solos!!!
C'est long, c'est long c'est long, c'est long. Entre l'entrée et la sortie, 5h15. Bon, je vous rassure, pas 5h15 de spectacle, il y a eu 2 entractes de 40mn mais quand même, c'est long!!!! C'est aussi pour ça que je n'ai pas trop aimé l'acte 2. Tristan et Isolde se déclarent leur amour. C'est chiant!!!!! Abrège, saute-là un point c'est tout!!!!!!

En résumé, à voir absolument malgré un Tristan défaillant.

Je remets ça en juin pour La Flute Enchantée mais cette fois, c'est à la Halle aux Grains donc l'amphithéatre est moins haut. Et si j'en reprend un l'année prochaine, ce sera en orchestre quitte à n'en faire qu'un dans l'année.

Unikokamidutenhahaicriressa
par Nicolas Moreau publié dans : Théatre
Mardi 20 février 2007
Théatre de filles...

Résumé:
Pénélope a convoqué 2 copines, Léonie et Chloé, pour l'enterrement de vie de jeune fille d'une 4e, Lola. En attendant cette dernière, chacune s'en prend à l'autre, enfin Pénélope un peu moins, ce qui ne l'empèche pas de s'en prendre plein la tète par les 2 autres...

Pièce vu aux 3T à Toulouse.

Café-théatre d'actrices. Ce n'est pas forcément ma came mais je dois dire tout de même que pour le genre, cette pièce est réussie.

Gros succès parisien écrit par les actrices qui le jouaient (des situations vécues???) et mis en scène, initialement par Gérard Pinter, le monsieur café-théatre de la dernière décénie.

On est réellement dans l'ambiance. Ca crie beaucoup, ça s'insulte mais très très finement. 3 personnages haut en couleurs, un peu caricaturaux (mais le genre veut ça) mais qui savent finalement sortir du moule qu'on leur a coulé.

Quand je parle d'un théatre d'actrices, il est clair que cette pièce n'est pas pour les molasses ou pour des introspectifs. Ici on débale tout ce que l'on a dans les tripes pendant 1h15. Beaucoup d'énergie déployée donc, mais au service d'un texte rarement (ne pas dire jamais) vulgaire, toujours juste dans l'insulte, qui fait mouche (presque) tout le temps. Les 3 actrices étaient donc très bien dans leurs rôles et les servaient à merveille.

En résumé, pièce à voir même si l'on n'aime pas trop quand le théatre en fait des caisses.

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ps: Aux 3T, pensez à réserver longtemps à l'avance et à arriver au moins 45mn avant le pestacle.
par Nicolas Moreau publié dans : Théatre
Vendredi 9 février 2007
Maux de tètes d'athlètes.

Résumé:
On rencontre des sportifs, des forts, des faibles, des winners, des loosers, ceux qui ont mal ou peur de gagner, ceux qui savent qu'ils ne vont jamais gagnés.

Mise en scène:
Face à Face d'1h15 avec André Dussollier. Muni de sa seule serviette éponge et de 3 éléments de décors, il incarne des tennismen, des lanceurs de poids, des athlètes, des cyclistes. Les éclairages font passer d'une scenette à une autre, font un terrain de volley ou un terrain de foot. Jolie enchainement, jolie jeu d'acteur qui nous fait à chaque fois oublier le sportif précédent. Et Dussollier en train de mimer une colère de Mc Enroe...

Le propos:
A la fois drôle, émouvant, poêtique,  parfois un peu grinçant mais toujours très respectueux des sportifs, le texte est vraiment un petit bijou. Tous les personnages sont plus vrais que nature. A se demander si Paul Fournel, l'auteur, n'a pas fait les coulisses du Tour, les vestiaires de foot, de rugby, de boxe... Tous ces athlètes et leurs problèmes existanciels qui sont ou pas, sous e feu des projecteurs et qui pourtant n'ont de cesse que de se poser des questions.

Quelques scènettes qui m'ont particulièrement plu:
- Le cycliste dans un bon jour mais qui sait que tout le monde s'en moque.
- Le lanceur de poids, qui est gros, qui se trouve inutile, qui se trouve trop fort et en plus, quand il est sorti de sa cage, qui s'emmerde.
- Le footballeur qui se pose trop de question avant de taper dans la balle (Qui sale la mer?) et qui rate tout.
- Le skieur qui SAIT que tout le monde imitera son style un jour. Il faut juste que les autres se rendent compte que c'est lui qui a raison!!!

Donc, sous vous avez l'occasion de voir cette pièce, n'hésitez pas!!!!
Je l'ai vu à Odyssud mais j'ai mes places depuis juin dernier et tout est complet.

Unikokavienaimai

ps: Marie/Patou, Paul Fournel est président de l'Oulipo!!!!!

par Nicolas Moreau publié dans : Théatre
Jeudi 8 février 2007
Un mariage un peu forcé...

Résumé:
Sganarelle, vieux célibataire, en pince pour Dorimène et son père lui a donné sa main. Mais il a des doutes quand aux intentions et à la fidélité de la jeune fille...

Vu au théatre du Grand Rond, à Toulouse.

La pièce. C'est du Molière, on retrouve donc tout ce qui fait Molière, des noms bizarres, des tromperies, du burlesque, des fourbes, des naïfs...

La mise en scène.
Seulement 2 acteurs qui interprètent tous les personnages (un dizaine). D'abord, c'est une prouesse. Ensuite, la mise en scène et le décor sont adaptés et on assiste parfois à un spectacle de marionnettes. Sganarelle se retrouve à discuter avec une louche, un balai, un poireau ... Tout cela rend la mise en scène très inventive et le talent des acteurs nous fait oublier que l'on regarde un balai en train de soliloquer.

La salle.
Là, je n'ai pas compris. Heureusement qu'ils n'étaient que 2 sur scène parce que l'on aurait pu se retrouver avec plus d'acteurs que de public!!! Pourtant le théatre du grand rond est un bon petit théatre avec une très bonne programmation depuis maintenant 2 ans. Je pense qu'il a commencé à se faire sa petite renommée et à avoir un public d'habitués (un peu comme moi) qui ne regarde pas trop la programmation mais qui y va un peu les yeux fermés. Donc, là, franchement, je n'ai jamais vu aussi peu de monde dans cette salle.
Peut-être parce que c'est du Molière, peut-être parce que ce n'était que la 3e représentation.
Dommage parce que la pièce est bien.

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par Nicolas Moreau publié dans : Théatre

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