WELCOME

Un peu dure depuis quelques semaines, d'avoir une certaine régularité. Je n'ai pas envie d'abandonner le blog, juste moins de temps pour m'en occuper.
Je vais donc essayer de continuer à poster au gré du temps à ma disposition. Je vais au moins le maintenir en vie 
jusqu'à mon départ au Pérou en avril. Je pense que je l'utiliserai pour donner des nouvelles. En attendant, je ferai ce que je peux.

Mais tout de même,
Dieu n'a pris que son dimanche mais il aurait aussi dû prendre son samedi, ça lui aurait éviter de faire des conneries!!!!
Mardi 27 novembre 2007

Aye, j'ai mal...

promessesdelombre-1.jpgRésumé:
Anna est sage-femme à Londres. Un soir, elle accueille une toute jeune fille qui meurt en couche. Le bébé survit. Elle va tenter de retrouver sa famille grace à un petit carnet qu'elle a trouvé dans son sac à main malheureusement tout y est écrit en russe. Elle va d'abord le confier à son oncle (immigrant russe) et aller voir dans un restaurant dont elle a trouvé la carte dans le dit-carnet. Là, elle tombe sur une faune aux apparences respectables mais qui respire tout de même la violence, l'illégalité et le meurtre.

Réalisateur: David Cronenberg
Acteurs: Naomi Watts, Vigo Mortensen, Vincent Cassel, Armin Muller-Stahl...
Année: 2007 (sortie en France le 7/11/07)
Pays: USA

Ah ça, il n'y va pas avec le dos de la cuillere à Borsch!!!

Cronenberg est un grand psychopathe, c'est bien connu. Toujours à jouer avec ses démons comme David Lynch, il est surement aussi fou que lui mais dans un genre plus violent.

Ici, la première scène donne le ton. Un gentil garçon un peu simplet fait une deuxième bouche à un autre au lieu de lui faire un brushing. Sans que ce ne soit une profusion de scènes violentes, on n'en prend tout de même beaucoup dans les yeux mais cette violence n'est jamais gratuite.

On rentre ici dans la monde, la mafia russe, où la vie d'un homme (et surtout d'une jeune fille) n'a pas beaucoup de valeur. Et, confronté à tout cela, Anna, dont le travail est de donner la vie, n'est vraiment pas dans son milieu naturel. Elle va tout de même s'accrocher à ses résolutions malgré la pression contraire de sa famille, les menaces à peine voilées du patriarche et la violence de son fils et de son homme de main. Mais ce qui frappe avant tout, comme dans tout film de mafia réussit (où dans les Sopranos), c'est ce contraste permanent entre la respectabilité affichée, le restaurant, les repas de famille et cette violence rentrée qui n'y fait que très rarement intrusion. Quand les enfants sont là, rien de transparait. Quand tout le monde est parti, on parle aisément de supprimer quelques vils personnages de la face du monde ou de se débarasser de la petite sage-femme qui commence à les leur briser menu!!!
promessesdelombre-2.jpg
Cronenberg, comme à son habitude, joue avec les faux-semblants (comprendra qui peut). Loin d'être linéaires, les personnages vont pratiquement tous révéler leurs vrais visages avec en tête Vigo Mortensen personnage glacial et sec tant moralement que physiquement. Sa froideur irradie à l'écran et rares sont les personnages à ne pas en être gagner en sa présence (phrase totalement alambiquée). Vincent Cassel est lui dans un registre proche de la folie qui ne m'a pas énormément convaincu car déjà beaucoup mieux incarné par Al Pacino (Scarface) ou Nicolas Cage (Kiss of death) . Pour ce qui est de Naomi Watts, c'est un ange et Armin Muller-Stahl, malgré un physique de grand-père gateau, se retrouve encore dans un personnage aux multiples facettes dont une très inquiétante comme dans Music Box.

Même si Cronenberg ne relache jamais la pression, j'avoue que je suis sorti de là un peu frustré, j'en aurai voulu plus. Sans dire que la fin est baclée, certaines révélations donnent envie de savoir ce qu'il va se passer aprés mais il a choisi de se focaliser uniquement sur cette interaction d'Anna avec le milieu, le reste n'est qu'une banale histoire de gangsters!!!!

En résumé, c'est bien maisj'en veux plus!!!!

Unikokivafairossilidaifixbienkeujyhaifailassieste

ps: Je me rend compte qu'à une époque, j'étais super à la pointe, je sortais les critiques de films en début de vie. Maintenant, je sors celles de films en fin de vie. Il faut que je me recale!!!!

Samedi 24 novembre 2007
T'as changé!!!!

PJ-WhiteChalk-1.jpgRésumé:
J'ai toujours beaucoup écouté PJ Harvey (attention se prononce Pidjé) et surtout 4 albums, Dry, Rid of Me4-track-demos et To bring you my love. Même si ses dernières productions étaient un peu en dessous (particulierement son album avec John Parish), les autres sont de tels monuments que je ne pouvais pas totalement l'enterrer, cette brave Polly Jean. Et elle vient (il y a quelques semaines) de sortir un album, mais ce n'est plus vraiment elle!!!

Avant, quand elle était petite, elle était très en colère et elle le montrait. Des morceaux comme Reelings ou Snake sur le 4-track-demos. Bon il faut dire aussi que celui-là était vraiment le plus énervé car très sec, fait uniquement à la guitare avec un magnéto 4 pistes comme son nom l'indique. Mais, même si ce n'était pas systématiquement dur, elle était tout de même plus dans la guitare que dans le violon (même s'il y en avait parfois), et j'aimais ça.

