Eloge de la lenteur et des menteurs...
Résumé:
Jesse James est bandit de grand chemin. Robert Ford est un pauvre gars qui marche sur ses traces. Fasciné par le personnage, il va devenir son bras droit, son plus grand fan, son ombre. Jesse James le sait, le sens, s'en accomode, en use et abuse un peu.
Réalisateur: Andrew Dominik
Acteurs: Brad Pitt, Casey Affleck, Paul Schneider, Sam Rockwell...
Année: 2007
Pays: Etats-Unis
Jésus et Judas, Johnny Rotten et Malcom Mac Laren, Rodin et Camille Claudel, Dali et Amanda Lear. Un maitre, un bourreau, un disciple, un traitre, une victime.
Je vais commencer par les acteurs. Brad Pitt et Casey Affleck. L'ange de la mort, le mythe vivant. Rarement il n'aura été aussi charismatique à part peut-être dans les Ocean de Soderbergh mais avec Georges à coté, on le voit moins. Toujours est-il qu'il irradit pendant tout le film et ça tombe bien, le rôle veut ça. La caméra l'aide aussi beaucoup. Casey Affleck est son anti-thèse. Discret, laid, timide, quelconque, le regard fuyant, lui irradie la petitesse et la lacheté avec son petit sourire qui donne systématiquement envie de fuir à grand pas.
Et ce n'est pas l'histoire d'un mythe mais bien celle de son assassin et de son forfait.
Tout comme Jésus aurait demandé à Judas de le dénoncer, on a l'impression, tout au long du film, que Jesse James traine sa rédemption dans ce personnage trouble, néfaste et détestable mais il le fait en toute connaissance de cause. Tout tourne autour de la fin d'un mythe, des miettes de célébrités qui peuvent rejaillir sur son entourage, de celui qui est tout et qui ne s'en rend pas compte et de l'autre qui n'a rien mais qui rève de tout. Preuve que l'assassin est plus important que la victime. Le film ne se termine pas sur la mort de Jesse mais bien sur celle de Robert (pas de révélations ici, on sait aussi qu'il ne va pas l'emporter au paradis).

Et, comme l'auréole autour de la couronne d'épines de Jésus, Jesse est entouré d'un halo. Le chef-opérateur multiplie les effets de flous, les arrières-plans vaporeux, les couleurs cépias de vieilles photos jaunies par le temps. Jesse est une icône et l'image le prend comme tel. Jesse se dresse seul face à ce train dans la nuit. Il est le seul à avoir la lumière à la main, tous les autres se sont éteints.
Mais tout ceci prend un peu trop de temps. Andrew Dominik joue avec la lenteur, avec la fascination qu'exerce Pitt/James mais quand on connait la fin, on aimerait parfois qu'il abrège un peu. Heurement que l'image est magnifique sinon on pourrait bien s'assoupir.
En résumé, 20mn en moins et ce film est un chef-d'oeuvre, là, il est juste exceptionnel.
Unikokasecretsunshinapondre
ps: A noter aussi une composition impressionnante de Sam Rockwell qui avait déjà fait beaucoup parler de lui pour Confession d'un homme dangereux du Georges mentionné plus haut.
Résumé:Jesse James est bandit de grand chemin. Robert Ford est un pauvre gars qui marche sur ses traces. Fasciné par le personnage, il va devenir son bras droit, son plus grand fan, son ombre. Jesse James le sait, le sens, s'en accomode, en use et abuse un peu.
Réalisateur: Andrew Dominik
Acteurs: Brad Pitt, Casey Affleck, Paul Schneider, Sam Rockwell...
Année: 2007
Pays: Etats-Unis
Jésus et Judas, Johnny Rotten et Malcom Mac Laren, Rodin et Camille Claudel, Dali et Amanda Lear. Un maitre, un bourreau, un disciple, un traitre, une victime.
Je vais commencer par les acteurs. Brad Pitt et Casey Affleck. L'ange de la mort, le mythe vivant. Rarement il n'aura été aussi charismatique à part peut-être dans les Ocean de Soderbergh mais avec Georges à coté, on le voit moins. Toujours est-il qu'il irradit pendant tout le film et ça tombe bien, le rôle veut ça. La caméra l'aide aussi beaucoup. Casey Affleck est son anti-thèse. Discret, laid, timide, quelconque, le regard fuyant, lui irradie la petitesse et la lacheté avec son petit sourire qui donne systématiquement envie de fuir à grand pas.
Et ce n'est pas l'histoire d'un mythe mais bien celle de son assassin et de son forfait.
Tout comme Jésus aurait demandé à Judas de le dénoncer, on a l'impression, tout au long du film, que Jesse James traine sa rédemption dans ce personnage trouble, néfaste et détestable mais il le fait en toute connaissance de cause. Tout tourne autour de la fin d'un mythe, des miettes de célébrités qui peuvent rejaillir sur son entourage, de celui qui est tout et qui ne s'en rend pas compte et de l'autre qui n'a rien mais qui rève de tout. Preuve que l'assassin est plus important que la victime. Le film ne se termine pas sur la mort de Jesse mais bien sur celle de Robert (pas de révélations ici, on sait aussi qu'il ne va pas l'emporter au paradis).

Et, comme l'auréole autour de la couronne d'épines de Jésus, Jesse est entouré d'un halo. Le chef-opérateur multiplie les effets de flous, les arrières-plans vaporeux, les couleurs cépias de vieilles photos jaunies par le temps. Jesse est une icône et l'image le prend comme tel. Jesse se dresse seul face à ce train dans la nuit. Il est le seul à avoir la lumière à la main, tous les autres se sont éteints.
Mais tout ceci prend un peu trop de temps. Andrew Dominik joue avec la lenteur, avec la fascination qu'exerce Pitt/James mais quand on connait la fin, on aimerait parfois qu'il abrège un peu. Heurement que l'image est magnifique sinon on pourrait bien s'assoupir.
En résumé, 20mn en moins et ce film est un chef-d'oeuvre, là, il est juste exceptionnel.
Unikokasecretsunshinapondre
ps: A noter aussi une composition impressionnante de Sam Rockwell qui avait déjà fait beaucoup parler de lui pour Confession d'un homme dangereux du Georges mentionné plus haut.
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