Jeudi 17 janvier 2008
Tu l'as vu...

undefined Résumé:
Absolument impossible. Un homme cours après une femme. Partout, dans une commode, dans les rideaux, dans un théatre de marionnettes, partout... Et c'est beau!!!!

Auteur: Victoria Thierrée-Chaplin
Comédienne, danseuse, acrobate, autre: Aurélia Thierrée
Théatre: Odyssud, Blagnac


Ben ça alors...


Il parait que Victoria Thierrée-Chaplin est la dernière fille de Charlie du même nom. Elle en a gardé le mutisme et la poésie. Elle a écrit, réalisé, mis au point, avec sa fille, un spectacle indescriptible et pourtant je vais essayer de le faire.

Indescriptible avec des mots car visuel, pratiquement uniquement visuel. Tout commence avec une commode.

oratorio-2-copie-1.jpg
Une main, puis deux. Elles ouvrent et ferment les tiroirs. Puis une jambe. Une des mains sort une chaussure et la pose sur la commode. L'autre sort d'un autre tiroir, prend la chaussure et la met sur le pied qui vient de sortir d'un autre. Comme ça jusqu'à ce qu'un Aurélia s'extrait de la commode, comme ça, comme si c'était normal qu'une femme sorte d'une commode.

oratorio-3.jpg

S'en suit un ensemble de numéros, dans les airs, au sol, entre les 2. Beaucoup de jeux avec les rideaux sur le coté de la scène, beaucoup d'illusion. Sans que ce ne soit de la magie, ce sont juste des effets visuels tout en douceur, en grace et en harmonie. Mais ce qui prévaut, c'est le retournement des situations. Aurélia rentre avec un éventail mais il ne bouge pas, c'est sa tète qui bouge. Aurélia  fait le théatre de marionnettes. Sa tete est sur la scène, des marionnettes regardent son spectacle. Un cerf-volant collé au sol rentre en scène. Il tient au bout de sa ficelle une Aurélia qui volette au dessus de la scène. On est toujours dans le mouvement inversé. Certains effets sont vraiment étonnants comme le théatre d'ombre façon marionnettes indonésiennes et encore une fois, Aurélia est une des ombres.

En résumé, un spectacle qui m'a donné envie d'écrire. Je vous conseille vivement d'en profiter, il se joue jusqu'à samedi à Odyssud (hier ce n'était pas plein) et ils sont en tournée.

Unikokissaifendud1narticl

ps: Je ne souhaite pas abandonné ce blog mais ces temps-ci, entre les vacances et les déplacements, franchement, c'est la galère. Mais je vais essayer de pondre demain un article sur La traviata et j'ai plein de bédés et de bouquins dans les cartons. Marie, la prochaine BD sera Les gardes-fous et après je te le rend!!!!
Mardi 6 novembre 2007
Arrete de me coller!!!!

les-siamoises-1.jpgRésumé:
Elles sont soeurs. Elles sont inséparables. Copines, oui, surement. Rivales, oui aussi. Elles sont inséparables. Vraiment vraiment inséparables!!!

Auteur: Jacques Dor
Comédiennes: Florence et Magali Domec
Compagnie: Tintamar
Théatre: Le grand Rond, Toulouse
Vu dans le cadre des apéros-concerts.

Comment vivre à l'unité quand on est toujours 2 collées l'une à l'autre????

Tout commence par des marionnettes. Une forme informe, 2 tetes, un blob, un elephant man, une chose d'où sortent 2 petites tetes. Là, on a l'impression d'être passé au cribble. Le public est regardé. Il est l'objet de toute l'attention de ces 2 tetes.

Puis la masse prend forme humaine. Petite(s) robe(s) année 60 à la Channel, les accroches-coeurs collés aux tempes. 2 jeunes filles qui n'ont pas grandi. Elles sont trés proches l'une de l'autre, tellement proches qu'elles sont collées!!!  Puis elles commencent à nous raconter un peu leur(s) vie(s), attachées l'une à l'autre, les chamailleries, les moments d'intimité, le lacage des chaussures, la bronzette sur la plage.  Les hommes, les autres et leur regard, leur enfance.

Parfois émouvantes, parfois impudiques, parfois hystériques mais toujours drôles, elles déroulent le texte poétique de Jacques Dor avec beaucoup d'énergie et d'émotion. Ponctué de chansons, d'acrobaties et de pas de danse (le Tango Hanchahanche!!!), leur numéro nous transporte dans leur monde de freaks dans lequel elles n'aspirent qu'à une chose, la normalité

Soeurs collées sur scène, Florence et Magali Domec (Coucou!!!) sont soeurs décollées dans la vie. Ce devait être la moindre des conditions pour réussir à donner une telle présence à ce texte et à cet être bicéphale.   Et si l'on ne doit garder que 2 moments, je prend les petits pétales (je t'aime, j't'aime pas!!!) ainsi que cette vente à l'étalage, 2 pour le prix d'une, si c'est pas une affaire ça!!!!!

En résumé, si la compagnie Tintamar passe dans vos parages (elle est spécialisée dans le théatre de rue), ne les ratez pas. Et si vous les ratez, ne m'en parlez pas sinon vous allez m'entendre!!!!