Sur son dernier album, revirement total.

Elle est au piano. C'est toujours noir mais plus de la même façon. Elle ne hurle plus, elle joue plus avec sa voix . Ca, elle l'a toujours fait mais elle cherchait à aller vers des voix graves et rocailleuses (Meet the monsta sur To bring you my love) maintenant elle va vers les aigus. Cela rend ses compositions beaucoup plus aériennes mais certainement pas plus apaisées. Pour ceux qui connaissent Tori Amos, sur un morceau comme When under Ether, je m'y tromperais presque. Je me souviens d'une époque, vers 1996-97, au siècle dernier, où Bjork, Tori Amos et PJ Harvey étaient souvent mises dans la même mouvance tout ça parce que c'était des filles jeunes, belles, indépendantes et un peu énervées. Perso, j'ai toujours trouvé ça très cavalié même si j'adule les 3. Mais bon, même si elles me plaisent toutes beaucoup, je n'avais pas l'impression à l'époque qu'elles jouaient dans la même cours avec la premiere en expérimentation permanente sur des rythmes electro-pop, la deuxième avec son piano et ses jeux de voix et la troisième avec sa guitare en furie (allez accouche, où tu veux en venir?????).
PJHarveyBjorkToriAmos-1.jpgPolly Jean Harvey, Björk Duômundsdottir, Tori amos dans ces années-là

Donc je veux en venir que maintenant je comprend.
Elle a vraiment changé de registre (et va largement empiéter sur les plates-bandes de Tori Amos).C'est noir, c'est lent, c'est mélancolique, c'est triste mais qu'est-ce que c'est bien!!!!! Une chanson comme To talk to you, vous l'écoutez puis vous allez voir Secret Sunshine et vous êtes bons pour un petit Porzac des familles. Sans avoir abandonné sa révolte, elle signe là une oeuvre magistrale qui faut écouter en fermant les yeux.

Et juste pour vous, parce que vous m'êtes fidèles malgré mes manquements de ces dernières semaines, ben je vous met une petite compile  des morceaux que je mentionne dans cet article composée sur Deezer. Vous connaissez Deezer? Vous voulez que je vous explique???

free music


En résumé, simplement magnifique.

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par Nico publié dans : Zic
Vendredi 23 novembre 2007
Illumination et désillusion...

secretsunshine-1.jpg Résumé:
Shin-Ae vient de perdre son mari. En mémoire de lui, elle décide de réaliser son rève, retourner dans sa ville natale, Miryang avec leur fils, Jun. Elle prend ses marques dans cette petite ville tranquille, elle commence à se faire des amis, un prétendant lui coure aprés. Jusqu'à ce qu'un nouveau drame la frappe et là, c'est la descente aux enfers.

Réalisateur: Lee Chang-Dong
Acteurs: Jeon Do-Yeon, song Kong-Ho, Cho Young-Jin....
Année: 2006 (sortie en France, 17/10:2007)
Pays: Corée du sud

La douleur dans la pudeur...

Attention, si votre chat est mort ce matin, évitez ce film, c'est du lourd. Sans voyeurisme, sans pathos, avec même une certaine froideur, Lee Chang-Dong nous raconte une histoire horrible, celle de 2 pertes insupportables mais, plus que sur ces pertes, c'est sur le chagrin et la douleur que l'on s'attarde ainsi que sur les moyens pour remonter la pente.

La religion protestante (mais aussi la catholique) fait de plus en plus d'adepte en Corée du sud depuis une vingtaine d'année. Traditionnellement chamanistes ou boudhistes, les coréens l'ont découvert comme on découvre le 501, les Nike ou les chemises Burberry. C'est pour eux, outre une religion, un symbole occidental.

Dans son malheur, Shin-Ae va se tourner vers la religion incitée par sa pharmacienne de voisine qui a décrétée dès le début qu'elle était malheureuse. Elle y trouve un certain réconfort mais on sent toujours planer au dessus d'elle cette tristesse qu'elle enfouie au plus profond d'elle-même.  Elle semble réellement trouver du soutien dans les prières, les chants prosélytes devant la gare, les réunions Tupperwares avec les bigotes, les messes du dimanche matin. Elle se jette tellement éperdument dans tout ce mensonge qu'elle cherche à appliquer les préceptes les plus pointus sur lesquels même l'abbé Pierre, Pie XII ou Hitler se sont cassés les dents, aime tes ennemis. Elle va s'y essayer, malheureusement, le boulot a déjà été fait!!!!

Donc, en dehors de cette douleur insoutenable qui nous est décrite avec beaucoup de froideur (lumière naturelle, caméra posée, pas de gros plans aux moments les plus poignants), c'est bien d'illumination que l'on nous parle. La religion, en tant que soutien, peut faire son travail mais peut aussi ne pas résister à la révolte individuel, au sentiment si puissant de l'injustice. Je ne peux pas exposer ici tout ce qui est démontré dans le film sans déflorer certains éléments de l'histoire donc autant que je m'arrete là!!!

Coté acteurs, tout tourne autour de Jeon Do-Yeon et c'est incontestablement un excellent choix. Elle incarne un personnage complexe et totalement imprévisible. Sans prendre systématiquement le contre-pied de ce que "devrait" faire son personnage, elle lui donne une profondeur qui va bien au delà de la simple femme éplorée. Elle a eu le prix d'interprétation à Cannes pour ce rôle et on voit pourquoi.

