WELCOME

Un peu dure depuis quelques semaines, d'avoir une certaine régularité. Je n'ai pas envie d'abandonner le blog, juste moins de temps pour m'en occuper.
Je vais donc essayer de continuer à poster au gré du temps à ma disposition. Je vais au moins le maintenir en vie 
jusqu'à mon départ au Pérou en avril. Je pense que je l'utiliserai pour donner des nouvelles. En attendant, je ferai ce que je peux.

Mais tout de même,
Dieu n'a pris que son dimanche mais il aurait aussi dû prendre son samedi, ça lui aurait éviter de faire des conneries!!!!
Mercredi 28 février 2007
La Finlande l'hiver, c'est très différent de la Finlande l'été.

L'été, c'est:
Foret-foret-lac-foret-lac-lac-foret-foret-foret-lac-lac-lac-lac-foret-foret-lac-foret-foret-foret-lac-lac-foret-foret-foret-foret-foret-foret-foret-foret-lac

En hiver, c'est:
Foret-foret-lac_gelé-foret-lac_gelé-lac_gelé-foret-foret-foret-lac_gelé-lac_gelé-lac_gelé-lac_gelé-foret-foret-lac_gelé-foret-foret-foret-lac_gelé-lac_gelé-foret-foret-foret-foret-foret-foret-foret-foret-lac_gelé

Sinon, ben sur la route, en France, je ne roulerais jamais à 120 sur une fine couche de neige.
En Finlande si, les finlandais me doublent à 130!!!

J'ai fait des photos mais je les mettrai plus tard, là je suis mort, j'ai 1h de décalage horaire dans la vue!!

Unikokaikenmêmemor
par Nicolas Moreau publié dans : Voyages
Mardi 27 février 2007
Ce blog n'existait pas encore quand je suis parti en Chine en septembre. Il y a bien quelques photos (que je devrais enlever d'ailleurs parce que la gestion des album photo avec over-blog est vraiment pourrie) mais c'est tout.

Les chinois sont gentils, très gentils et accueillants quand on les connait (et qu'ils vous connaissent). Ce sont de véritables connards quand ils ne vous connaissent pas.
Mais bon, c'est vrai quand ils vous connaissent, ils se mettent en 4 pour vous faciliter la vie.

Ca, c'était pour la réflexion comptoire du commerce.

Les chinois sont endoctrinés.

Anecdote 1:
Conférence devant une centaine de personnes. La veille, je demande au distributeur si je peux mettre mon costard gris avec des rayures roses (discretes) et une cravatte rayée rose. Parce que bon, ça ne fait pas Bozo le clown mais on ne peut pas dire que c'est discret non plus!!!! Et dans l'assistance, il y aura des militaires chinois surement de la vieille école. Réponse de Kévin, PDG de la boite qui distribuera nos produits un jour là-bas: "Mais tu fais ce que tu veux Nicolas, la Chine est le pays des libertés!!!!" avec un sérieu qui ne laissait pas de place au doute.

Anecdote 2:
Repas un soir. Grand discour sur la Chine qui se réveille, qui prend son essor, qui va devenir un acteur majeur de la scène mondial, ok ok ok. Puis "Non parce que l'occident nous a trop longtemps mis de coté, nous a oublié pendant de trop longues années!!!"

Ca, c'était en Chine. Hier soir, j'ai remangé avec le gentil PDG.

Anecdote 3:
Même discours sur la Chine qui s'éveille, qui a beaucoup d'argent et surtout qui est extrèmement ouverte "beaucoup plus ouverte que le Japon, la Corée ou Singapour, beaucoup plus. Ce sont des pays vraiment fermés."
Jamais allé au Japon mais oui, j'ai l'impression qu'ils sont très fermés.
La Corée, petit pays qui ne demande qu'à sortir du joug chinois, japonais et américain. Effectivement, ils ne sont pas forcément très ouverts mais quand même, pas moins que les chinois.
Et Singapour. Moins ouvert, tu meurs. Ils ont justement basé toute leur réussite économique sur l'ouverture, plus grand port du monde, du business international en veux-tu en voilà, OUVERTURE.
Alors que l'autre se pointe en disant que Singapour est moins ouvert que la Chine sachant qu'il faut qu'un chinois justifie auprès de son gouvernement toute demande de passeport pour aller à l'étranger, sachant que les fonctionnaires n'ont pas de passeport et doivent les demander à leurs propres administrations et sachant enfin que le passeport Singapourien est un des seuls passeports ne nécessitant pas de visa pour aller aux Etats-Unis ou dans l'UE. Cherchez l'erreur!!!!

