Résumé:
Arctic Monkeys c'est le petit groupe de djeuns anglais avec la grosse méche et les jeans slim, des djeuns de leur époque quoi!!! Je me les passe en boucle depuis quelques mois, surtout leur dernier album (Favorite worst nightmare) mais au moment où j'écris ces lignes, j'écoute le premier parce que c'est le seul que j'ai au boulot. C'est bien, ça pulse (surtout le dernier album).
Arcade Fire, c'est un truc que j'ai découvert un peu tard. Gros groupe canadien, ils sont la pop hyper hyper chiadée (tu parles d'un langage pour une critique) avec moultes effets sonores. Ils en sont à leur 2e album (Neon Bible) et c'est bien.
Donc, dans l'idée, moi j'y allais pour les Arctic, un peu rien à foutre d'Arcade Fire, c'est trop mou à mon goût mais c'est trés bien quand même. Donc, selon moi, la config que j'avais imaginé, c'était les Arcade en premiere partie des Arctic. Et bien non, c'était tout l'inverse. Outre une première première partie pas trop mal, Albert Hammond Jr, guitariste des Strokes en solo, et bien c'était bien les djeuns qui faisaient la première partie des vieux.
Et, sans vouloir les excuser, c'était mieux comme ça.
Les 4 jeunots se sont pointés sur scène, pas bonjour, pas merde et ils ont envoyé
la purée. De la très bonne purée, conforme à ce qu'il y a sur l'album. Seulement, un concert, ce n'est pas que pousser la chansonnette dans un micro face à 5000 personnes, c'est aussi se bouger
un peu le fion. Et bien là, rien, keud, nada, que dalle, des nèfles, bernique, nothing, RIEN. Autant ils ont une musique qui pulse à mort, autant sur scène, ça ne donne pas plus. Et oui parce que
quand même, ça continue à donner mais quand on voit que même Travis arrive à se faire passer pour du rock sur scène, on se dit que du vrai rock qui bouge,
pas de la soupe comme Travis, peut donner à mort sur scène, slams, pogo et tout le tintouin. Et bien, rien de réellement plus fort, juste la musique, pas
de transcendance.Surement la faute à un jeu de scène quasi inexistant, personne ne bouge, personne n'invective le public, ils font leur truc et au revoir.
Décevant en tant que concert.
Par contre, coté Arcade Fire, là ça donne. On aurait presque
l'impression que c'est du rock, un peu comme Travis (eheheh).Ils sont 9 en scéne, 2 violonnistes, 2 cuivre, un batteur, un chanteur, 2 guitaristes et une chanteuse qui fait tout et n'importe quoi (clavier, batterie, vielle (oui, de la vielle), guitare, accordéon). Et tout ce beau monde se bouge. On sent vraiment qu'ils prennent plaisir à ce qu'ils font et nous aussi. Un des guitaristes, quand il ne guitare pas (du verbe guitarer, vous ne connaissez pas? Pas de ma faute si vous êtes illettré!!!!) passe son temps à taper sur une caisse clair (ou sur un casque de moto), à jeter tout et n'importe quoi dans les airs (notamment la caisse claire) et a tenté, parfois maladroitement, de les rattrapper (les remplace tout et n'importe quoi, c'est pourtant clair!!!!). Mais tout de même, outre le chanteur, Win Butler, qui impose sa voix caverneuse, j'ai craqué pour Régine Chassagne (la femme du chanteur) qui joue de tout et n'importe quoi, qui chante, qui bouge dans tous les coins (sauf quand elle est à la batterie). Elle est vraiment impressionnante d'énergie et de présence.
Régine est au centre et Win, c'est le monsieur au chapeau.En résumé, ce n'est pas plus mal que les Arctic monkeys fassent leur premiere partie, ça leur montre ce qu'il faut faire!!!!
Unikokissairemihahaikoutailabumdaizarcak
ps: Très gros arrivage de critiques théatre à venir. Toutes celles d'Avignon sont faites. Je vais tout balancer d'un coup soit ce soir mais plus surement demain soir. Attention les yeux!!!!
ps: Gros arrivage de bédé, les derniers Larcenet, des Bouzard, un Blutch, d'autres. Un Cassavetes aussi dans les cartons. Comme quoi, généralement les vacances sont plutôt synonymes de marasme culterel, et bien là, faut bien s'occuper quand Caro est partie!!!!!
Mélange des genres...