En résumé, un film dur mais beau.

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Jeudi 22 novembre 2007
Eloge de la lenteur et des  menteurs...

Jessejames-1.jpg Résumé:
Jesse James est bandit de grand chemin. Robert Ford est un pauvre gars qui marche sur ses traces. Fasciné par le personnage, il va devenir son bras droit, son plus grand fan, son ombre. Jesse James le sait, le sens, s'en accomode, en use et abuse un peu.

Réalisateur: Andrew Dominik
Acteurs: Brad Pitt, Casey Affleck, Paul Schneider, Sam Rockwell...
Année: 2007
Pays: Etats-Unis


Jésus et Judas, Johnny Rotten et Malcom Mac Laren, Rodin et Camille Claudel, Dali et Amanda Lear. Un maitre, un bourreau, un disciple, un traitre, une victime.

Je vais commencer par les acteurs. Brad Pitt et Casey Affleck. L'ange de la mort, le mythe vivant. Rarement il n'aura été aussi charismatique à part peut-être dans les Ocean de Soderbergh mais avec Georges à coté, on le voit moins. Toujours est-il qu'il irradit pendant tout le film et ça tombe bien, le rôle veut ça. La caméra l'aide aussi beaucoup. Casey Affleck est son anti-thèse. Discret, laid, timide, quelconque, le regard fuyant, lui irradie la petitesse et la lacheté avec son petit sourire qui donne systématiquement envie de fuir à grand pas.

Et ce n'est pas l'histoire d'un mythe mais bien celle de son assassin et de son forfait.
Tout comme Jésus aurait demandé à Judas de le dénoncer, on a l'impression, tout au long du film, que Jesse James traine sa rédemption dans ce personnage trouble, néfaste et détestable mais il le fait en toute connaissance de cause. Tout tourne autour de la fin d'un mythe, des miettes de célébrités qui peuvent rejaillir sur son entourage, de celui qui est tout et qui ne s'en rend pas compte et de l'autre qui n'a rien mais qui rève de tout. Preuve que l'assassin est plus important que la victime. Le film ne se termine pas sur la mort de Jesse mais bien sur celle de Robert (pas de révélations ici, on sait aussi qu'il ne va pas l'emporter au paradis).
Jessejames-2.jpg
Et, comme l'auréole autour de la couronne d'épines de Jésus, Jesse est entouré d'un halo. Le chef-opérateur multiplie les effets de flous, les arrières-plans vaporeux, les couleurs cépias de vieilles photos jaunies par le temps. Jesse est une icône et l'image le prend comme tel. Jesse se dresse seul face à ce train dans la nuit. Il est le seul à avoir la lumière à la main, tous les autres se sont éteints.

Mais tout ceci prend un peu trop de temps. Andrew Dominik joue avec la lenteur, avec la fascination qu'exerce Pitt/James mais quand on connait la fin, on aimerait parfois qu'il abrège un peu. Heurement que l'image est magnifique sinon on pourrait bien s'assoupir.

En résumé, 20mn en moins et ce film est un chef-d'oeuvre, là, il est juste exceptionnel.

Unikokasecretsunshinapondre

ps: A noter aussi une composition impressionnante de Sam Rockwell qui avait déjà fait beaucoup parler de lui pour Confession d'un homme dangereux du Georges mentionné plus haut.
Mercredi 21 novembre 2007
Farce lyrique...

Résumé:
Leporello exécute les basses oeuvres de son maitre, Don Giovanni. Ce dernier passe son temps à séduire des jeunes femmes, grandes dames, paysannes, servantes, espagnoles, allemandes, italiennes, françaises et bien d'autres. Il les arrache à leurs fiancailles, leur fait miroiter monts et merveilles pour finalement les abandonner dès qu'il a consommé. Mais là, il vient de tuer le commandeur, le père de sa dernière conquête, Donna Anna. De plus, Donna Elvira a une méchante dent contre lui, il l'a un peu laissé tomber comme une vieille chaussette. Autant dire que l'étau se ressert autour de Don Giovanni.

Direction musical:Güner Neuhold
Mise en scène: Brigitte Jaques-Wajeman
Chanteurs: Ildebrando D’Arcangelo, David Bizic,Tamar Iveri, Barbara Haveman

Quand Mozart s'empare d'un mythe...

Aprés recherche, l'histoire de Don Juan a été transcrite et adaptée par de multiples auteurs tant français (Corneille, Molière, Mérimé, Montherlant) qu'espagnols (Tirso de Molina, José Zorrilla y Moral), allemands (Hoffmann) et bien d'autres. Il est ici adapté par le livrétiste de Mozart, Lorenzo Da Ponte. L'histoire est donc légèrement différente de la version de Molière (ma plus connue pour l'avoir vu cet été). Mais bon, tout y est. Leporello, fidèle valet qui n'arréte pas de se plaindre de son sort et de tous les malheurs causés par son maître mais qui continue néanmoins à le couvrir et à le tirer des mauvais pas dans lequel il se fourre. Don Giovanni, être amoral au possible qui n'a pour seul but dans la vie QUE de séduire le plus de femmes possibles sans aucune considération de rang, de beauté, de nationalité. Donna Elvira, la vengeresse qui coure aprés Don Giavanni mais qui en est toujours amoureuse. Et toutes la galerie de fiancé(e)s trahis.

