WELCOME
Je vais donc essayer de continuer à poster au gré du temps à ma disposition. Je vais au moins le maintenir en vie jusqu'à mon départ au Pérou en avril. Je pense que je l'utiliserai pour donner des nouvelles. En attendant, je ferai ce que je peux.
Mais tout de même, Dieu n'a pris que son dimanche mais il aurait aussi dû prendre son samedi, ça lui aurait éviter de faire des conneries!!!!
L'histoire:
Petit ville à l'est de Bucarest. Le journaliste de la télé locale fait une rétrospective sur la révolution de 1989 qui a abouti à la chute de Ceaucescu. Son émission tourne au tribunal populaire.
Bon, que les choses soient claires, je ne sais pas si je suis le meilleur juge pour ce film, J'AI DORMI.
Oui, je n'en suis pas fier mais j'étais fatigué et, en soi, cela révèle tout de même que le film est un peu chiant. Mais bon, j'étais quand même fatigué...
Sinon, pour revenir au film. Le début, la mise en place est un peu longue. Des plans séquences un peu pénibles (pas aussi pénible que Chantal Akerman quand même!!!!), une lumière blafarde d'hiver, des longueurs et pas beaucoup d'action et de dialogues pour nous réveiller.
Arrive ensuite le début de l'émission. Certains passages sont vraiment drôles. Ce pauvre prof d'histoire alcoolo qui se retrouve pris à partie par le présentateur, cette émission faite de bricks et de brocks avec le présentateur qui s'adresse directement au caméraman pour lui demander un gros plan et le papy papa-noël qui ne sait pas ce qu'il fait là à part des cocotes en papier.
Cette seconde partie du film fait tout son intéret (et là, je n'ai pas dormi!!!). Tous les personnages sont proches du burlesque, un peu bête, toujours attendrissants, presque toujours bornés.
Outre la forme, le fond est aussi intéressant. Savoir s'il est vraiment important d'avoir été meneur ou suiveur. D'avoir fait la révolution et d'être simplement descendu dans la rue pour épater sa femme, pour faire les courses ou pour faire le beau.
La révolution s'est jouée à Bucarest. Tout comme les campagnes ont du suivre et subir le régime de Ceaucescu, la question se pose (en tout cas, les roumains se la posent) de savoir si, à la fin, les campagnes, les laissés pour compte, ont joué un rôle dans la chute de la dictature ou s'ils se sont contentés de crier avec les loups en regardant à la télé le Conducator et sa femme conchier le tribunal qui va les condamner à mort.
Toute la question du film est donc de savoir si les supposés révolutionnaires de la bourgade étaient sur la place principale avant ou après 12h08?
En conclusion, passez une bonne nuit, pas trop de fatigue, soyez bien reposés, éventuellement allez-y le matin à une séance de 11h ou le soir, mais pas l'après-midi après le bon gros repas sinon vous allez faire comme moi. Mais essayez d'y aller quand même, c'est drôle.
Unikokiparlparoum1maissaitaibienkenmeme
Quand l'argot bourguignon rencontre le petit nègre.
L'histoire:
Un quartier voué à la démolition voit de nouveaux arrivants, une famille de « Bamboulas », fédérer les énergies pour lutter contre les occupants.
Tronchet sans Jean-Claude Tergal et Sacré Jésus.
Il adapte içi un roman d'Anne Sibran (inconnue au bataillon) sans que l'on sache vraiment si elle a participé à la réalisation de la bédé ou pas.
On trempe dans une atmosphère quartier populo, vieux poilu bourru mais au grand coeur, mélange des races, mélange des langues, mélanges des cultures. Un bon vieux français bien argotique (de réels moments de bravoure linguistique) vient se méler à un petit nègre très imagé lui aussi. La bédé vaut vraiment pour cette mixité et pour la rencontre de ces 2 mondes. Il faut parfois s'accrocher sur les dialogues qui sont vraiment vraiment vraiment argotiques et petit nègre. On se gratte parfois la tète à essayer de comprendre les répliques cinglantes de Mustapha ou de Pépé Moustier mais on arrive en général à recoller les morceaux.
La bédé (et je suppose le bouquin) est une plongée dans ce vocabulaire imagé mais pas que (Ouh là là, pas français). Il y a des passages vraiment poétiques avec cet arbre qui apparait dans le jardin public et que seuls les enfants et la folle sont en mesure de voir, les adultes ne sont sans doute pas assez innocents pour le voir.