Résumé:
Lulu est belle. Elle plait. Au père, au fils. Elle chante et danse aussi. Elle est ingénue à moins qu'elle ne soit manipulatrice, on ne sait pas trop.
Toujours est-il qu'elle a beaucoup de prétendants, riches ou moins riches mais elle pousse le bouchon un peu trop loin, Lulu.
Auteurs: Pièce de Franck Wedekind, Film de Wilhelm Pabst avec Louise Brooks
Compagnie: Cartoun Sardines Théatre CST (Marseille)
Mise en scène: Dominique Sicilia et Patrick Ponce
Théatre: Théatre des Lucioles (Avignon)
La compagnie
Déjà vu en Avignon, elle est spécialisée dans la reprise de vieux films (principalement muets) qu'ils sonorisent et jouent en parallèle. J'avais vu
Faust de Murnau, déjà très bien. Celui-ci est meilleur.
La démarche
Donc, la reprise de vieux films muets, pour la plupart cultes. Ce Lulu avec Louise Brooks est semble-t-il
assez connu des gens qui le connaissent (eheh). Ils font ensuite un gros mélange théatre/cinéma en jouant la plupart des dialogues du film, en rajoutant des scènes, en bruitant...
Lulu
Histoire de la descente aux enfers d'une jeune et belle (très belle!!!) ingénue, danseuse de revue un peu capricieuse. Le film est ancré dans les années 30, pas totalement expressionniste comme
pouvait l'être Faust mais on est tout de même proche. La pièce, avec les mêmes personnages et le
même sujet, est plus violente parce que l'on nous expose les motivations des personnages plus en profondeur.
La mise en scène
D'une précision de métronome, on est sans cesse au cinéma et/ou au théatre. On va même jusqu'à avoir 2 écrans qui projettent 2 scènes du film sensées être simultanées mais qui, au montage, ont
surement étaient hachées. Là, elles ont été "démontées" pour retrouver leur cohérence et sont effectivement diffusées en simultané. Les CST se permettent aussi certains écarts
par rapport au film qui sont les bienvenues. Ils s'amusent parfois à faire en spectacle vivant le contre-champ de ce que l'on voit à l'écran. Exemple: Dans le film, quelqu'un sonne à la porte. Ce
quelqu'un est face caméra et écoute se que la personne qui est venue lui ouvrir la porte a à lui dire. Un des acteurs joue ce personnage que l'on ne voit pas à l'image, on a ainsi l'impression
d'un réel dialogue entre l'image et le comédien. Ils s'amusent aussi à faire des sorties d'écrans. Un personnage sort du cadre dans l'image du film et apparaît en vrai
sur la scène. Les effets de ce genre sont toujours réussis, assez peu nombreux pour faire mouche à chaque fois. Les lumières sont elles aussi toujours
très belles et en adéquation avec l'image du film.

Les acteurs
2 en scène, une femme (Dominique Sicilia) et un homme (Patrick Ponce) assistés d'un musicien bruiteur (Pierre
Marcon). Les 2 acteurs jouent à eux seuls tous les roles du film. Certains sont fluctuants, d'autres sont attitrés (Lulu pour l'actrice, logique). Ils sont
excellents, très au point et en phase tant entre eux qu'avec le film.
En résumé, un spectacle étonnant, parfois drôle, toujours très juste avec une mise en scène d'une précision digne de la SNCF des grands jours. Un seul
tout petit bémol, un tout petit peu trop long, il aurait mérité 10mn en moins pour réellement en profiter également pendant toute sa durée.
Unikokisseudikeussailemeyeurpestacledaikartounsardinekilaivu
Résumé:
Dominic Noonan a 37 ans dont 22 passés en prison. Et c'est pour de vrai, c'est un documentaire. Tony Soprano de Manchester, il régne sur l'un des quartiers. Sympa, accessible, rigolo, c'est une brute. On ne voit rien, on devine. Ses chiens de garde, des petits minets en costards noirs, chemises grises et cravates bariolées transpirent la violence.
Documentaire de Donal MacIntyre, 2007.

C'est assez incroyable.
Ce mec est le parrain. Il règne sans partage, il a sa petite cours, ses prétendants, ses remplaçants désignés. On a peine à croire à tout ce qu'il raconte. Il s'est évadé de prison pour braquer 2 fourgons blindés et, libéré, il règle maintenant les problèmes de voisinage, il aide les familles endettées auprès de préteurs véreux, il hurle comme un bulldog sur les gosses qui font du bruit quand il est en train de parler face caméra.
