Samedi 1 décembre 2007
Je sais, je sais...

Confide-in-Me-1.jpg
Résumé:
Je vous l'accorde, parler de PJ Harvey et de Kylie Minogue à quelques jours d'intervalles, ça dénote soit une grande ouverture d'esprit, soit un sens aigu du contre-pied ou bien carrément un certain mauvais goût. Oui, c'est vrai mais Kylie n'a pas fait que des trucs qui me font sortir la langue en la voyant, non, non, elle a aussi fait des trucs très bien, si si!!!!


Déjà, ce qui relie PJ Harvey et Kylie Minogue, c'est Nick Cave. Elles ont toutes les 2 participées à son album Murder Ballad qui ne racontait que des histoires de crimes passionnels. Les chansons qu'elles chantaient avec Nick Cave étaient toutes les 2 très belles mais je suis ici pour parler de Kylie donc, hop, celle de Kylie.


Mais ce n'est pas ça qui m'amène mais bien Confide in me.
Sortie pendant la traversée du desert de Kylie, cette chanson est passée presque totalement inaperçue, au moins en France. Forcément, Kylie, à l'époque en 1994, avait encore l'image nunuche Stock, Aitken et Waterman solidement collée aux basques. Elle se cherchait sans vraiment se trouver, elle se tapait Michael Hutchence qui s'est suicidé. en un mot comme en cent, c'était pas la méga forme. Elle sort à ce moment un nouvel album appelé simplement Kylie Minogue. Confide in me est le premier single qui en est extrait et, aux vues des autres, c'est surement le seul à sauver. Le seul intéret du second single, Put yourself together, est son clipKylie nous gratifie d'un strip-tease à la Jane Fonda dans Barbarella. Et pour le troisième, sans commentaire.

Mais revenons à Confide in me. Perso, j'avais complétement craqué sur ce morceau. On était à l'époque de Massive Attack, Tricky, Earthling, Moloko et le label Mo'wax. Le trip-hop faisait ses débuts et, sans dire une trop grosse connerie, ce titre est tout de même très proche de cette mouvance. Il a été écrit par Steve Anderson, Dave Seaman et Owain Barton et produits par les Brothers in rythm qui ne sont autres que les 2 premiers (Steve et Dave). Ils n'ont pas fait des milliards de trucs derrière. Sur cette version, enlevez tous les bruits bizarres du début, imaginez qu'elle commence à la première note de violon et laissez vous porter.



Cette chanson est aussi sortie dans une version française absolument ridicule.

Avec Kylie Minogue, on ne peut pas non plus occulter sa résurrection avec Can't get you out of my head en 2001. La musique, bien que ce soit de la dance à 2 balles, est tout de même pas mal mais le clip, ah le clip. Le petite Kylie (je crois qu'elle est très petite) qui se trémousse dans son ensemble blanc collé à même la peau, c'est énorme, ça donne le kiki tout dur. 
Ce clip a été responsable, à l'époque, de longues discussions. J'avais mis en place une question pour ma copine: "Imagine, un jour, ça sonne à la porte. On est 2 à la maison mais c'est moi qui vais ouvrir. C'est Kylie Minogue dans son truc blanc, celui du clip. Elle me dit: "Hi Nico, it's now or never!!!". Tu  me donnes l'autorisation, juste pour cette fois ou pas?" Cette question, pourtant purement rhétorique, a animé nombres de soirées parce que, bien sûr, pas de raisons que je la garde pour moi, je la posais aussi aux copains et surtout aux copines des copains, en remplaçant Kylie Minogue par qui vous voulez, Brad Pitt, Johnny Depp, Justin Timberlake, Anne de Pétrini (eheh), Jennifer Connelly, Mia Kirshner ou Garcimore (pour les plus dérangé(e)s). Ah on sait rire hein!!!

En résumé, elle aura au moins fait ça.

Unikokaimebifoutrelamerde

ps: Il faut savoir faire des trucs légers parfois!!!!
Par Nico - Publié dans : Zic - Communauté : Sur l'étagère de mon mur
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Vendredi 30 novembre 2007
Ionesco en BD

DienBienPhu-1.jpg Résumé:
2 soldats sont là, dans la cuvette de Dien Bien Phu. L'absurdité de la guerre va les emporter. L'absurdité, pas la guerre.

Dessins; Daniel Casanave
Scénario: Tiré de la pièce de Noël Tuot
Edition: Les réveurs, collection On verra bien

Si Beckett et Ionesco étaient adaptés en BD, ça devrait donner ça.