Le dessin de Tronchet, très caractéristique, se prête bien à la description de ces prolots au grand coeur. Il joue aussi sur les couleurs tout au long du récit pour traduire les différentes ambiances, du noir et blanc tout simple pour le quartier, du jaune pour le conte et du sépia au tournant de l'histoire (pas de révélations!!!).
Un message de tolérance traverse l'histoire du quartier. Difficile d'y être insensible, mêmes si on peut le regarder avec une certaine réticence, considérant que l'effet est un peu forcé. Ca fait beaucoup de contrastes : les individus, les couleurs, les points de vue, les langues, et parfois, on s'y perd peut-être un peu, mais on apprécie tout de même de constater que ces divergences peuvent regarder ensemble dans la même direction.
Pour résumé, on passe un bon moment et surtout les dialogues sont vraiment croustillants.
Unikokalussahanoel
ps: Une bd de Christin/Bilal a un peu le même thème, des exclus voués au rebus, soit La croisière des oubliés, soit Le vaisseau de pierre, me souvient plus.
Comme indiqué çi-dessous, j'ai pris une grosse claque (enfin n'éxagérons rien), j'ai donc bien aimé The Fountain, le film.
Et pendant le film, la musique m'a aussi beaucoup attiré. Elle est entetante, très présente dans toutes les séquences avec un style pour chaque époque.
J'ai donc pris ma Mule (pour aller à la FNAC Eheheh), et hop, me voilà avec la BO du film, composée par Clint Mansell et interprétée par le Kronos Quartet.
Ils avaient déjà sévi sur la BO de Requiem For a Dream, du même Darren Aronofsky. On m'a dit que la musique était déjà passablement géniale (intéressant comme association adverbe/adjectif!!!).
Là, on est proche de la musique répétitive de Mickael Nyman sur le BO des films de Peter Greenaway ou de La leçon de piano. Comme un refrain, qui revient encore et toujours, avec des ajouts, des modulations, des changements minimes. La BO de The Fountain est moins répétitive mais tout aussi entétante.
Mais, outre la qualité de la musique, ma réflexion (si j'ai réfléchi) vient aussi de l'association musique-image.
J'ai écouté la BO très peu de temps après avoir vu le film. Du coup, je sais maintenant que certaines images vont rester graver dans ma mémoire grace à la musique. C'est une chose que j'ai pratiqué beaucoup à une époque, moins maintenant. Enfin disons que j'ai eu 7 ans d'arrêt qui ont correspondus à la présence d'une femme dans ma chambre. Du coup, pas possible d'écouter de la musique avant de m'endormir. Mais maintenant, c'est possible parce que plus de femme. Je raconte ma vie là!!!!
Donc je suis retombé dans ma cédéthèque de BO que j'aime mais que je n'écoutais plus et je ré-écoute des musiques de films en lisant le soir avant de m'endormir.
La liste dans l'ordre où ça me vient:
- Le silence des agneaux
- Léon
- Le cinquième élément
- Blade runner
- Exotica
- La leçon de piano
- Mission
- Le temps de gitans
- From Hell
- Brazil
- Les autres
- Furyo
- The virgin suicides
- Mulholland drive
- Lost highway
Il faudrait peut-être que je fasse l'expérience de revoir des films dont je connais la musique par coeur comme Exotica (j'ai déjà beaucoup d'images qui viennent mais la photographie du film d'Egoyan est déjà tellement parfaite que même sans la musique, on ne peut que se souvenir des images!!!), From Hell ou Le Silence des Agneaux.
Enfin, pour revenir au sujet, le Kronos quartet et Clint Mansell gagnent à être connus!!!
UnikokissatardessurTheFountain
Le Roman Graphique qui fait que Roman prend un R majuscule et Graphique un i entre le h et le q.
L'histoire:
Il semble que ce soit purement auto-bio. Un dessinateur belge, un peu perdu, tombe amoureux d'une jeune fille charmante déjà maman d'un petit garçon. Il s'avère que la maman et le petit sont tous les 2 HIV positifs. On retrouve donc notre dessinateur face à la maladie des autres, face aux questions des autres et aux siennes.
L'auteur:
Frédérik Peeters, dessinateur belge qui a déjà commis les dessins de Koma (très poètique, chronique à venir), le très bon Lupus ( à venir aussi) et d'autres petits trucs.