Dans le film, il échappe à X condamnations. Mais il a déjà été inculpé d'à peu prés tout ce qui est puni par la loi sauf de meurtre directement (mais d'avoir commendité, oui!!!!). On voit sa vie de tous les jours, entre son quartier, sa famille, les tribunaux, ses hommes de main, les enterrements. On a réellement de la sympathie pour ce mec qui doit être responsable de plusieurs morts mais qui, quand on connait son histoire, devient presque humain. Son histoire est d'ailleur assez horrible mais il la raconte avec le plus grand naturel. Et, sans raconter en détails les représailles, quand ce mec dit qu'il a fait trés mal à quelqu'un, c'est que ce quelqu'un a vraiment eu très très très mal!!!!
La devise de Dominic, inculquée par son père:
Look after those that look after you
Fuck off those that fuck off you
Ce n'est pas filmé façon documentaire, pas de DV mais bien de la pellicule. MacIntyre use (et abuse un peu) des travellings circulaires autour de Dominic pendant les interviews en tête à tête. Il abuse vraiment aussi des effets avec le plateau mobile (vous savez, le truc au bout d'un bras, comme une grue). Ce genre de plan est vraiment inhabituel dans un documentaire mais vu qu'il en fait trop ce serait aussi pénible dans un film normal!!!
Mais la force du film réside vraiment dans cet effacement total entre la réalité et la fiction. Ce que raconte Dominic, ça a été vu dans nombres films à Hollywood ou dans des séries (Les Sopranos), dans des bouquins. Tout ça rappelle forcément une fiction vue ou lue. Mais là, c'est vrai. Il l'a fait, il l'a vu, il l'a fait faire.
En résumé, aucune violence dans les images si ce n'est la pauvreté du quartier mais Dominic et ses sbires vivent de et par la violence. C'est à voir mais c'est assez dur d'y croire surtout parce que l'on ne veut pas!!!
UnikokavailinpressiondevoirVicMacKay
Là où L'hiver sous la table a raté...
Résumé:
Me souviens plus des noms des personnages. Ils arrivent d'un pays où l'on ne peut plus vivre, lui, son frère, sa soeur (et ce n'est pas le bonheur) et un ami. Pas de
travail, rien à manger. Ils veulent passer en Angleterre, le pays où tout est possible. Mais en attendant, ils sont hébergés clandestinement dans un foyer de clandestins. Et il tombe amoureux de
la responsable. Et elle n'est pas insensible à ses charmes. Mais la France n'est qu'une étape, il doit trouver un passeur pour réussir à s'introduire en Perfide Albion.
Auteur: Côme de Bellescize
Compagnie: Théatre du Fracas (Paris)
Mise en scène: Côme de Bellescize
Théatre: Le Petit Louvre (Avignon)
Ce que j'attendais de L'hiver sous la table.
Le texte:
Une histoire sociale et humaine. Des sentiments forts qui se confrontent à des situations de détresse. Un exposé des raisons et de l'état d'esprit de
ces migrants obligés de fuir leurs pays à la recherche de quelque chose de meilleur. Ils savent qu'ils ne seront pas les bienvenus là où ils vont arriver mais c'est toujours mieux, beaucoup mieux
que là où ils étaient. Mais sur le chemin, ils font des rencontres. Mais rien ne doit les faire dévier du but final car en France, ils ne sont vraiment mais vraiment pas les bienvenus.
Les acteurs:
14 personnes en scène, 12 acteurs, 2 musiciens. C'est réellement le travail d'une troupe. On sent que même les petits rôles sont investis dans la
pièce. C'est déjà ce que l'on avait ressenti quand l'un des acteurs (second pas petit rôle) nous avait abordé avec son tract. Il défendait bec et ongle sa pièce. On ressent ça sur scène, il y a
une belle cohésion qui donne encore plus de force à la pièce.
La mise en scène:
De très beaux effets avec les toiles tendues. A part ça, classique.
En résumé, une belle pièce par une troupe jeune et dynamique. Sans être LA pièce du OFF, elle vaut le détour.
Unikokissanzetretransendaihabiennaimai
Résumé:
Ben Don Quichotte quoi!!!! Les moulins, les guerriers, sa Dulcinée... Don Quichotte quoi!!!!
Auteurs: Les loups Masqués, Gilles Cailleau un peu aidé par Cervantes!!!!