Anecdote 4:
Même discours sur la Chine qui s'éveille, sur les chinois qui sont super contents et tout le tintouin. Et d'un seul coup, il nous lache "Oui enfin bon, la Chine, c'est quand même une démocratie!!!". Mon commercial s'offusque gentillement, lui de répondre "Bon, ce n'est pas une démocratie au sens européen du terme mais qu'est-ce qui est le plus important, qu'on soit vraiment en démocratie ou que le peuple soit heureux?". Là, silence. "Et ben moins, je peux vous assurer que tous les chinois sont heureux!!!!".

Les chinois sont endoctrinés.
En tout cas celui-là parce que Tracy, la commerciale de ce même distributeur qui est folle de moi, a un discours un peu plus modéré et surtout ne fanfaronne pas. Même si le concept même de grève lui parait carrément hallucinant.

Unikokiracontessonrepadiersoir
par Nicolas Moreau publié dans : Humeurs (aqueuses)
Lundi 26 février 2007
Alors aujourd'hui pas grand chose à dire.

Pas vu de film ces derniers jours à part Solaris hier soir, du gars Soderbergh. Pas le temps d'en parler.

En fait, j'ai pas mal de trucs à faire pour le boulot, beaucoup de trucs à faire pour le bad, et le temps de rien faire!!! En plus, ce soir, je mange avec les distributeurs chinois que j'avais vu en septembre même que je ne savais même pas qu'ils étaient sensés être dans les parages. Une repas à l'oeil dans un bon resto toulousain à parler anglais avec des escrocs, toujours partant!!!!

Sinon, je pars en Finlande mercredi pour la fin de semaine donc le blog risque de ne pas trop avancer si ce n'est avec des images de Tampere de nuit vu que là-bas, en ce moment, il doit faire jour à 9h du matin et nuit à 16h, autant dire qu'on ne va pas voir le jour!!!!

J'ai vu:
- Hannibal Lecter: Les origines du mal en divix, un screener avec une image de merde (tout est tourné avec très peu de lumière), en français. Tout pour ne pas aimer le film. Ben je confirme, je n'ai pas aimé.

On m'a parlé de:
- Molière: Ce serait bien, une bonne comédie avec un bon Duris et un bon Luchini
- Bug: Le dernier Friedkin, gore et bien

Je veux aller voir:
- Lettre d'Iwo Jima: Le coté américain était ultime, celui-là semble pas mal bien (spécial dédicace).
- Je crois que je l'aime: Pas un bon a priori mais c'est quand même Pierre Jolivet donc...
- La vie des autres: Parce que ça a l'air bien
- Lady Chatterley: Parce que Téléramouille (spéciale dédicace) et les inrocks arretent de pas d'en et parler et qu'il a eu plus de césars

Et sinon l'album de Cold War Kids est excellent.

Unikokiparledetouhaiderien
par Nicolas Moreau publié dans : Humeurs (aqueuses)
Vendredi 23 février 2007
Nicholson dans ses oeuvres

Résumé:
Warren Schmidt était actuaire mais maintenant, il est à la retraite. On suppose qu'il s'emmerdait au boulot. Et bien il va faire pareil mais chez lui maintenant. Sauf que la mort de sa femme va un peu bouleverser les plans.

Film sorti il y a 2-3 ans.

Premier plan. Nicholson attend 17h à la pendule. Regard par en dessous. Le regard à la Nicholson. Merde, Nicholson va faire du Nicholson tout le film!!!

Et bien non. Enfin pas trop.
Tout en retenu, en regards, en silence, nous avons là un Nicholson minimaliste dans un personnage d'une tristesse sans nom.
Au soir de sa vie, le peu de choses qui le tenait debout, son métier, sa femme, sa fille, sont partis. Il se retrouve seul à ne savoir que faire, sans amis, sans famille, sans personne. Il décide donc de partir en camping car, celui-là même dont sa femme révait alors que lui n'en avait pas grand chose à faire. On le suit donc tout au long de son voyage, dans un pelerinage sur les traces de ses origines avec pour but, son futur, sa fille.