Les superlatifs, c'est toujours pénible. Mais franchement, là je ne vois pas quoi dire de plus que magnifique.
L'histoire est réellement d'une humanité que je n'ai (pratiquement) jamais rencontré en bédé (à part chez Larcenet dans Le combat ordinaire mais j'ai tout rencontré chez Larcenet!!!).
On parle içi beaucoup d'amour, de relations humaines, avec une femme, avec un enfant, avec ses amis. Les situations et les sentiments sont d'une justesse rare, toujours touchant. On (au moins moi) ne peut qu'éprouver de la sympathie, de l'empathie pour ce jeune homme qui se cherche, qui tombe amoureux et qui se pose tant de questions. Leur relation semble toujours très fragile. Cette relation sur le fils tient le livre de bout en bout sans jamais que l'on ne sache s'ils vont surmonter tous les obstacles.
Coté dessin, on retrouve le trait simple de Peeters comme dans Koma. Pas de Chichi (spéciale dédicace), un dessin épuré, pas de couleurs. Cette simplicité correspond bien au coté journal intime comme peut les faire Guy Delisle avec Shenzhen ou Pyongyang. On retrouve les mêmes grands yeux que dans Koma, le même trait assez doux. Un dessin qui sert bien le propos.

En dehors de l'histoire, ce livre a un intérêt inconstestable pour ce qui est de répondre à toutes les questions que l'on peut se poser sur le VIH. Toutes ces petites questions de la vie quotidienne (et de ses rapports amoureux) que l'auteur se pose et pose à son médecin (un Personnage).
Je suis ressorti de la lecture de ce petit chef-d'oeuvre sur un nuage. Cela n'arrive pas souvent avec une bédé alors il faut en profiter!!!
Unikokisseudikeussaipatoulaijourkonressoraveclabananedunebaidai
ps: Un grand merci à Marie (d'Arnold) qui m'a prété le livre (au début).
Le mélange des genres.
L'histoire:
3 tomes, aller, vie sur place, retour. Fin des années 80. L'URSS envahie l'Afghanistan. Les afghans résistent. Un photographe de presse suit une mission organisée par MSF qui doit établir 2 hopitaux dans les montagnes afghanes afin de soigner les victimes de la guerre.
Tome 1:
On suit la mise en place de la mission, le départ. Passage de cols à 5000m d'altitude.
Tome 2:
Arrivés à bon port, les médecins organisent l'hopital. On voit le vie quotidienne des médecins et des afghans.
Tome 3:
Le retour. Décidé à rentrer vite, le photographe décide de rentrer seul. Grand mal lui en a pris.
Un document, un témoignage, un ovni.
Didier Lefèvre, scénariste raconte sa propre histoire. Au dessin, Emmanuel Guibert.
Les dessins ne sont pas que des dessins. Ce n'est pas l'histoire d'un photographe pour rien. Tout le récit est ponctué par les photos de Didier Lefèvre. Je pense même que tout ou partie des dessins sont basés sur des photos. C'est vraiment étrange de voir une scène en photo puis en dessin ou l'inverse. C'est encore plus étrange de la voir ensuite en film (j'y reviendrai). Même si c'est étrange, il est certain que cela contribue à la qualité générale de la série
Outre la forme, le fond a vraiment force de témoignages:
- Sur le travail des volontaires de MSF en Afghanistan. Le combat qu'ils mènent dans des conditions sanitaires plus que précaires afin de soigner les petits et surtout les gros bobos.
- Sur les horreurs de la guerre et surtout ses conséquences sur les populations civiles. Les familles déracinées, les enfants blessés, les femmes et les vieillards qui restent au village pendant que les hommes sont au front.
- Sur un pays et ses habitants. Les gentils, les méchants, les coutumes, la corruption, les paysages, les gens.
- Sur le travail d'un photographe qui parfois ne sait pas trop ce qu'il fait là et surtout qui se sent tout petit par rapport aux prodiges que les médecins sont capables d'accomplir dans de telles conditions.
- Sur le travail artitisque et ses aléas. C'est vraiment inhabituel de voir le procesus de création, ses doutes, sa façon de « canarder » une scène, de savoir qu'une bonne photo est au bout de son objectif sans savoir quand et comment elle arrivera réellement mais en ayant surtout peur de la laisser filer.
La série est vraiment homogéne, chaque tome ayant son intérêt et son sujet propre, le dernier étant le plus palpitant avec toutes les embuches qui peuvent survenir.