La musique de Mozart, si elle n'est pas aussi connu que sur la flûte enchantée (enfin selon moi et je ne suis pas une référence), n'en demeure pas moins enchanteresse (eheh). Les ouvertures grandioses, les envolées lyriques (la mort du commandeur, le petit livre rouge), les fins d'actes en choeur. Et, comme d'habitude lors de concerts, j'ai toujours ce frisson qui passe à un moment ou à un autre, souvent au début. Cette fois, ce fut (waouh, le passé simple) alors que le commandeur agonisait, transpersé par le sabre de Don Giovanni.

Bon, je ne vais pas vous refaire le coup de la drogue mais bon, c'est tout de même un peu ça. Avec une mise en scène beaucoup plus classique que pour la flûte enchantée, on passe tout de même un moment drôle et féérique. Les chanteurs étaient tous d'un niveau exceptionnel avec des mentions spéciales pour Don Giovanni, Leporello, Donna Elvira et Donna Anna, en gros les 4 rôles titres.
Traité sur un registre beaucoup moins dramatique que le Don Juan de Molière, on sait dès le début qu'il n'en réchappera pas. Personnage pathétique et magnifique, Mozart ne nous le montre pas comme un héros mais plus comme une victime de ses propres pulsions. Il se trouve des excuses, en aimer une seule, c'est privé toutes les autres de son amour, quel égoïsme!!!! Leporello, moins lache que Sganarelle, est vraiment drôle. De plus, la façon avec laquelle Zerlina lache sont Masetto est un assez grand moment!!!

DonGiovanni-1.jpgCoté décors et mise en scène, on est aussi dans un conte de fées. Le trompte l'oeil en arriere scène représentant un ciel nuageux ainsi que les jeux de lumière qui l'ccompagne sont magnfiques. Le "plafond" de la scène est "recouvert" de feuillage. Aprés la première scène meurtrière, des troncs d'arbres descendent des cieux afin de composer une forêt. Je dois avouer que ce moment est particulièrement impressionnant (imaginez la machinerie derrière tout ça!!!). Cette forêt devient partie intégrante de la pièce. Elle ménage des cachettes qui vont être utiles à Masetto ou à Don Giovanni. Seul gros point noir, selon moi, une éclairage plus que contestables depuis les cotés de la scène. Pratiquement aucun éclairage frontal si ce n'est lors de la dernière scéne. Les acteurs étaient donc toujours un peu dans une semi-pénombre pas très agréable. Quel parti-pris artistique peut jusitfier ça, je cherche encore. Peut-être que tant que Don Giovanni est vivant, les ténèbres régnent sur terre et, à sa mort, le jour et l'innocence ont enfin vaincu. Peut-être que l'éclairagiste était bourré? Peut-être y-a-t-il eu une pénurie d'ampoules donc ils les ont garder pour la fin? Va savoir Charles!!!!

En résumé, que dire? Mozart, ça le fait. Don Giovanni aussi. En gros, ça la fait!!!

Unikokaivolontairementrivial

par Nico publié dans : Zic
Vendredi 16 novembre 2007
4 salles, 3 ambiances...

Résumé:
Le festival des Inrocks à 20 ans. Ce n'est pas un festival comme les autres car il n'y a absolument pas unité de temps et de lieu. Il a lieu sur une semaine, je crois, et dans plusieurs villes de France dont Toulouse.

Il y avait 2 soirées à Toulouse, nous avons assisté à la première qui rassemblait Yell, Jack Peñate, The Go! team et The Gossip.

Quand je parle de 4 salles, 3 ambiances, c'est parce qu'on a un peu fait exprès de zapper Yelle qui avait la malchanche (mais une chance pour nous) de passer en premier. Non parce que c'est chanson façon Lio, ça va 5mn. Mais bon, le peu que j'en ai entendu, c'était assez péchu et elle n'est pas sortie sous les sifflets.

Et arrivé ensuite Jack Peñate. Pour l'avoir écouté un peu sur Deezer (vous voulez que je vous parle de Deezer???), je ne venais clairement pas pour lui. Petite pop gentillette avec parfois des petits relancs de reggae ou de ska. Ce n'est pas rock à mon sens du terme, juste rigolo.
Et ben franchement, sur scène, j'ai été plus qu'agréablement surpris. Il a une présence indéniable le coco. On dirait de Jesse Garone (le lien ressemble vraiment à une grosse connerie), il bouge dans les sens, il agite frénétiquement son poignée sur sa gratte (il doit être célibataire), il joue avec sa voix qui est plutot du genre très agréable. Accompagné simplement d'un batteur et d'un bassiste (me souviens pas s'il y avait un autre guitariste?), il met le feu à la scène et aux anglaises dans la salle. D'ailleur, une question, comment reconnait-on des anglaises dans un concert au Bikini le 13 novembre? Réponse, ce sont les jeunes à être habillés comme s'il faisait 30 à l'ombre. Mais revenons à nos moutons (and now for something completely different). Donc le gars Jack Peñate, il en impose sur scène malgré son jeune age et franchement, le chanteur des Arctics Monkeys, il fait le dizième de ce que fait Jack et c'est le roi de pétrole!!!

