Oui mais pas tant que ça...
Résumé:
4 chapitres, des gangters ratés, en devenir, vieux, mourants, loosers, des chanteurs fatigués, vieux coqs qui s'inventent une basse-cours démesurée. Point commun, ce resto d'air d'autoroute
piteux et vide. Ils en sont presque la seule population.

Réalisation:
Samuel
Benchetrit
Acteurs:
Anna Mouglalis, Edouard Baer, Bouli Lanners, Serge Larivière, Jean Rochefort...
Pays: France
Année: 2008, sortie le 26 mars 2008
Des gangters seuls. Des chanteurs seuls. Ils ne sont pas pas totalement seuls, ils se retrouvent entre gangsters ou entre chanteurs ou ils font copain-copain avec leur otage mais tout de même,
ils sont seuls, ils s'emmerdent, disons-le franchement, ils s'emmerdent!!!
Chapitre 1, un gangster sans flingue voudrait bien faire main basse sur la caisse de ce restau-route mitieux. Seulement voilà, le moment propice ne se présente pas, personne ne fait attention à
lui.
Chapitre 2, deux kidnappeurs maladroits tombent sur l'otage qu'li ne faut pas, elle est suicidaire. Donc il va falloir qu'ils veillent sur elle comme le lait sur le feu. Et malgré le peu
d'expérience qu'ils ont de la chose, ils s'en sortent finalement pas trop mal.
Chapitre 3, réglement de compte à OK Coral. Alain Bashung et Arno, en tournée, se croisent dans un restau-route miteux. Vieille rancune, Bashung aurait honteusement volé une chanson à Arno. Ah
bon, laquelle????
Chapitre 4, ce n'est pas à des vieux singes. 5 très vieux gangsters même pas sur le retour. Un est à l'hopital, sur un lit, il attend la mort. Seulement voilà, 30 ans auparavant, il avait dit un
truc à ses potes. Les gars, si un jour... Je veux mourrir là. Ils sont venus appliquer la consigne.
C'est peut-être un film à montrer dans les écoles. Regardez les enfants, ce que c'est d'être un mauvais gangster. Ce sont des ratés, jeunes ou vieux, ce sont des ratés. Regardez les enfants, ce
que c'est que d'être un vieux chanteurs. Ah ça non, ce n'est pas beau de vieillir!!!!
Samuel Benchetrit et ses images en noir et blanc nous donne tout sauf envie de devenir un gangster. En tout cas, pas un de ceux-là. La lumière blafarde donne l'impression qu'il fait
toujours nuit. D'ailleurs, il fait souvent nuit. Une impression de tristesse et de mélancolie se dégage tout au long du film et chaque acteur est là pour la renforcer.
Edouard Baer est sa
tete de chien battu,
Anna Mouglalis est ses grands yeux tristes,
Bouli Lanners et
Serge Larivière tentant veinement de s'en sortir en kidnappeurs plus qu'amateur et enfin les
7 vieux (les 2 chanteurs et les 5 gangsters) qui transpirent gloire et force passées.
Donc, anti-héros attachants, dialogues qui refletent la simplicité des situations, images léchées, moments de vie croustillants. Seulement voilà, il y a quelque chose qui ne prend pas.
Samuel
Benchetrit prend son temps, il prend trop de temps. Il revient sur le braqueur et la serveuse pour donner des clés (et un flingue).
Tarantino et son
Pulp fiction sont
au coin de la rue mais ils y restent. Là où il met toute sa science du cinéma,
Samuel Benchetrit ne met qu'une flopé d'acteurs un peu en roue libre qui ne savent parfois pas quoi se
dire.
Bon, je suis un peu dur. Beaucoup de choses sont à sauver, en particulier les acteurs. Mais si leur directeur avait un peu plus maitrisé son sujet et su où il voulait les emmener, c'eut pu être
très réjoissant.
En résumé, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, vous pourrez louer le DVD...
Unikokireprenhavecdukassagessaipabien