Cerise sur le gateau, en plus de l'association d'images réelles et d'images dessinées, le 3e tome ajoute les images qui bougent avec un DVD contenant des images prises par la chef de la mission de MSF avec un caméscope. C'est vraiment très étrange de voir tous ces personnnages s'animer, de revoir « en vrai » les situations décrites dans les tomes précédents. De voir cet enfant mourrant qui demande à boire, à coté de sa maman impuissante.
En résumé (je viens de remarquer que je finis souvent mes critiques par “En résumé"), cette série est vraiment un incontournable (courgette) à avoir dans sa bédéthèque et à relire régulièrement spécialement quand on a la haine contre le connard de devant qui n'avance pas ou contre la caissière qui ne va pas assez vite à passer toutes vos victuailles plus asceptisées les unes que les autres sur ses lampes rouges qui font bip.
Unikokisseudikeu7baidaimairiterailepripulitzerkomMaus
ps: Saloperies de puces qui ne fonctionnent pas.
L'histoire:
James Bond est un petit agent secret qui débute dans le métier. Il fait des conneries, il ne saute pas sur toutes les filles, il a des sentiments et il n'a pas encore de Martini-Vodka shaken but not stired, James Bond Begins!!!!
Attention, pour les fans, ce film est un blasphême.
Je suis plutôt fan, enfin j'aime bien, mais je ne suis pas puriste donc...
On peut dire (je peux dire) que ce film est réussi et surtout qu'il atteint ses objectifs.
Pour moi, ils sont:
- Faire oublier les précédents opus
- Redonner un coup de jeune au personnage
- Débuter une nouvelle série avec de nouvelles figures
Il est clair qu'il dénote. Sa face de rat ne cadre pas avec un visage angélique de Sean Connery ou de Pierce Brosnan (mes préférés). Il a un charme tout animal plus qu'une prestance britannique qui, selon moi, colle beaucoup plus au mythe. Mais on s'y fait. Et au fur à mesure de son apprentissage du métier de double 0, le personnage prend corps. Daniel Craig devient l'agent 007 et l'agent 007 devient Daniel Craig.
Le méchant, Le Chiffre, est un bon méchant au moins en terme de jeu d'acteur par contre, il fait pale figure quant à ses intentions. Il finance le terrorisme et alors!!!! Un peu faible par rapport à des Goldfinger, des Elliot Carver ou des Dr No dont le seul but est de conquérir ou d'anéantir le monde ou Washington ou Londres. Enfin un truc qui claque quoi!!! Là, franchement, c'est limite décevant!!!
Pour revenir sur l'agent, c'est tout de même un peu déconcertant de voir 007 faire le gros bourrin, être autant imbu de sa personne au point de pêcher par excès de confiance. On n'est tout simplement pas habitué à voir un personnage faillible qui en plus se prend pour une grosse bestiasse!!!
Outre le personnage, le spectaculaire en prend aussi un coup. Pas trop de gadgets, pas trop de courses poursuites invraissemblables, pas trop de cassages de petits (comprenne qui peut) sur tout ce qui bouge. On le voit même en conflit avec M qui lui passe un gros savon des familles, incroyable!!!!
C'est donc moins palpitant et enlevé que les derniers avec Brosnan mais au moins Craig n'est pas bedonnant. La scène de la partie de poker est limite chiante, il y a aussi des longueurs vers la fin mais c'est pour la bonne cause, pour construire le personnage. En revanche, la scène de poursuite dans le chantier est vraiment impressionnante (type Yamakasi) et celle de torture, très pénible à regarder pour un homme!!!!
En résumé, c'est un bon début de série qui augure plein de bonnes choses pour la suite si la réalisation reste à la hauteur et le scénario prend un peu plus d'ampleur.
Unikokivahossivoirdaifilmgranpublikdaifoi
Film de Darren Aronofsky avec Hugh Jackman et Rachel Weisz.
L'histoire:
3 histoires paralèlles, mais pas vraiment. Un conquistador qui part aux Amériques pour sa reine, un chercheur qui cherche à sauver sa femme, un bonze qui cherche à bonzer...
Attention, si vous voulez aller voir ce film, ne lisez pas les lignes qui vont suivre.
Si vous me faites assez confiance, allez-y, j'ai aimé et pour Marie, ce n'est ni l'adaptation d'un comics, ni un film américain où on tue des méchants avec des gros flingues.