Ensuite, the GO! team. Comment ne pas penser à Arcade Fire quand ils sont sur scène? Premiere configuration, 2 batteurs, 2 guitares, une basse et une chanteuse. Par la suite, la config va changer et encore changer et encore changer. Chacun joue de plusieurs instruments qui de la batterie, qui de la basse, qui du micro, qui du clavier, qui de l'harmonica. Style beaucoup moins dépouillé donc que Jack Peñate. Ici, c'est un vrai groupe presque une chorale. Les rythmes sont joyeux, enlevés, énergiques. Parfois, les intros ou certains instrumentaux me font vraiment pensés à des génériques de séries des années 70. Débauche d'arrangements, des cuivres dans tous les sens. C'est d'ailleur l'un des regrets, les cuivres étaient sur des bandes mais bon, ils jouent tout de même beaucoup de choses "Live" et sont très forts pour mettre une ambiance de feu. Je ne dis pas que j'écouterais ça pendant des heures mais c'est tout de même entrainant.

 



Et pour finir, le clou de la soirée. The Gossip, eux aussi en configuration minimale. Beth Ditto moulée dans une robe fourreau malgré ses 130kg (y a pas de raison). Et quand on parle de The Gossip, c'est vraiment et uniquement The Gossip. Une batteuse tattouée comme un camionneur, un guitariste/bassiste avec une mèche à la Indochine et Beth, rien de plus. Tout de suite, elle prend possession de la scène. Elle y est bien, elle y est seule. Ils enchainent les morceaux du dernier album avec beaucoup de rythme et de fluidité. Beth commence souvent les chansons à capella et les instruments viennent se greffer dessus. Ca saute dans tous les sens dans la salle, les slams s'enchainent sans que qui que ce soit ne viennent les empécher, cool. Enfin sauf pour le nez de Caro mais bon!!!! Le concert se déroule sur un petit nuage, rythme jazzy, soul, rock, très rock, voix chaude de Beth Ditto. Elle capte les regards et pas uniquement à cause de son 120 bonnet F!!!! Elle bouge bien, pas étonnant qu'elle ait été nommée parmi les personnalités les plus sexy de l'année 2006 lors de NME awards. C'est finalement ce sac d'os de Kate Moss qui a remporté le prix, ils ne pouvaient pas faire plus grand écart!!!

Toujours est-il que The Gossip, passant en dernier, s'est payé un petit rappel. Et notre bonne Beth est revenue en "petite" culotte (disons gaine) et soutien-gorge. Elle a commencé à s'agiter à l'avant de la scène puis elle s'est tournée et à baisser sa culotte afin d'exiber un magnifique Fuck you marqué au feutre sur le bas rein. Et de l'autre, elle avait inscrit Grosse sur l'un de ses bourlets ventraux. Classe!!!! Enfin bon, elle n'avait pas besoin de ça pour mettre le feu à la salle!!!

En résumé, ben franchement, un très bon concert, rien à jeter.

Unikokissiremaihunpeu
par Nico publié dans : Zic
Jeudi 15 novembre 2007
Contribue, mon bon, contribue...

Résumé:
Qui s'intéresse un tant soit peu au monde numérique ces temps-derniers a du entendre un peu parler du WEB 2.0. Tout comme tout était passé en ++ quand le C++ est apparu, maintenant, tout ce qui a trait au nouveau WEB est affublé de l'épithète 2.0 parce que ça fait classe. Sans qu'il y ait une définition trés précise de ce truc, moi, je commence à la voir, le OUEB 2.0!!!!!

Déjà, pour revenir sur Deezer (ou LastFM) et sa révolution.

Quelque chose que je n'ai pas mentionné dans mon article sur Deezer, c'est que tout ceci est absolument légal. Que ce soit LastFM mais surtout Deezer, ils ont passé des accords avec les sociétés de droit d'auteurs ainsi qu'avec certaines maisons de disques afin de pouvoir diffuser la musique en toute légalité. Ce qui veut dire que vous n'avez pas à vous sentir coupable de télécharger des gigas et des gigas de musique que vous n'écoutez pas. Maintenant, vous faites vos playlists sur Deezer, vous les supprimez ou pas et, si vous le voulez, vous téléchargez ou achetez les albums.

Depuis que je suis dans l'illégalité, je ne suis jamais autant allé aux concerts.
Je ne sais pas si je vais rentrer dans le rang mais il est incontestable que Deezer ou LastFM sont des outils qui pourraient m'y aider. Pour preuve ce que j'ai fait cette semaine. J'ai créé des playlists sur Deezer avec tous les derniers albums rock qui avaient été bien notés sur les Inrocks. J'ai écouté tout ça, j'en ai ajouté, supprimé. Ca, avant, je l'aurais fait en téléchargeant tout ça pour ensuite voir ce qui me plaisait ou pas. Et je peux vous assurer que c'est méchament plus pratique avec Deezer. Pas besoin de chercher sur la mule, pas besoin de tomber sur des bolards, pas besoin de trier les mp3 salement tagger (je ne met pas n'importe quoi dans ma bibliothèque musicale!!!).

On en revient au coté participatif. Avec Deezer (et je crois que les utilisateurs certifiés peuvent le faire avec LastFM), vous pouvez uploader vos propres morceaux sur le site. Dans un premier temps, ils ne sont visibles que par vous et, une fois que les administrateurs du site ont vérifié qu'ils avaient les droits dessus, ils le diffusent au reste du monde. Ce ne sont donc pas les concepteurs et administrateurs qui créent leur contenu mais bien les utilisateurs. C'est la même chose avec LastFM qui, avec le scrobbling, enrichie sa base de données à chaque fois que vous écoutez de la musique sur votre machine. Ils ne diposent pas forcément des fichiers mais au moins, ils savent que ça existe.