Unikokafaihamengeaihadaissiamoiz
Lundi 5 novembre 2007
Qui trompe qui???

Résumé:
1ere pièce, Central Park West.
Appartement sans dessus-dessous à Manhattan. Phyllis est effondrée. Psychaliste de renom, elle vient de se faire plaquer par son mari, Sam. Elle appelle à la rescousse sa meilleure amie, Carol. Enfin, elle ne l'appelle pas uniquement pour ça.
2e pièce, Old Saybrook.
Maison de compagne dans le Connecticut. Sheila et Norman ont invité Jenny, la soeur de Sheila et son mari pour un barbecue. Soudain débarquent Hal et Sandy, anciens propriétaires de la maison qui vont mettre un peu de folie dans ce monde acceptisé.

Auteur: Woody Allen
Metteur en scène: Benoit Lavigne
Acteurs: Pascale Arbillot, Valérie Karsenti, Xavier Gallais, Bernard Yerlès...
Théatre: Odyssud à Blagnac

Quand Woody Allen fait du Vaudeville.

Ca commence sur les chapeaux de roue. Une psychanaliste qui soigne les autres et qui ne voit pas que son mari est le plus grand queutard de tout Manhattan. Thème Allenien s'il en est!!!  On en retrouve beaucoup d'autres, la bourgeoisie hype new-yorkaise, le vrai-faux séducteur, les trahisons, les réglements de compte, les questionnements de l'auteur, la traversée du mirroir.

Pour Central Park West, tout s'enchaine. 2, 3, 4 puis 5 personnages. Ce qui est vraiment réjouissant dans la construction de la pièce, outre les rebondissements, les trahisons et les descentes sur terre, c'est cette façon qu'à Allen de faire décrire tous les personnages (sauf Phyllis et Carol), par les autres avant qu'ils ne rentrent en scène. On se fait donc une image de Sam, de Howard et de la petite amie de Sam (et oui!!!). Puis ils arrivent en scène. Ils sont conformes ou différents mais ils sont. Toujours est-il que chacun a droit à son costard gentillement taillé par les autres, de face ou dans le dos, tout le monde y passe.

Pour ce qui est de Old Saybrook, j'ai trouvé ça plus contestable. Le revirement de situation m'a laissé de marbre au point que j'ai perdu le fils pendant quelques minutes. Le rythme est beaucoup moins enlevé même si la situation, au moins au début de la pièce est vraiment croustillante.

Coté acteurs, rien à dire, tout le monde est parfait avec une mention spéciale pour Xavier Gallais qui campe tout d'abord un personnage lunaire et trés humain puis un beauf magnifique avec beaucoup d'énergie et une truculence proche du burlesque.

En résumé, woody Allen au théatre, pourquoi pas, au cinéma, c'est mieux.

Unikokissiremai

PS: Désolé pour l'absence mais j'ai eu beaucoup de mal à pondre cet article qui ne me plait pas du tout et qui est donc trés court.
Mardi 18 septembre 2007
Ca péte le feu!!!!

tresmechant-1.jpgRésumé:
Quand sons et images se confondent. Une avanlanche de percu, une profusion de pétards, une débauche de pyrotechnie!!!!!

Festival de rue de Ramonville édition 2007.
Compagnie: Les commandos Percus

Ce spectacle tient de la prouesse musicale, technique et pyrotechnique. 5 ou 6 personnes en scène, hommes ou femmes, on ne sait pas trop. Ils sont vétus de combinaisons oranges avec des casques de soudeurs sur la téte. Ils sont au milieu de la furie. Les percus se déchainent, des cloches et des taules pendent à des montants à l'arrière de la scène et vont vite se faire massacrer (ils sont vraiment trés méchants) et, à chaque coup donné sur quoique ce soit qui puisse produire du bruit, des gerbes de lumière se déclenchent, partout, au dessus de nous, devant, derrière la scène, et même sur la scène. Les étincelles sortent même des cimbales. On ne sait plus qui produit le son et qui produit la lumière. Tout ce qui peut produire du bruit est utilisé. Tout ce qui peut produire des étincelles ou du feu est utilisé. LA DEBAUCHE.
tresmechant-2.jpg
Au début, les feux d'artifices sont silencieux, ce sont bien les percussionnistes qui donnent le la, les effets pyrotechniques accompagnent. Mais petit à petit, tout se mélange pour finir par un dialogue total entre la lumière et le son.
Les sonorités sont souvent bizarres, proches de l'Indus et de la techno. Les percussions sont parfois (souvent) accompagnées par des rythmes électroniques, par une basse ou par ces tubes en plastiques que les soudeurs-batteurs font tourner pour donner des sons proches des infra-basses qui prennent aux tripes.
tresmechant-3.jpg
En résumé, un spectacle impressionnant et qui prend souvent aux tripes. Mais ce n'est pas une raison pour jouer avec les allumettes!!!!

UnikokisseudikeussaikenmemepamalefestivalderudeRatos
Lundi 17 septembre 2007
Comme des enfants...