Mais tout cela a l'air triste. Ca l'est. Mais pas seulement. Nicholson prête son air de Droppy à ce Warren Schmidt, sans but, sans vie qui fait quand même un peu illusion auprès des gens qu'il rencontre sur son chemin. Et il est drôle, dans sa tristesse, dans ses accès, dans son semblant de liberté sans une femme pour lui dire ce qu'il a le droit de faire ou pas.
Oui, voilà, Droppy.

Ce film illustre bien le vide existancielle de nos vies modernes. Pas de but, pas de réelles envies si ce n'est le dernier camping car qui biche à mort, 120m² pour 2, double arbre à cames en tète, marches qui se déplient toutes seules quand on ouvre la porte. Attention, pas trop vite sinon on tombe dans le vide!!!! Personne pour se souvenir de notre passage, pas d'actions d'éclats qui pourraient nous faire apparaitre dans un livre d'histoire. La vie pour soi et une fois que tous ceux qui nous connaissaient nous ont rejoint dans la tombe, ça fait Pschut!!!!

Oui mais non parce que l'on (et Warren Schmidt aussi) peut sortir de ce moule ("We have broken the mold" comme dit le futur beau-fils de Warren) en décidant d'aider les autres. De donner de son temps, de son argent.

En résumé, un beau film sur le vide de la vie d'un homme interprété par un Nicholson qui joue dans la retenue.


Unikokavussassursonpaissai
par Nicolas Moreau publié dans : Cinoche
Jeudi 22 février 2007
The bad good german

Résumé:
Jake Geismer, correspondant de guerre, revient à Berlin en Juillet 45 pour la conférence de Postdam. Les alliés vont se partager les restes. Et lui retrouve son ancien amour, maintenant devenu la maitresse de son chauffeur, combinard à ses heures. Et après, c'est le bordel.

Les expérimentations de Soderberg.
Je suis plutôt fan du gars. Son coté "je ne me prend pas au sérieu, je teste et advienne que pourra" me plait pas mal. Mais là, il s'est un peu raté.

Sans forcément savoir exactement pourquoi, le film ne fonctionne pas. En fait, beaucoup de choses ne vont pas. Kate Blanchett en pute allemande, bof. Tobey Maguire (Spiderman), le blanc bec, qui met sa rouste à George Clooney (Batman), ça cloche!!!! Tobey Maguire, le même, qui se la joue petite frappe avec sa gueule de premier de la classe, mouaip!!!! L'image, en noir et blanc, contrastée à l'extrême, toujours surexposée pour faire film d'époque, pas nécessaire. Un scénario très compliqué, qui veut capturer qui, pourquoi, mais qui on cherche en faite, Lena ou son mari? Tout ça cumulé et vous ressortez de la séance en vous disant que vous avez passé 1h45 en 1945 mais pas plus.
Et ce qui me fait dire que je n'étais pas dedans? La révélation finale de Lena ne m'a fait ni chaud, ni froid. Pourtant ce n'est pas joli-joli mais qu'importe, ce n'est qu'un film!! Et se dire ça pendant le film, c'est un (mauvais) signe!!!!

L'hommage aux films de guerre de l'après-guerre est très appuyé, on ne peut pas le rater. Et même pour ceux qui n'ont pas vu Casablanca, le départ sur l'aéroport de la fin, sous la pluie rappelle immanquablement quelque chose. Cette évocation est réussie mais un hommage ne fait pas un film.

UnikokenveupahaStevenHilhiravoirsonproch1filmhalorkeuLynchsaipassur

par Nicolas Moreau publié dans : Cinoche
Mercredi 21 février 2007
Rupture esthétisante.

Résumé:
Bahar et Isa se sont aimés. Mais là, plus. Ils ne se le disent pas vraiment. Ils ne se disent pas grand chose d'ailleur.

Bergman à la turque.
On sent la famille. On sent que le film, dans ses silences, ses regards, ses plans, est fait pour elle et pour lui.
L'histoire d'une rupture sur laquelle ils ne mettront que peu de mots. Ils savent l'un et l'autre que c'est fini mais ils ne se le disent pas. Les silences parlent pour tout le monde.