Et c'est bien là dessus qu'est basé, selon moi, le WEB 2.0. La participation accrue des utilisateurs. Ce sont eux qui créent les contenus. On le voit avec la popularité des Blogs.
Quand le oueb a débuté, seule une petite poignée d'élus pouvaient être parties prenantes. Il fallait parler le html couramment pour pouvoir s'exprimer.
Puis sont arrivés toutes les technologies web type PHP qui permettent une gestion simplissime des interfaces. Maintenant même la plus grosse quiche en informatique de mon accabi est capable de faire un site web. Tout est prémaché pour maintenant ne plus se concentrer que sur le fond, la forme est sous-traité!!!!
A mon sens, il est là, le WEB 2.0. Tout le monde partage tout, la musique, les recettes, les avis, les idées, les jeux.

Mais, encore beaucoup plus qu'avant, nous sommes dans l'immatériel.

Lorsque vous écoutez The Gossip sur Deezer, pas de CD, pas de fichiers. La musique vous arrive pas les tuyaux.
Lorsque vous utilisez Marmiton pour une recette, pas de livres, pas de fiche cuisine. Toujours les tuyaux.
Lorsque vous jouez sur KadoKado, Kochonland, Prizee, StudioQuiz, vous êtes face à votre ordinateur.
Lorsque vous jouez à des jeux massivement multijoueurs type WOW, pas de copain à qui taper dans le dos.
Lorsque vous jouez au Poker sur le net, pas de cigare, pas de whisky, pas de regards en coin. Pas non plus de cartes dans les mains.
Des tuyaux partout.

Pour me concentrer sur la musique, utilisez Deezer, c'est être nomade. Vous écoutez votre playlist chez vous, à Singapour, chez des potes. Mais attention, être nomade avec une connection!!!!
Que font les nomades sans connection?
Peut-on imaginer ne plus avoir de connection?
Peut-on imaginer ne pas avoir de traces, ne pas posséder ne serait-ce qu'un petit fichier de 6Mo contenant Listen Up???

En résumé, je vous pose des questions, répondez-moi!!!!

Unikokapleindetruksurlefeu
par Nico publié dans : Zic
Mardi 13 novembre 2007
Le Ouebe 2.0 ...

Résumé:
Quand j'étais petit, je regardais le Top 50 avec Marc Toesca. Et je demandais à mes parents de m'acheter les 45 tours de musique à 2 balles comme Vanessa Paradis, Stéphanie de Monaco, Début de soirée ou Elsa. Ah si j'avais eu Deezer!!!!

Musique à la carte...

Deezer, c'est trés différent de LastFM. Avec Deezer, vous demandez, vous avez et c'est puissant.

En fait, mon rève serait un gros mix de LastFM et de Deezer.

 
Mérites comparés de Deezer et de LastFM
   Deezer
deezer-1.jpg
 LastFM
lastfm-1-1.jpg
 Demande précise d'un titre  Oui, base de données assez riche  Non, uniquement un artiste ou un tag
 Création de liste de lecture  Oui, avec les titres exactes  Oui mais avec les titres qui passent sur la radio
 Partage des listes Non et c'est fort dommage  Oui et c'est trés bien 
 Communautés  Absolument aucune Trés grosse, trés organisée et participative
 SmartRadio  Pas trés puissante Très très puissante
 Ajout de titres Possible soit par demande sur le site soit par l'ajout direct de vos fichier MP3  Je ne crois pas
 Richesse de la base
 Riche mais peut être mise en défaut sur des vieux trucs (pas de Yvette Horner!!!)  Cache ses lacunes derrière l'association intelligente des artistes
 Fonctionnalités Trés peu voire pas Beaucoup de fonctionnalités annexes comme les concerts dans votre région, les radios, les statistiques, les amis...
 Logiciel associé
Aucun Oui, il se branche sur vos logiciels de lecture
Convivialité
Proche de 0 LastFM est basé sur la convivialité!!!!


Donc, en gros, 2 utilités différentes.

Avec LastFM, vous aimez un groupe, vous voulez découvrir des artistes similaires, vous faites une recherche et le site ou le logiciel déroule. De plus, grace au scrobbling de ce que vous écoutez sur WinAmp, Amarok ou MusicMatch, LastFM affine votre profil et vous fait des propositions. Vous pouvez aussi écouter les radios ou les playlists de vos copains et d'illustres inconnus. C'est communautaire, participatif, trés évolué. Une fonctionnalité que je trouve géniale, c'est d'avoir la liste des concerts qui, potentiellement, pourraient vous intéresser dans un certain rayon autour de votre maison. En plus, vous pouvez vous-même ajouter des événements comme le concert du groupe de votre beau-frère à la salle des fêtes de Mufflin ou Don Jiovanni au Théatre du Capitole. Et enfin, au mariage de Jean-Paul, connection internet dans la salle des fêtes de Reboncourt, vous mettez Yvette Horner sur LastFM, les vieux ginchent puis vous lancez David Guetta et enfin The Gossip et tout le monde est content. LastFM déroule des YvetteHorner-Like, des DavidGuetta-Like et des TheGossip-like jusqu'à plus soif!!!!