C'est bien de l'absurdité de la guerre dont on parle ici.
Tout commence avec 2 soldats, dans la cuvette de Dien Bien Phu. Ils sont là, sur les dents. Le moindre brin d'herbe qui bouge est un viet.  Et effectivement, il tue quelque chose, une masse noir, un viet, un cadavre, une chose. Mais cette chose n'est pas réellement morte. Vient ensuite le moment de ressuciter l'un des 2 soldats. Tous les gradés vont tenter de le faire mais aucun ne va y parvenir.

Adapation d'une pièce de Noël Tuot, on est là totalement dans le même registre que les dramaturges cités plus haut. Que ce soit l'attente de la mort ou l'espoir de la resurection, la volonté est bien de nous montrer que nous sommes bien peu de chose et que la guerre, dans son absurdité, n'a pas de raison d'entrainer des comportements logiques et rationnels. Pourquoi ne pas demander à son commandant de ressussiter son ami sachant qu'il se donne le droit d'envoyer tant de monde à la mort? Pourquoi ne pas demander à Pasteur de ressussiter son ami, il a sauvé tellement de vie grace à ses vaccins? DienBienPhu-2.jpg
Mais, au même titre de Beckett avec En attendant Godot, ce style et cette approche du sujet ne me parle pas. Je peux sortir mal à l'aise ou déconcerté par une lecture comme Dien Bien Phu mais je ne considère pas que je passe un bon moment. Oui, la guerre est absurde. Oui, les gradés sont cachés à l'arrière et envoient leurs soldats au casse-pipe. Oui, on y meurt facilement. Je ne sais pas ce que peut donner cette pièce sur scène. Selon comment elle est montée, elle peut surement être drôle mais là, ça ne l'est pas. C'est tragique et morbide mais certainement pas drôle.

Bon, ça me désole un peu de casser un parution de chez Les Réveurs, mais là, vraiment, je n'ai rien trouvé qui me convienne.

En résumé, ben j'ai pas aimé!!

Unikokisseudikeussaipassakam
Par Nico - Publié dans : Bédé - Communauté : Bibliophile et bédéphile
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Mercredi 28 novembre 2007
Woodfred Alcock...

revecassandre-1.jpg Résumé:
Ian et Terry sont 2 frères sans le sou. Pourtant, ils s'offrent un petit voilier, le rève de Cassandre, qu'ils retapent. Ian rève d'investissement dans des hotels en Californie mais ne fait que gérer tant bien que mal le restaurant de son père. Il en profite aussi pour s'amouracher d'une actrice et est pret à tout pour l'impressionner. De son coté, Ian essaie de construire un foyer mais ce n'est pas facile quand on joue au poker, aux courses, à un peu tout et surtout que l'on perd!!! Mais le messie apparait en la personne d'oncle Howard, l'oncle qui a réussi. Ils vont tous les deux aller lui taper un peu de fric seulement ce ne sera pas sans condition!!!

Réalisateur: Woody Allen
Acteurs: Ewan McGregor, Colin Farrell, Tom Wilkinson...
Année: 2007 (sortie le 31 octobre, je recolle, je recolle!!!)
Pays: Etats-Unis

Depuis 3 films, Woody Allen ne fait plus vraiment rire mais il fait peur.

Le scénario n'est pas épais. Dans mon résumé, j'ai même brodé. Mais Woody prend son temps, nous présente les personnages, nous les fait aimer ou détester. Le sujet du film est bien plus le cheminement moral de chacun des deux frères. Ils révent d'une vie meilleure mais on sait très vite que Terry aura du mal à y arriver à cause de l'alcool et du jeu. On se doute aussi que Ian n'est pas taillé pour ça. Son histoire d'hotels, ça semble aussi solide qu'un chateau de carte. Ses rêves de grandeur vont surement l'emporter par le fond avec son bateau. Mais on rêve avec eux. Et Oncle Howard, ah Oncle Howard. Tout le talent d'Allen est de nous parler de lui durant de longues minutes et de nous le présenter que pendant 3 scènes qui font tout le film. Il est le messie, l'oncle d'Amérique qui a réussi, lui, comme se plait tant à la rabacher sa soeur, la mère de Ian et Terry, à son mari, leur père donc. Il est celui qui fait vivre la famille, celui qui donne de l'argent, qui fait des gros cadeaux, le frère prodigue. Et devant cette profusion de louanges, devant la mine déconfite de papa qui n'a que son pauvre petit restaurant vivotant, on se doute bien qu'il y a baleine sous gravillon!!! Mais non, tonton vient faire une petite visite, il est sympa, gentil, il s'inquiète de tout le monde. Et le loup finit pas sortir du bois.