Si vous ne me faites pas confiance, passez votre chemin.
MAINTENANT ARRETEZ-VOUS DE LIRE OU LISEZ APRES AVOIR VU LE FILM OU LISEZ SI VOUS VOULEZ OU... ET PUIS MERDE!!!
Au début, la consternation totale. C'est quoi ce truc. On n'y comprend vraiment rien, un moine dans sa bulle auprès de son arbre, un conquistador qui cours après un truc, on ne sait quoi et des flashs...
Mais quand même...
Au même titre qu'un Gondry, Aronofsky est un mec qui a plein de trucs bizarres dans la tète. Et il réussit à les faire passer à l'écran. Bien aidé par des images de synthèses magnifiques, on se demande, enfin je me demande, comment on peut avoir tout ça dans la tète et surtout comment l'on peut réussir à le transcrire. L'imagination, enfin celle-là est réellement un mystère pour moi.
Pour moi, l'histoire principale.
Izzy se meure, d'un truc bizarre, surement un cancer. Son Thomas de mari, chercheur en biologie, plutot que de l'accompagner dans son agonie passe son temps à chercher un moyen de la guérir.
Et pendant ce temps là, en Espagne...
Et pendant ce temps, dans une bulle qui flotte dans l'espace avec une parcelle de terre, un moine boudhiste (on suppose) et un arbre...
Le film est l'histoire d'un amour qui se meurt, de la quête d'un ailleur ou d'un après, d'un combat perdu d'avance contre la mort au risque de ne pas vivre. Les sentiments sont forts, surtout dans le présent. Izzy semble avoir compris quelque chose qui échappe à Thomas. Elle a cessé de se battre pour simplement profiter du peu de vie et de sensations qui lui reste. Et pendant ce temps, Thomas se bat, refuse la réalité.
L'histoire est similaire en Espagne.
Quant au bonze...
Les images sont magnifiques. La bulle est une belle métaphore, la prison de Thomas, son esprit qui se bat. Dans ces séquences, les images de synthèse nous transportent dans une nébuleuse, dans un espace lointain mais qui n'est que dans un esprit.
La photographie est parfaite tout au long du film, la lumière froide du laboratoire, la lumière divine des séquences avec la reine ou avec Izzy, les lumières blafardes de la jungle ou de l'hopital...
Beaucoup de critiques que j'ai lu parle de 3 époques, passé, présent, futur avec une même histoire, une quête, une lutte contre la mort.
Ce n'est absolument pas ma lecture du film.
Le présent, Izzy, Thomas et la maladie.
Le passé, le livre d'Izzy que Thomas doit finir.
La bulle, l'esprit de Thomas avec sa quête impossible, son combat contre la mort de l'arbre de vie.
Cette interprétation me permet d'expliquer (pratiquement) tout et surtout elle me plait beaucoup plus que cette histoire d'époques.
Aronofsky avait déjà sévit sur Requiem for a dream, film trash mais magnifique. Il ré-édite l'exploit 7 ans plus tard, joli coup Darren.
Pour résumé, c'est un beau film, triste mais beau.
Unikokapleurai
L'histoire:
Un acteur ambulant (!) arrive dans un village dont les villageois se font occire régulièrement depuis 6 ans. Ca ne les dérange pas plus que ça, cela arrange les autorités, cela met de l'animation.

Attention, oubliez toute logique.
Cette bédé est une petit bijou de non-sens, d'absurde, de débilité profonde, d'humour noir et de folie pas douce du tout.
Les personnages sont tous aussi fous (voire fourbes) les uns que les autres et même ceux qui arrivent normaux vont à un moment ou à un autre se fondre dans le paysage.
Le point de départ peut paraitre banal, un meurtrier en série qui sévit dans un petit village mais la suite ne l'est pas du tout!!! La galerie de personnages est vraiment réussie entre l'acteur ambulant, la matrone-patrone du bar, le curée, le comte, le colporteur qui ne colporte pas que des marchandises (personnage absolument génial) et tous les autres.
Chaque villageois est une petite trouvaille. On a l'impression d'être au coeur d'un petit microcosme campagnard où tous les travers humains ont été poussés à l'extrême pour donner une population absolument incroyable mais qui vit très bien avec toutes ses folies. Cela ne choque personne que l'on tue un chien pendant la messe dite par un acteur!!!!