Avec Deezer, c'est différent. Vous prenez les Inrocks, Technikart ou Tracks et vous repérez un groupe qui vous parait pas trop mal. Vous faites votre recherche sur Deezer. Si c'est vraiment tout nouveau tout beau, ça risque d'être un peu trop frais pour qu'ils aient ça dans leur base de données. Si c'est les Beatles, pas de prob!!! Vous avez tous les titres dispo sur le site. Vous vous créez vos playlists, vous ajoutez les morceaux et le tour est joué. A mon sens, c'est génial pour découvrir des artistes donc vous avez entendu parler par ailleur, ré-écouter des vieux trucs ainsi que pour les enfants quand ils vous tannent pour acheter Koxie, vous leur balancez sur Deezer et ils sont contents. On rejoint la dernière utilité que j'y vois. Toujours au mariage de Jean-Paul à la salle des Fêtes de Roboncourt. Vous voulez vous faire une petit série BalMasqué, dancedescanards, LaChenille, Fruitdelapassion, TataYoyo. Malheureusement, Jean-Claude Sono, le roi de la Sono, il n'a pas tout ça dans ses valises. Quelle faute professionnelle!!!! Et bien vous savez comment remédier à ce grave manquement!!! Un petit coup de Deezer, vous cherchez tous les titres (Tata Yoyo ni est pas!!!) que vous rassemblez dans une play list pendant que Jean-Claude Sono balance la Salsa du Démon et Bézu. Et une fois que Agadou est fini, crac, vous balancez votre série!!!! Mais vous pouvez aussi vous pointer chez des amis, dire que le dernier album de Radiohead ou de PJ Harvey, c'est trop de la balle ou que The Gossip, ça fait trop bouger le popotin. Et là, Monique, la maitresse de maison de dire, Ah mais non, je ne connais pas, de quoi tu me parles et vous de répondre, t'as un PC et une connection digne de ce nom, Connasse? Allez file le moi, je vais te faire écouter, espèce d'inculte!!! T'es vraiment une radasse!!!! Et hop, vous lui balancez tout ça dans son salon grace à Deezer non sans l'insulter copieusement et intercaller un petit Nine Inch Nails ou un Sepultura histoire de bien lui faire comprendre qui c'est le papa avec la Sono dans cette maison de daube!!!! Non mais!!!!

Demain, je vous parle du coté philosophique de la chose. Parce qu'on déconne, on déconne mais ça a tout de même certaines implications tout ça!!!!

En résumé, Deezer et LastFM, 2 outils complémentaires pour sortir de votre marasme musical.

Unikokafailon
par Nico publié dans : Zic
Lundi 12 novembre 2007
Vie d'un oppotuniste

Résumé:
Redmond Barry est sans le sou mais il est amoureux de sa cousine Nora. Or le capitaine John Quin est un bien meilleur parti!!! Redmond va donc le provoquer en duel, le battre mais devoir s'éclipser parce que ce n'est pas bon de tuer un membre de l'armée de sn altesse. S'en suivent une série d'aventures qui vont faconner et révéler le caractére opportuniste, mesquin et violent de notre cher Barry qui ne va pas tarder à devenir Sir Barry Lindon.

Réalisateur: Stanley Kubrick
Acteurs: Ryan O'neal, Marisa Berensson, Patrick Magee...
Année: 1975
Pays: Royaume-Unis

Fresque cynique et décalé, Barry Lindon est l'un des chefs-d'oeuvre de Stanley Kubrick. Il n'a pas fait beaucoup de films mais pratiquement aucun n'est passé inaperçu!!!

Je ne vais pas enfoncer des portes ouvertes ici. Ce n'est certainement plus le moment de vanter l'oeuvre de SK et ce film en particulier. Ils ont tous les 2 fait leurs preuves. Je ne suis pas non plus un expert en cinéma tant au plan technique qu'au plan language lui-même. Mais il y a tout de même certaines choses que j'aimerais dire sur ce film surtout au niveau des images.

Kubrick nous donne avec ce film une suite de tableaux. C'est autant de la peinture que du cinéma. Il a retrouvé ici l'oeil du photographe qu'il était à ses débuts (enfin il ne l'a jamais perdu, c'est juste qu'ici, c'est flagrant!!!). On ne s'en rend pas compte tout de suite mais, autant au niveau des dialogues que de l'image on est dans l'économie.

Pour l'image, c'est réellement frappant de voir cette suite de scènes quasiment immobiles qui s'enchainent. Kubrick passe son temps à décrire une scène vivante, avec un ou plusieurs protagonistes au centre de l'action, puis à rendre tout l'entourage, l'arrière-plan totalement immobile.
C'est vrai pour les 2 duels, c'est aussi vrai pour cette scène magnifique lorsque Barry Lyndon vient saluer je ne sais quel conte dans le restaurant. Grande profondeur de champ. Le conte est au premier plan, Barry Lyndon est à l'arrière, seul à une table. Caméra fixe, il s'avance pour le saluer. Scéne qui se déroule. Mais en parallèle, en arrière plan, on voit un serveur tout au fond de la salle qui sert de vin à 2 autres convives. Tout le temps où Barry et le conte discute, les serveurs et les convives restent parfaitement immobiles. C'est un tableau!!!!

L'autre prouesse est narrative.
Avec l'introduction du narrateur (voix nonchalante de Jean-Claude Brialy, choix plus que judicieux!!!), on est là dans les hautes sphères du récit. Loin de conter bêtement une histoire, il n'a de cesse de faire des commentaires cyniques. Il n'est d'aucune neutralité, bien au contraire.  Il n'intervient que très peu, il fait une petite introduction au début de chaque chapitre comme une mise en bouche des déboires et des aventures de Barry Lyndon. On attend donc avec impatience tous ses petits malheurs en s'en délectant (ce n'est pas charitable) car on ne souhaite qu'une chose, qu'il se croute ce pauvre Barry Lyndon!!!