Tout se joue donc sur ce cas de conscience. Le faire, ne pas le faire. Et s'ils ne le font pas, pourront-ils continuer à vivre et se sortir de leurs problèmes? Pourront-ils continuer à regarder Tonton Howard dans les yeux? Et s'ils le font, pourront-ils vivre avec? Et aprés, jusqu'où peuvent-ils aller?
Les situations sont très proches de Match Point mais Woody s'attarde ici beaucoup plus sur le milieu social des 2 frères comme pour plus justifier leurs désirs de s'en sortir (ce n'est pas la misère non plus). Ils leur cherchent beaucoup plus d'excuses. Cela rend l'ensemble un peu plus larmoyant et surtout beaucoup moins immoral mais attention, il ne fait tout de même pas du Ken Loach!!!

Coté acteurs, Colin Farrell est irréprochable, parfait voire excellent. Je suis un peu plus mitigé sur Ewan McGregor qui est largement supplanté, dans son rôle d'arriviste, par la froideur de Jonathan Rhys-Meyers dans Match Point. Il est vrai que son rôle est aussi plus nuancé que celui du professeur de tennis mais, sans réussir à mettre le doigt précisément sur la raison, McGregor sonne parfois faux (je sais, c'est un peu court mais parfois, il faut savoir s'en contenter).

En résumé, impression un peu mitigé. Match Point avait placé la barre très haute dans le même registre et là, Allen est un peu en dessous. Mais ça vaut tout de même cent fois La Faille.

Unikokivahalaiho6nichaveksachairisseuhouikend
Par Nico - Publié dans : Cinoche - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 28 novembre 2007
C'est un monument... japonais...

gto-t1.jpg Résumé:
Eikichi Onizuka est un ex-loubard mais il a décidé de devenir professeur, lui qui a toujours été le pire des cancres et des martyriseurs de prof. Mais sa motivation principale, du moins au début, c'est de se taper des lycéennes. Il n'a que 22 ans que diable. Tout au long (je suppose) des 24 volumes, on nous raconte ses aventures avec les élèves récalcitrants et suicidaires, les professeuses toutes aussi bien carrossées les unes que les autres et ses supérieurs tous aussi débiles les uns que les autres. GTO, ça veut dire Great Teacher Onizuka.

Créateur: Toru Fujisawa
Dessinateurs: Très nombreux
Edition: Pika Edition

Alors, c'est un manga, plus précisément un shönen manga, en gros un truc pour les ados et plus particulièrement un nekketsu. Je vous rassure, avant d'écrire cet article, je n'y connaissais absolument rien et on ne peut pas dire que je m'y connaisse beaucoup plus maintenant!!!

Je n'ai lu que les 4 premiers tomes. Je n'ai pas trouvé ça particulièrment drôle et digne d'intéret. En gros, au début, il se cherche, il est désoeuvré puis il réussit à faire un stage puis à se faire engager dans un collège privé. Sa méthode, c'est d'être encore plus horrible que les plus horribles de ses élèves qui sont violents, vicieux, méchants et qui cherchent systématiquement à le coincer en le faisant passer pour un pervers. En tant qu'ex-cancre et ex-voyou, ça ne lui est pas trop difficile d'imaginer des parades plutôt débiles.

Comme vous l'aurez compris, malgré le culte qui semble entourer cette bédé (je me suis tout de même entendu dire Si tu n'aimes pas cette bédé, je ne peux rien pour toi !!!!), je n'ai vraiment pas été conquis. Oui, c'est parfois marrant mais c'est aussi un peu lourd. Oui c'est parfois osé mais bon, j'ai passé l'age de reluquer les petites-culottes des lycéennes surtout dans des bédés. Même si GTO, le personnage, est attachant, tout ce qui l'entoure est un peu secondaire et inutile. Bon, il faut dire que j'ai un peu le double de l'age du public auquel c'est destiné, il doit y avoir un peu de ça!!! Un point positif tout de même. J'ai eu l'idée d'arréter la lecture dès le tome 2. J'ai finalement continué et ce qui se passe dans le 3 donne envie de lire le 4. Mais comme ça traine et que j'avais depuis le début l'impression de perdre mon temps, ben j'ai tout arrété. C'était le point positif :D.

gto-2.jpg
gto-23jpg.jpg
Coté dessin, ben c'est du manga quoi. Pas de couleurs, des expressions à la western spaghetti, des changements de physionomies digne de Docteur Jekyll et Mister Hide comme on peut le voir sur la 2e images. A droite, c'est lui, Onizuka. Mais sur la première, à gauche avec la chaussure dans la main, c'est aussi lui ainsi que sur la couverture. Il fait vraiment des grimaces horribles.