Les dessins de Dumontheil sont vraiment réussis. La tete de Lucien Lurette fait penser à un personnage de Foerster mais en beaucoup moins noir (j'aime pas le dessin de Foerster, il est vraiment cauchemardesque!!!). Et plus que le dessin, la colorisation façon aquarelle donne vraiment une ambiance particulière à la bédé.

Chaque personnage est une caricature même (et surtout) au niveau des dessins.
En résumé, pour faire court, bordel de merde, qu'elle est bien cette bédé!!!
Elle a eu l'Alph'art à Angoulème en 97 comme quoi!!!
Unikokisseudikeu7baidaissaivraimendelabal
L'histoire d'une émission de radio qui vit ses dernières heures suite au rachat du théatre dans lequel elle a lieu par un méchant monsieur qui veut en faire un parking.
Mais la mort rode.
Comment ne pas penser que ce film est une sorte de testament de la part d'Altman? Cette belle femme blonde qui hante les coulisses du théatre, à la recherche du ou de la malheureuse qui doit venir avec elle ce soir là. C'est l'ange de la mort, un ange mais tout de même, elle n'apporte pas que des bonnes nouvelles. Elle finit par embarqué le plus vieux, le plus usé mais pas le plus malheureux.
Film chorale, énormément de personnages, tous plus attachants les uns que les autres. On croise leurs petites histoire, le temps d'une émission, de la dernière. Tous les personnages sont à leur place, les soeurs chanteuses, les cow-boys grivois, l'animateur vieux de la vieille, la régisseuse en enceinte jusqu'aux dents, le chef de la sécurité qui se croit encore de le Los Angeles des années 40 et la mort qui rode au milieu de cette galerie.
Altman a su nous faire aimer ces personnages d'une autre époque, des losers magnifiques, pas aigris mais nostalgiques, juste content de faire ce qu'ils font, simplement.
L'ambiance est paisible, même la petite jeune en rebellion contre sa chanteuse de mère finit par être conquise, par se fondre dans l'atmosphère.
Beaucoup de chansons, beaucoup de beaux mouvements de caméra autour des chanteurs mais tout est sobre, on fait parti de la famille.
Beau dernier film d'Altman.
Unikokivahossinochmémekentilaimalad
Je n'ai pas vu la version originale.
Donc, le film de Scorsese.
Vaut pour Jack Nicholson, pour Jack Nicholson et aussi pour Jack Nicholson.
Je ne sais pas si je l'ai déjà dit mais Jack Nicholson est purement et simplement gigantesque dans ce film.
Il fait du Nicholson comme jamais. Ce n'est certainement pas un rôle à contre-emploi. Il est sournois, patriarcale, violent, fascinant. Il campe un caïd de la pègre de Boston, Franck Costello, mentor de Collin Sullivan (Matt Damon). On n'a peine à croire que le beau Matt puisse être une taupe. Pour lui, c'est vraiment un contre-emploi. D'ailleur la relation entre Costello et Sullivan est un peu flou. Les flash-back expliquent l'origine mais peu le développement ou les motivations qui ont pu amener Sullivan a rentré dans la police uniquement pour faire la taupe. Une fois cette incohérence passée (assez vite), on se laisse facilement prendre par l'action. L'introduction d'une autre taupe, un flic, dans l'entourage de Costello, Billy Costigan (Leonordo DiCaprio). Plus que pour Matt Damon, pur lui, on y croit tout de suite. Tout le film tourne ensuite autour de ces 2 taupes, dont chacun connait l'existence de l'autre sans savoir qui il est exactement.
Nicholson est vraiment au dessus du reste. Je crois que je l'ai déjà dit.
Et, entre Matt et Leonardo, je prend Leo. Il est vraiment convaincant en vrai-faux flic/voyou. Certaines scènes sont réellement incroyables, l'introduction de Costigan chez Costello, la scène sur le toit avec Martin Sheen, le final.
Les seconds rôles sont aussi très bien desservis avec Martin Sheen donc, Mark Wahlberg ou Alec Baldwin.
On m'a dit que la version originale était déjà très bien, je ne connais personne qui ait vu les 2. Toujours est-il que la version de Scorsese est un polar pur souche qui prend vraiment aux tripes comme un Mystic river de Eastwood ou Les affranchis.
Scorsese est définitivement, pour moi, un des réalisateurs dont je vais voir le dernier film en me disant qu'il sera forcément bon.
UnikokaimebienScorsese