Compagnie: Les loups Masqués (Marseille)
Mise en scène: Gilles Cailleau
Théatre: Espace Alya (Avgnon que pour le festival je crois)
Sur ce coup-là, je me suis encore planté. Pas forcément un spectacle uniquement pour les enfants, loin de là, l'approche fait qu'il leur est tout de même largement
accessible mais c'est tout de même dirigé vers le jeune public
4 acteurs en scène, qui vont nous conter la véritable histoire de Don Quichotte parce qu'ils sont les arrières-arrières-.......-arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-petits enfants de
quelques obscures bonnes ou cuisinières de sa seigneurie. S'en suivent des scénettes sur l'histoire du coco légerement revisitée mais surtout largement faites de brics et de brocs.
Certains effets sont rigolos (T'es rrrrrrigolo Nicolas!!!!), ça m'a fait sourire, si si, je vous assure. Mais il est clair que cela fait beaucoup plus
mouche auprès d'un jeune public et moi, j'ai totalement perdu mon âme d'enfant, je sais c'est triste mais c'est comme ça!!!!! C'est parfois une joyeuse pagaille mais c'est toujours
divertissant.
Coté acteur, ils vont tous se relayer dans le rôle titre. Sancho Pansa aussi est joué par 2 acteurs différents. Ils sont tous très bien malgré parfois quelques accents un peu neuneu qui font
penser à Dorothée (argh, je suis sévère!!!).
En résumé, ben je me suis planté, je n'ai pas la candeur nécessaire pour apprécier ce genre de spectacle. Et surtout, au niveau humour, c'est presque aux antipodes de ce qui me fait rire donc...
Mais c'est tout de même un très bon spectacle pour les enfants.
Unikokaissaideuneupatrokassaiparceukeussaikenmemebienfèe
Papa rebelle...
Résumé:
Il est là, seul. Seul face à une porte. De l'autre coté, son fils dont il vient de trouver le journal intime, posé en évidence sur la table de la cuisine. Et dedans, des mots sur lui, ce père
qui, sans forcèment être parfait, a essayé d'être un bon père. Il essaie toujours. Il essaie de renouer le contact mais là, il craque!!!!!
Auteur: Brigitte Jacobs
Compagnie: Compagnie Euphoric Mouvance (Auvergne)
Mise en scène: Hervé Haggaï
Théatre: Théatre des Lucioles (Avignon)
Prouesse d'acteur, texte magnifique, sujet qui interpelle.
Le texte.
Un père. Seul face à un mur, son fils. Il ne sait plus quoi lui dire, il ne sait plus quoi faire afin que ce grand garçon lui montre un minimum d'intéret, de respect, de considération. Il lutte,
il hurle mais la seule réponse est le silence. Axé principalement sur la paternité et ses affres, le texte balaye aussi d'autres sujets qui y sont tout de même directement connectés, la crise de
la quarantaine, la société de consommation, les modes... Ce père en a purement et simplement marre. Il a l'impression de se faire prendre pour un con par un ado qui pense détenir la vérité. Il le
juge sans savoir ce qu'il a enduré pour en arriver là. Un ado quoi. Un petit con. Mais un père ne peut pas dire ça à son fils. A moins que... C' est parfois drôle, parfois dur, souvent
émouvant.
L'acteur.
Mise en scène.
Sobre, peu d'éléments de décors à part cette sorte de marche-pied/punching ball en fond de scène qui représente la fameuse porte. Puis quelques morceaux de mousse qui vont jouer aussi différents rôles au cours de la pièce. A noter tout de même un très bel effet en fin de spectacle.
En résumé, un spectacle fort par le texte et le jeu de l'acteur (Bruno Bonjean). A voir.
Unikokissaireconuhado
Cul-cul à se le taper sous la table...
Résumé:
Florence Michalon (Mlle Florence) loue à Dragomir (Drago pour les intimes) son dessous de table de salle à manger/salon. Juste histoire d'arrondir les fins de mois et de rendre service. De cette
sous-location improbable va naitre une histoire d'amour qui ne convient pas forcément à tout le monde.
Auteur: Roland Topor
Compagnie: Crescendo
Mise en scène: Patrick Blandin
Théatre: Le Rouge-Gorge (Avignon)
Mouaip.
Sur le papier, c'est séduisant. Topor, 4 molières en 2004, rôle titre initialement interprété par Isabelle Carré (et on m'a parlé de Dominique Pinon pour Dragomir), histoire un peu politique, subversive, de gauche!!!