Outre la bande son, les images sont aussi très importantes. Toujours très travaillé, chaque plan est une photographie à analyser. Il sort du champ, elle y entre, un plan (très) flou sur le fond le voit rentré au premier plan, net. Nuri Nilge Ceylan fait beaucoup de choses sur le film, acteur, réalisateur, scénariste, producteur. Il est aussi crédité pour la photographie (bien qu'il n'en soit pas le directeur). Toujours est-il que rien n'est laissé au hazard et que l'on sent, sans même s'en (assonance!!!) rendre compte, sans qu'aucun mot n'ait été prononcé, que ce couple s'est aimé, beaucoup mais que tout est fini, qu'ils sont vides.
Dans la vie, comme dans le film, ils sont mari et femme. C'est incontestablement l'atout du film. Sans forcément le savoir avant, on sent d'entrer de jeu cette complicité. On a presque l'impression de s'imicer entre eux, en eux. C'est d'ailleur ce que la caméra fait en nous laissant voir les rèves de Bahar et les répétitions de rupture d'Isa.

Comme vous l'aurez compris, on est ici dans le cinéma intimiste. Dans un cinéma qui se faisait autre fois, chez les suédois ou chez Woody Allen à une époque. Qui se fait parfois un peu trop chez nous avec des Rivette, Resnais, Desplechin ou Akerman. C'est bien que nous n'en fassions pas trop (ou que je n'en vois pas trop). Cela permet d'apprécier à sa juste valeur un film comme Les Climats, qui prent son temps, qui aime les images et les acteurs.

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par Nicolas Moreau publié dans : Cinoche
Mardi 20 février 2007
Théatre de filles...

Résumé:
Pénélope a convoqué 2 copines, Léonie et Chloé, pour l'enterrement de vie de jeune fille d'une 4e, Lola. En attendant cette dernière, chacune s'en prend à l'autre, enfin Pénélope un peu moins, ce qui ne l'empèche pas de s'en prendre plein la tète par les 2 autres...

Pièce vu aux 3T à Toulouse.

Café-théatre d'actrices. Ce n'est pas forcément ma came mais je dois dire tout de même que pour le genre, cette pièce est réussie.

Gros succès parisien écrit par les actrices qui le jouaient (des situations vécues???) et mis en scène, initialement par Gérard Pinter, le monsieur café-théatre de la dernière décénie.

On est réellement dans l'ambiance. Ca crie beaucoup, ça s'insulte mais très très finement. 3 personnages haut en couleurs, un peu caricaturaux (mais le genre veut ça) mais qui savent finalement sortir du moule qu'on leur a coulé.

Quand je parle d'un théatre d'actrices, il est clair que cette pièce n'est pas pour les molasses ou pour des introspectifs. Ici on débale tout ce que l'on a dans les tripes pendant 1h15. Beaucoup d'énergie déployée donc, mais au service d'un texte rarement (ne pas dire jamais) vulgaire, toujours juste dans l'insulte, qui fait mouche (presque) tout le temps. Les 3 actrices étaient donc très bien dans leurs rôles et les servaient à merveille.

En résumé, pièce à voir même si l'on n'aime pas trop quand le théatre en fait des caisses.

Unikokavussavendredissoir

ps: Aux 3T, pensez à réserver longtemps à l'avance et à arriver au moins 45mn avant le pestacle.
par Nicolas Moreau publié dans : Théatre
Lundi 19 février 2007
Encore moins pour les gamins.

Résumé:
2 ans après l'élection. Nouvelle élection. On remplace le délégué. Pareil, des alliances se font, se défont, ça va saigner!!!

On continue sur la lancé. Mais cette fois on connait tout le monde.

Tout est dans le rythme. Mise en place lente, on se menace de mort et bien pire tranquille pépère autour d'un verre. On tue les papys qui votent pour les autres, comme ça, sympa, d'une petite poussette dans l'escalier, tout est si simple. On ne peut même pas dire que c'est réellement violent. On ne voit pas grand chose, il n'y a pas vraiment de grosses bastons, tout est suggérer (enfin il y a quand même un moment un peu hard), tout se passe hors cadre ou on en parle mais finalement, on ne voit pas tant de violence et de sang que ça. Mais l'ambiance, ah l'ambiance!!!! Tout le monde peut tuer n'importe qui n'importe quand mais ils sont quand même un peu civilisés, un peu!!!!