En résumé, j'ai passé l'age mais quand j'étais petit, j'eus pu aimer.

Unikokifailerevedekassendredemainparkilvapaharene
Par Nico - Publié dans : Bédé - Communauté : Fous de Bande-dessinée
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Mardi 27 novembre 2007

Aye, j'ai mal...

promessesdelombre-1.jpg Résumé:
Anna est sage-femme à Londres. Un soir, elle accueille une toute jeune fille qui meurt en couche. Le bébé survit. Elle va tenter de retrouver sa famille grace à un petit carnet qu'elle a trouvé dans son sac à main malheureusement tout y est écrit en russe. Elle va d'abord le confier à son oncle (immigrant russe) et aller voir dans un restaurant dont elle a trouvé la carte dans le dit-carnet. Là, elle tombe sur une faune aux apparences respectables mais qui respire tout de même la violence, l'illégalité et le meurtre.

Réalisateur: David Cronenberg
Acteurs: Naomi Watts, Vigo Mortensen, Vincent Cassel, Armin Muller-Stahl...
Année: 2007 (sortie en France le 7/11/07)
Pays: USA

Ah ça, il n'y va pas avec le dos de la cuillere à Borsch!!!

Cronenberg est un grand psychopathe, c'est bien connu. Toujours à jouer avec ses démons comme David Lynch, il est surement aussi fou que lui mais dans un genre plus violent.

Ici, la première scène donne le ton. Un gentil garçon un peu simplet fait une deuxième bouche à un autre au lieu de lui faire un brushing. Sans que ce ne soit une profusion de scènes violentes, on n'en prend tout de même beaucoup dans les yeux mais cette violence n'est jamais gratuite.

On rentre ici dans la monde, la mafia russe, où la vie d'un homme (et surtout d'une jeune fille) n'a pas beaucoup de valeur. Et, confronté à tout cela, Anna, dont le travail est de donner la vie, n'est vraiment pas dans son milieu naturel. Elle va tout de même s'accrocher à ses résolutions malgré la pression contraire de sa famille, les menaces à peine voilées du patriarche et la violence de son fils et de son homme de main. Mais ce qui frappe avant tout, comme dans tout film de mafia réussit (où dans les Sopranos), c'est ce contraste permanent entre la respectabilité affichée, le restaurant, les repas de famille et cette violence rentrée qui n'y fait que très rarement intrusion. Quand les enfants sont là, rien de transparait. Quand tout le monde est parti, on parle aisément de supprimer quelques vils personnages de la face du monde ou de se débarasser de la petite sage-femme qui commence à les leur briser menu!!!
promessesdelombre-2.jpg
Cronenberg, comme à son habitude, joue avec les faux-semblants (comprendra qui peut). Loin d'être linéaires, les personnages vont pratiquement tous révéler leurs vrais visages avec en tête Vigo Mortensen personnage glacial et sec tant moralement que physiquement. Sa froideur irradie à l'écran et rares sont les personnages à ne pas en être gagner en sa présence (phrase totalement alambiquée). Vincent Cassel est lui dans un registre proche de la folie qui ne m'a pas énormément convaincu car déjà beaucoup mieux incarné par Al Pacino (Scarface) ou Nicolas Cage (Kiss of death) . Pour ce qui est de Naomi Watts, c'est un ange et Armin Muller-Stahl, malgré un physique de grand-père gateau, se retrouve encore dans un personnage aux multiples facettes dont une très inquiétante comme dans Music Box.

Même si Cronenberg ne relache jamais la pression, j'avoue que je suis sorti de là un peu frustré, j'en aurai voulu plus. Sans dire que la fin est baclée, certaines révélations donnent envie de savoir ce qu'il va se passer aprés mais il a choisi de se focaliser uniquement sur cette interaction d'Anna avec le milieu, le reste n'est qu'une banale histoire de gangsters!!!!

En résumé, c'est bien maisj'en veux plus!!!!

Unikokivafairossilidaifixbienkeujyhaifailassieste

ps: Je me rend compte qu'à une époque, j'étais super à la pointe, je sortais les critiques de films en début de vie. Maintenant, je sors celles de films en fin de vie. Il faut que je me recale!!!!

Par Nico - Publié dans : Cinoche - Communauté : Cinéma
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