Ciné: La nuit nous appartient

Publié le par Nico

Ah la famille...

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Résumé:
Fin des années 80 à New York. Bobby Green est le king of the night avec El Caribe, la boite qu'il gère pour M. Bouchayev, honnête marchand de fourrures Burt et Joseph Grusinsky, pére et fils, sont aussi flics. Et ils sont accessoirement le père et le frère de Bobby qui a soignesement caché cette filiation à son entourage. Burt et Joe tombe un jour sur Bobby. Sa boite est l'objet de toutes leurs attentions dans leur lutte contre le traffic de drogue. Mais Bobby ne veut rien entrendre, il leur refuse leur collaboration. Tout le monde s'en souviendra!!!


Réalisateur: James Gray
Acteur: Robert Duval, Joaquim Phoenix, Mark Walberg, Eva Mendes...
Année: 2007 (sortie française le 28/11/2007)
Pays: Etats-Unis



James Gray et la Famille!!!

Ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup, le petit James. Déjà dans Little Odessa, on parlait de filiation et de russie. Et surtout, dans The Yards, il était directement question de ce qu'il convient de faire lorsque l'on sait quelque chose de pas très jolie sur sa famille. De coeur ou de sang, le problème est toujours là!!! Içi, on est du coté des gentils avec les 2 mêmes têtes d'affiche.
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Le problème qui se pose pour Bobby est cornélien. Trahir sa famille de coeur pour respecter les volontés et la probité de sa famille de sang. Son mode de vie est à l'opposé de celui de son père et de son frère. Il est le monton noir. Il a honte d'eux, ils ont honte de lui. Il les a rejeté depuis bien longtemps et ne consent qu'à grand peine à les voir et à les présenter à sa petite amie. Burt, le papa, ne comprend pas comment son fils a pu lui échapper de la sorte. Quand à son frère, on sent qu'il lorgne sur la vie et la liberté d'esprit de son frère mais il a choisie la voie de la raison.

James Gray, aussi scénariste, explore donc les rouages de la famille, les obligations, les reniements, les renoncements, les origines et les motivations de chacun. La caque sent-elle toujours le hareng? Grande question à laquelle il va répondre non sans que ses personnages, comme dominés par des forces qui les dépassent, ne subissent les affres du milieu dans lequel ils évoluent. La force de ce film, c'est d'amener ses personnages dans leurs derniers retranchements. Rien ne se passe jamais comme prévu. Tout pourrait être si simple mais il y a toujours un grain de sable qui vient enrayer la machine trop bien huilée. Ca commence avec ce coup de feu près de la voiture, véritable coup de théatre à 20mn du début. Totalement inattendu. Là, je me suis dit que ce film partait dans une direction qui me plaisait. Il faut avoir du cran pour supprimer l'un de ses personnages principaux (vous notez que, contrairement à Rano, je ne dis rien qui pourrait vous donner trop d'indications!!! Alors, Rano, si tu l'as vu, tu te tais!!! Sinon je t'envoie par mail la fin de tous les films que je vais voir!!!!). Puis on enchaine. Chaque coup de théatre n'est pas une invention sortie de chapeau. Tout est plausible, réaliste, absolument pas tiré par les cheveux. La vraie vie (d'un flic new-yorkais).
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Et au milieu de tout ce bazard, les 4 rôles principaux sont magnifiés par les acteurs. Chacun dans son domaine, ils tirent tous leurs épingles du jeu pour faire de ce film une grande réussite. Ajoutez par dessus tout ça la caméra au coeur de l'action, à hauteur d'homme et vous êtes dedans. De ce coté là, magnifique scène de fusillade où l'on ne voit rien. Même chose pour la poursuite en voiture sous la pluie. Mais c'est tellement réaliste que l'on se croirait à la place de Joaquim Phoenix. Et surtout, James Gray se garde bien de faire des plans depuis les autres voitures. Il colle aux basques de Bobby. Tout juste se contente-t-il de faire des plans extérieurs mais ce n'est que pour le montage!!!

En résumé, il faut y aller.

Unikokavraimenhaimai

Publié dans Cinoche

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