Comme pour le premier, le scénario est bien ficelé, et maintenant c'est beaucoup plus simple, on connait tous les personnages, les méchants, les méchants-méchants et les méchants-méchants-méchants. Ne cherchez pas, même celui qui ne voulait pas se salir les mains va finir par faire le pire du pire du pire du pire!!!!

En résumé, rythme et ambiance, la clé de ce diptyque (dilogie!!!) qui vaut vraiment la peine mais il faut savoir ce que l'on va voir.

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par Nicolas Moreau publié dans : Cinoche
Vendredi 16 février 2007
Quand Lynch va trop loin.

Résumé:
Nikki Grace tourne un film avec Devon, elle est Sue, il est Charlie, mais là c'est trop simple!!! Alors Sue rève d'une vie avec des putes d'Hollywood boulevard, d'une vie miteuse, à moins que ce ne soit le film, à moins que ce ne soit l'idée du rève dans le film, à moins que l'on échange avec une brune polonaise, tiens, elle fait quoi là elle, on l'a jamais vu. Et la mère de Laura Palmer qui se pointe pour faire la pythie, parle avec un gros accent polonais, pendant ce temps les putes deviennent des copines, on se trucide à coup de tournevis mais pas pour de vrai à moins que, tiens et elle c'est qui, ah mais c'est la femme de Charlie dans le film, à moins que ce ne soit la femme de Devon, ah tiens le mari de Sue est aussi le mari de l'autre dans l'autre vie, qui veut suivre les saltinbanques polonais, tiens bizarre, oh et revoilà la fille brune qui pleure devant sa télé, oh et tiens des lapins qui jouent une pièce de théatre, ils font quoi là eux...


Je suis quelqu'un de bonne constitution, plutôt bien disposé envers David Lynch. J'ai presque tout vu de lui (sauf Eraserhead et je n'ai pas vu Elephant man en entier) mais bon, je suis plus du genre à le défendre qu'à l'enfoncer.
Je pars du principe depuis Twin Peaks (la série, le film était mauvais) qu'il faut attendre la dernière image du générique pour essayer de commencer à se poser des questions. Son grand jeu est de brouiller les cartes. Ses films finissent toujours par basculer. Certains diront que c'est une solution de faciliter que de perdre le spectateur. Il est le seul à savoir ce qu'il veut faire ou plutôt il ne sait parfois rien du tout si ce n'est une vague idée de ce qu'il veut avoir à la fin. Mais c'est toujours intéressant que de recoller les morceaux. Toujours intéressant d'essayer d'inscrire les scènes, les images, le film dans le grand tout de l'Oeuvre de Dave.

Soit.
Depuis Lost Highway, Lynch se la joue très très obscure. Il a son monde, son sérail, des images qui se bousculent dans la tète.
Soit.

Mais là.
Là non.
Les 5 premières minutes sont déjà physiques.
S'en suis 2h47 (2h52 - 5) de grand n'importe naouk. Longtemps je me suis dit "il va finir par retomber sur ses pieds, courage" et oui, il y retombe mais beaucoup trop tard à mon goût et surtout c'est pour mieux repartir en live
J'ai décroché au bout de 2h15 je pense, et après, chaque image, chaque péripétie, chaque retour de personnage pas vraiment à sa place était une torture. Je dois avouer que je pensais plus aux lignes que j'allais écrire ici qu'à ce que je voyais.

Les images.
Beaucoup de scènes tournées en DV caméra à bout de bras (on en peut pas parler de caméra à l'épaule dans ce cas, je vous assure!!!). Du coup, beaucoup de plans très bizarres surtout à cause du cadrage, un grain très particulier de l'image, une lumière presque systématiquement naturelle (on est dans le Dogme!!!) pour les séquences en DV.

