Mercredi 28 novembre 2007
Woodfred Alcock...

revecassandre-1.jpg Résumé:
Ian et Terry sont 2 frères sans le sou. Pourtant, ils s'offrent un petit voilier, le rève de Cassandre, qu'ils retapent. Ian rève d'investissement dans des hotels en Californie mais ne fait que gérer tant bien que mal le restaurant de son père. Il en profite aussi pour s'amouracher d'une actrice et est pret à tout pour l'impressionner. De son coté, Ian essaie de construire un foyer mais ce n'est pas facile quand on joue au poker, aux courses, à un peu tout et surtout que l'on perd!!! Mais le messie apparait en la personne d'oncle Howard, l'oncle qui a réussi. Ils vont tous les deux aller lui taper un peu de fric seulement ce ne sera pas sans condition!!!

Réalisateur: Woody Allen
Acteurs: Ewan McGregor, Colin Farrell, Tom Wilkinson...
Année: 2007 (sortie le 31 octobre, je recolle, je recolle!!!)
Pays: Etats-Unis

Depuis 3 films, Woody Allen ne fait plus vraiment rire mais il fait peur.

Le scénario n'est pas épais. Dans mon résumé, j'ai même brodé. Mais Woody prend son temps, nous présente les personnages, nous les fait aimer ou détester. Le sujet du film est bien plus le cheminement moral de chacun des deux frères. Ils révent d'une vie meilleure mais on sait très vite que Terry aura du mal à y arriver à cause de l'alcool et du jeu. On se doute aussi que Ian n'est pas taillé pour ça. Son histoire d'hotels, ça semble aussi solide qu'un chateau de carte. Ses rêves de grandeur vont surement l'emporter par le fond avec son bateau. Mais on rêve avec eux. Et Oncle Howard, ah Oncle Howard. Tout le talent d'Allen est de nous parler de lui durant de longues minutes et de nous le présenter que pendant 3 scènes qui font tout le film. Il est le messie, l'oncle d'Amérique qui a réussi, lui, comme se plait tant à la rabacher sa soeur, la mère de Ian et Terry, à son mari, leur père donc. Il est celui qui fait vivre la famille, celui qui donne de l'argent, qui fait des gros cadeaux, le frère prodigue. Et devant cette profusion de louanges, devant la mine déconfite de papa qui n'a que son pauvre petit restaurant vivotant, on se doute bien qu'il y a baleine sous gravillon!!! Mais non, tonton vient faire une petite visite, il est sympa, gentil, il s'inquiète de tout le monde. Et le loup finit pas sortir du bois.

Tout se joue donc sur ce cas de conscience. Le faire, ne pas le faire. Et s'ils ne le font pas, pourront-ils continuer à vivre et se sortir de leurs problèmes? Pourront-ils continuer à regarder Tonton Howard dans les yeux? Et s'ils le font, pourront-ils vivre avec? Et aprés, jusqu'où peuvent-ils aller?
Les situations sont très proches de Match Point mais Woody s'attarde ici beaucoup plus sur le milieu social des 2 frères comme pour plus justifier leurs désirs de s'en sortir (ce n'est pas la misère non plus). Ils leur cherchent beaucoup plus d'excuses. Cela rend l'ensemble un peu plus larmoyant et surtout beaucoup moins immoral mais attention, il ne fait tout de même pas du Ken Loach!!!

Coté acteurs, Colin Farrell est irréprochable, parfait voire excellent. Je suis un peu plus mitigé sur Ewan McGregor qui est largement supplanté, dans son rôle d'arriviste, par la froideur de Jonathan Rhys-Meyers dans Match Point. Il est vrai que son rôle est aussi plus nuancé que celui du professeur de tennis mais, sans réussir à mettre le doigt précisément sur la raison, McGregor sonne parfois faux (je sais, c'est un peu court mais parfois, il faut savoir s'en contenter).

En résumé, impression un peu mitigé. Match Point avait placé la barre très haute dans le même registre et là, Allen est un peu en dessous. Mais ça vaut tout de même cent fois La Faille.

Unikokivahalaiho6nichaveksachairisseuhouikend

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