Dans les faits, ça ne donne rien. Aucune “subversion” dans l'histoire. Bon, subversion est peut-être un peu fort, on n'est pas dans la transgression à tout prix mais le sujet était tout de même propice à un minimum de prise de position, d'avis éclairés sur la condition des travailleurs clandestins, sur les raisons qui les font chercher un eldorado en venant en France. Rien de tout ça.
Bon, je me suis surement planté sur le sujet et surtout sur les intentions de Topor. Absolument aucune dénonciation, aucun constat sur une situation révoltante. L'hiver sous la table se contente d'être une bleuette à peine réjoïssante, en fait carrément cul-cul avec ses 2 personnages d'amoureux transis que l'on a envie de tarter. Dragomir, tu vas me prendre Mlle Florence par tous les trous, dessus et dessous la table et on en parle plus!!!! Seul le personnage du cousin avec son violon amène un peu de folie dans toutes ces situations planplans.
Et, non content de m'être planter sur le sujet de la pièce, on ne peut pas dire non plus que je sois sorti avec le mal aux côtes. Rien de vraiment drôle dans tout ça.
Au niveau des acteurs, rien de particulier à signaler. Les 2 rôles titres sont bien dans leur jeu, les personnages secondaires, sans être flamboyant ne s'en tirent pas trop mal.
En résumé, je dirais que c'est du théatre qui ne sert à rien (waouh, maintenant que j'ai appris à casser, je deviens vraiment méchant!!!!). Pas politique, pas très drôle, pas neuf, pas inventif. Juste de bons acteurs et une bonne idée de départ pas exploitée (ou pas comme je l'aurais voulu). Pour avoir tous ces Molières, Carré et Pinon devaient donner beaucoup plus d'ampleur aux personnages par rapport à la version que j'ai vu.
Unikokidevienmaichansainul!!!
ps: Je vais bientôt parler de Critixman de Larcenet. Ca doit être pour ça que je deviens méchant dans mes critiques.
Don Juan mis en abyme au lieu de tomber dedans...
Résumé:
Bon, Don Juan est un salaud. Il tombe les filles et une fois que c'est fait, tchao bye bye. Sganarelle essaie de lutter, enfin essaie. Et il sait qu'il va finir par leur arriver des bricoles, à
lui et à son maitre.
Auteur: Molière adapté par Luca Franceschi
Molière presqu'en commedia. Ce spectacle nous a été recommandé par Tamino de La Flute Enchantée alors qu'il tractait (néologisme, distribuer des tracts) pour son spectacle mais franchement ce n'était pas la peine, on savait qu'on allait aller le voir son spectacle!!!!
Les acteurs:
La mise en scène:
Il ne manque que les masques pour que l'on puisse vraiment vraiment parler de commedia mais bon, oublions les masques (faisons les tomber!!!), c'est de la commedia. Des libertés par rapport à la pièce, la scène n'est pas une limite, des combats, des digressions, presque tout y est.
En résumé, c'est une vrai réussite que ce Don Juan! façon presque commedia, allez, façon commedia. On ressort de là avec la banane même si le commandeur happe ce pourri de Don Juan!!!!
Unikokivoipassouvendekomediassaimieukomsamaihahavignonyenadelabi1
A cette saison, les tètes tombent...
(pas très drôle comme accroche!!!!)
Résumé:
Des témoignages de génocidaires. De jeunes hutus racontent comment ils en sont arrivés à prendre les machettes pour tuer leurs voisins tutsis.
Auteur: Jean Hatzfeld
Compagnie: Passeurs de mémoires (Ile de France)
Mise en scène: Dominique Lurcel
Théatre: Théatre le Petit Louvre (Avignon)
La démarche.
L'auteur, pour recueillir ces témoignages, a fait parler un groupe d'amis, en prison suite au génocide. Ensemble, ils se sont sentis plus forts, protégés pour raconter comment ils en sont arrivés là.
La mise en scène:
Tout d'abord très belle introduction. Très beau texte qui nous décrit une femme qui va chercher de l'eau à la mare. Comme tous les jours. Mais quelque chose n'est pas comme d'habitude. Des impressions, les noms des animaux, des plantes du marais. On y est, on est au Rwanda, le décor, que l'on imagine grandiose, avec une végétation luxuriante, est posé.
Puis tout débute dans la salle. Les génocidaires sont parmis nous. Ca pourrait être ma voisine (Caro, pas toi???), ou quelqu'un d'autre, que je connais, que je vois. Ils vont ensuite tous sur la scène.