Les acteurs.
D'entrée, je dis félicitation à Laura Dern pour avoir supporter tout ça. En regardant le film, je me suis dit que ça devait être dur pour une actrice de tourner avec un tel scénario (ou absence de). J'ai eu confirmation qu'il n'y avait aucun script écrit et aucun scénario. Comment un acteur peut s'impliquer dans un/des personnages sans savoir où ils vont? Donc je dis chapeau bas, c'est une performance. Dommage que ce soit pour ce résultat.
 

En résumé, Lynch est allé beaucoup trop loin à mon goût et je ne vais pas me la jouer "Oh, quel bijou, c'est vraiment une oeuvre magistrale d'une profondeur incroyable, et cette image, et ces plans!!!!".
Un bémol.
J'accepte de voir ce genre de CHOSES mais ailleurs qu'au cinéma. Il n'y a pas de narration, je vois plus ce film comme l'oeuvre d'un vidéaste que comme celle d'un cinéaste. Qu'on me la donne à voir dans un musée d'art contemporain ou dans une expo dédié à Lynch, so be it, mais pas au cinéma. Ma définition est peut-être trop étriquée mais je suis là pour qu'on me raconte une histoire, triste, logique, illogique, drôle, fantastique, longue, courte, comme vous voudrez mais il doit y avoir une narration et non pas une simple superposition de vagues histoires qui, en elles-même n'ont aucun lien les unes avec les autres, pas une bête succession d'images sans queue ni tète.
Enfin je m'emporte, j'en sors, c'est encore tout chaud!!!

Mais j'aimerais quand même bien pouvoir parler de ce TRUC avec quelqu'un donc allez-y s'il-vous-plait!!!

UnikokisseudikeuLynchdevrairefairedelatailai

par Nicolas Moreau publié dans : Cinoche
Jeudi 15 février 2007
Pour cinophile.

Résumé:
La grande mondialisation. Un ingénieur italien fait le voyage en Chine pour donner une pièce qui assurera le bon fonctionnement du haut-fourneau que les chinois viennent d'acheter à son usine. Mais ça ne va pas être simple.

L'histoire d'une quête, un peu absurde, d'un entètement un peu désespéré. Sergio Castellito est d'une justesse incroyable. Il est en détresse tout au long du film. Pour une petite pièce d'acier de rien du tout. Il se raccroche à ce petit morceau de fer, avec ses vis et ses parties qui s'emboitent. Pourtant personne ne lui a rien demandé, personne ne veut vraiment l'aider mais il joue sa vie sur la découverte du "Où". Mais où peut bien être ce haut-fourneau? Dans cette Chine hostile.

La seule personne qui l'aidera (au moins directement) sera la traductrice qu'il a contribué à faire virer. Une relation va se nouer entre les 2 personnes. Cette relation fait aussi partie de la quête. Elle ne sait pas vraiment pourquoi elle l'aide, pour l'argent mais pas uniquement. Lui le sait encore moins et doute de ses intentions tout en lui laissant prendre dans sa vie autre chose que la place de simple guide-traductrice. Et prendre n'est surement pas le mot.

La Chine sera le 3e personnage.
Une incroyable variété de paysages, de gens, de situations économiques ou sociales, d'habitations. On est presque dans un reportage qui nous montre la vie de ce peuple. Les vies, toutes différentes, dans des immeubles de 50 étages sans ascenceurs, dans de tous petits villages reculés, dans des chantiers perdus au bout d'une piste. Cette Chine qui fait peur par son dynamisme est plutôt dépeinte içi comme une formidable machine à broyer les individus. Ceux qui ne sont pas au bon endroit ont toutes les peines du monde à s'en tirer. Ceux qui ne respectent pas les directives se retrouvent cantonnés (sans mauvais jeu de mots) à des emplois subalternes, à traduire des langues mineures.

Pour être aller en Chine, ce n'est certainement pas le pays que j'ai vu. Ce n'est pas non plus celui que les chinois veulent qu'on voit mais c'est bien de faire le voyage. Le film donne (enfin à moi) envie d'aller voir par nous-même comment ça se passe avant que tout ne soit englouti par l'eau.

En résumé, un très beau film, triste, un peu désespéré mais plein de sentiments très forts. Merci Marie!!!

UnikokavraimenvraimenhaimaiLaStellequenoc'e
par Nicolas Moreau publié dans : Cinoche

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