Et enfin, la dernière est psychologique.
Barry est un benet, un gentil, il aime sa cousine, c'est tout. Bon, le Capitaine Quin a une sale tronche donc il est détestable. Or Barry Lyndon, lui, est plutôt bel homme, bien fait, sympathique. Et pourtant, tout de suite, on le prend en grippe. Il est courageux mais bête. Il est fidéle à son mentor mais il évite la bataille en le sauvant. Il tente de déserter mais il se fait reprendre comme un bleu. Il tente de devenir espion mais il devient agent double. En gros, sans s'en rendre compte, sans être acteur de sa propre vie, Barry Lyndon se laisse porter par les événements et, sans être un méchant homme, il énerve sans raison. Kubrick nous le rend vraiment anti-pathique grace à sa façon de le filmer et surtout au jeu de Ryan O'neal qui, s'il n'a fait que ça de bien dans sa carrière, l'a fait de façon magistrale!!!


En résumé, Kubrick, c'est du bon. Barry Lyndon, c'est du trés bon Kubrick!!!

Unikokikontinuhamataikubriksurartai
Jeudi 8 novembre 2007
Jeune rostbif en manque de repéres...

this-is-england-1.jpg Résumé
1983, petite ville en Angleterre. Thatcher vient d'arriver au pouvoir, elle a commencé son oeuvre de destructions. Elle en a posé les jalons en boutant les Argentins hors des Malouïnes, archipel avec plus de moutons que d'humains. Le père de Shaun, 12 ans, est mort là-bas. Seul avec sa mère, il s'en remet difficilement. Un peu rebelle, son poing s'écrase facilement sur la tête de quiconque le provoque. Woody, le petit chef d'une petite bande de skinheads gentillets le prend sous sa coupe. Pour le moment, rien de mal. Les choses se durcissent quand arrive Combo.

Réalisateur: Shane Meadows
Acteurs: Thomas Turgoose, Stephen Graham, Jo Hartley...
Année: 2006 (sortie en France, 10/10/07)
Pays: Angleterre

Ce que ,j'aime, la petite histoire au milieu de la grande.

Je n'ai pas vécu à cet endroit à cette époque mais j'avais presque 10 ans à ce moment-là. Les pantalons étaient comme ça, les voitures étaient presque comme ça et le reste était beaucoup moins violent.

Qui se souvient, en France, de cette guerre des Malouïnes?
Pour nous, cela reste qu'une petite anecdote dans l'histoire anglaise. Ce film nous donne l'impression que c'est aussi une anecdote pour certains anglais. Quelque chose dont ils ne sont pas trés fiers, au moins pour ceux qui n'y sont pas allés. Pour les autres, ceux qui l'ont faites, les familles des soldats qui sont morts sur ce rocher perdu au milieu de nul part, eux on l'impression d'être les oubliés de l'Histoire.

This is England se déroule donc sur fond de guerre qui n'a pas avoué son nom, de crise économique qui laisse trop de monde sur le bas-coté et de monter du racisme. La reconstitution est plus que plausible. Le film commence sur des images d'archives sur Thatcher, les grèves, la guerre, les skinheads, les émeutes.

Et c'est dans ce monde qui ne lui a pas fait de cadeau que Shaun va se trouver une bande d'amis. Plutôt sympas au début, les choses vont changer à l'arrivée de Combo. Pitbull sanguinaire, il prone ouvertement des idées d'extrême droite. Il va entrainer une petite partie de la bande, les laissers pour compte dans un tourbillon de violence et de xénophobie. Sans forcément se reconnaitre là-dedans, Shaun va surtout trouver un modèle, un guide, quelqu'un qui s'occupe de lui et qui le fait se sentir important. De son coté, Combo se rend compte de l'ascendant qu'il prend sur Shaun, c'est un peu sa chose, son mini-moi.
this-is-england-2-copie-1.jpg
Et les choses qui paraissent évidentes ne le sont pas toujours. Il serait si simple pour Woody de suivre Combo aveuglement. Mais non. Il serait si simple pour la mère de Shaun de simplement sortir son fils des petites griffes de Woody. Mais non, elle se contente d'une petite réprimande pour la coupe de cheveux. Il serait si simple pour Combo de faire copain-copain avec Milky. Mais non. Sans forcément nous embarquer systématiquement sur des fausses pistes ou prendre le contre-pied, Shane Meadows sait rendre son sujet intéressant et humain car peu évident. Chaque personnage a sa part d'ombre et de lumière. Personne ne va radicalement s'opposer à Combo mais Combo est les siens ne vont pas non plus venir exercer un quelconque droit d'ainesse sur la bande de Woody. Tout cela cohabite dans un équilibre précaire et réaliste.

Coté acteurs, rien à jeter. Thomas Turgoose est d'une juste assez incroyable du haut de ses 12 ans. Il a été reperé lors d'un casting sauvage dans un centre d'aide pour les enfants en difficulté. On sent que c'est vraiment une petite frappe haute-comme trois pommes. Stephen Graham et Jo Hartley sont aussi très justes chef de bande facho ou pas.

En résumé, un film comme je les aime, humain et grandiose.

Unikokidoipondrelakubirkparskilmairite

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