Les témoignages ne sont pas joués, ils sont récités. 4 acteurs en scène, aucun ne récite un génocidaire en particulier. Ainsi, on a bien l'idée de groupe d'amis. Chacun parle à la place de l'autre, cela n'a pas d'importance.
Le texte:
Très belle introduction donc, on s'y croirait.
Pas de détails, rien de scabreux, de violents. Des faits, juste des faits. Comment ils ont simplement suivi le mouvement, comment ils ont répondu aux appels de dirigeants à la radio ou directement sur la place du village. Pourtant rien ne les prédisposait à ça. Pas de tensions particulières si ce n'est un vague ressentiment, des insultes raciales mais il n'y avait pas d'antécédents. Et ils ont continué, comme un boulot que l'on fait tous les jours. Ils se levaient, prenaient la machette, partaient traquer les Tutsis dans les marais, en tuaient quelques-uns puis revenaient à la maison comme si de rien n'était, prendre le diner.
Les (quelques) reproches.
Ce n'est pas très vivant. Même si les témoignages sont intéressants et édifiants, il n'en demeure pas moins que l'on finit pas s'ennuyer un peu, voire par perdre un peu le fils. C'était pour la forme.
Pour le fond, j'avoue que l'on ressort de là sans avoir beaucoup de réponses. Folie ordinaire ou massacre organisé, on ne sait pas trop. Si ces paysans/coupeurs de bras se sont faits embarquer là dedans sans savoir, il devait bien y avoir des gens, au dessus, qui savaient pourquoi ils appelaient au génocide. Ca, on ne le voit pas du tout. Bon, les personnages principaux, ce sont ces paysans, eux n'ont pas la réponse donc on ressort du spectacle comme eux, sans savoir.
En résumé, un spectacle à voir absolument ne serait-ce que pour la force du témoignage.
UnikokaimeraibiendissertaidessahavekPatouhaiKaro
ps: Première fois que j'allais au théatre du Petit Louvre. Lieu magnifique. Petite cours intérieur le long d'une chapelle, le resto. Le théatre est dans la chapelle, scène dans le choeur, gradin montant très haut dans la nef, de grandes tentures rouges devant les vitraux. Lieu unique pour du théatre.
Pas de nouvelles, mauvaises nouvelles...
Résumé:
3 nouvelles de Tchekhov montées en pièce. 3 sujets différents, 3 trucs chiants.
Auteur: Anton Tchekhov
Compagnie: Compagnie du midi (Paris)
Mise en scène: Jean-Pierre Morel
Théatre: La condition des soies (Avignon)
Une autre critique qui va aller vite.
J'ai dormi 20 mn. Pendant la nouvelle qui parlait des cerceuils. Je me suis réveillé à la fin, elle avait l'air rigolote, dommage. La seule richesse du protagoniste, croque-mort, c'était ses cerceuils, pour ne pas se les faire réquisitionner, il les refourgue à un ami qui se retrouve avec moulte cerceuils chez lui. J'ai raté le début mais ça avait l'air rigolo. A contrario, Fanfan a vu le début mais pas la fin, il a eu une légère baisse d'attention. Comme quoi elle devait être chiante cette nouvelle!!!!
Je ne me rappelle même plus des autres sujets, une qui parlait de la famine (avec des huitres), une autre avec un violon cassé (je crois). En gros, c'était pénible. 2 acteurs en scène plus un violoniste. Chaque acteur déclame sa nouvelle, sans réellement la jouer, les autres regardent. Pas de rythme, pas de mouvement sur la scène, un ton vaguement monocorde, comment voulez-vous que je résiste à Morphée moi????
Mais, indépendemment de mon témoignage qui n'a qu'une valeur très symbolique étant donné mon assoupissement, les autres (Caro, Lolo, Marie, Val et Fanfan) n'ont pas aimé non plus, et ils n'ont pas dormi!!!! Donc, tout-de-même, une unanimité pareil doit bien avoir quelques raisons. Et c'est principalement à cause de la mise en scène et des acteurs (en fait non, les acteurs sont bons, c'est simplement le parti pris de lecture qui est naze) que cela pèche parce que le texte est plutôt pas mal, les situation sont tristes, émouvantes, drôles. Mais la mise en scène rend tout cela très chiant!!!!
En résumé, je n'aime pas dire du mal des gens mais effectivement, elle est gentille!!! Enfin bref, NON et pourtant le titre était si prometteur.
Unikokikassenkor