Mobilehomme.JPGRésumé:
Imaginez un mobile géant, fait avec des vrais gens, qui vous tourne au dessus de la tête!!!!

Festival de Rue de Ramonville Edition 2007.
Compagnie: Transe Express

Quand on rapetisse, ça doit donner ça. Quand on est bébé, ça doit aussi donner ça. Un objet gigantesque qui se promène au dessus de votre téte, qui fait beaucoup de bruit et surtout qui vous hypnotise!!!!!

Idée géniale que celle de Transe Express, remplacer les animaux, les avions, les petits bonhommes des mobiles par des vrais gens avec des vrais tambours. Et pour soulever un tel mobile, il faut une grue trés trés trés haute!!!

Les rythmes sont entrainants, type samba.
Les petits bonhommes sont rigolos dans leurs costumes de tambours-majors, comme des petits soldats de plomb qui auraient mangés trop de soupe. Ils sont d'abord passés au milieu de la foule puis ils se sont installés sur leur engin. Un petit oiseau (une trapeziste) a pris la page centrale. Puis chaque petit soldat a pris sa place sur le mobile qui s'est élevé au fur et à mesure dans les airs. Il a ensuite tourné, trés haut, autour de son super axe (une grue gigantesque). On avait l'impression d'être des enfants en train de nous endormir, je me suis un peu senti comme Passe-Partout. C'était vraiment magique de voir ces 6 ou 7 petits soldats reprendre des rythmes endiablés et cette trapéziste exécuter ses acrobaties à 30 ou 40 métres au dessus du sol.. De plus, le fait de voir ça de nuit rajoute incontestablement quelque chose au spectacle, on oublie la grue, on est sur le point de s'endormir (même si la musique est loin d'être une berceuse, au contraire), on rêve.

En résumé, un moment magique.

Unikopostalabour
Jeudi 26 juillet 2007

Mélange des genres...

lulu-1.jpgRésumé:
Lulu est belle. Elle plait. Au père, au fils. Elle chante et danse aussi. Elle est ingénue à moins qu'elle ne soit manipulatrice, on ne sait pas trop. Toujours est-il qu'elle a beaucoup de prétendants, riches ou moins riches mais elle pousse le bouchon un peu trop loin, Lulu.

Auteurs: Pièce de Franck Wedekind, Film de Wilhelm Pabst avec Louise Brooks
Compagnie: Cartoun Sardines Théatre CST (Marseille)
Mise en scène: Dominique Sicilia et Patrick Ponce
Théatre: Théatre des Lucioles (Avignon)

La compagnie
Déjà vu en Avignon, elle est spécialisée dans la reprise de vieux films (principalement muets) qu'ils sonorisent et jouent en parallèle. J'avais vu Faust de Murnau, déjà très bien. Celui-ci est meilleur.

La démarche
Donc, la reprise de vieux films muets, pour la plupart cultes. Ce Lulu avec Louise Brooks est semble-t-il assez connu des gens qui le connaissent (eheh). Ils font ensuite un gros mélange théatre/cinéma en jouant la plupart des dialogues du film, en rajoutant des scènes, en bruitant...

Lulu
Histoire de la descente aux enfers d'une jeune et belle (très belle!!!) ingénue, danseuse de revue un peu capricieuse. Le film est ancré dans les années 30, pas totalement expressionniste comme pouvait l'être Faust mais on est tout de même proche.  La pièce, avec les mêmes personnages et le même sujet, est plus violente parce que l'on nous expose les motivations des personnages plus en profondeur.

La mise en scène
D'une précision de métronome, on est sans cesse au cinéma et/ou au théatre. On va même jusqu'à avoir 2 écrans qui projettent 2 scènes du film sensées être simultanées mais qui, au montage, ont surement étaient hachées. Là, elles ont été "démontées" pour retrouver leur cohérence et sont effectivement diffusées en simultané. Les CST se permettent aussi certains écarts par rapport au film qui sont les bienvenues. Ils s'amusent parfois à faire en spectacle vivant le contre-champ de ce que l'on voit à l'écran. Exemple: Dans le film, quelqu'un sonne à la porte. Ce quelqu'un est face caméra et écoute se que la personne qui est venue lui ouvrir la porte a à lui dire. Un des acteurs joue ce personnage que l'on ne voit pas à l'image, on a ainsi l'impression d'un réel dialogue entre l'image et le comédien. Ils s'amusent aussi à faire des sorties d'écrans. Un personnage sort du cadre dans l'image du film et apparaît en vrai  sur la scène. Les effets de ce genre sont toujours réussis, assez peu nombreux pour faire mouche à chaque fois. Les lumières sont elles aussi toujours très belles et en adéquation avec l'image du film.

lulu-2.jpg
Les acteurs
2 en scène, une femme (Dominique Sicilia) et un homme (Patrick Ponce) assistés d'un musicien bruiteur (Pierre Marcon). Les 2 acteurs jouent à eux seuls tous les roles du film. Certains sont fluctuants, d'autres sont attitrés (Lulu pour l'actrice, logique). Ils sont excellents, très au point et en phase tant entre eux qu'avec le film.

En résumé, un spectacle étonnant, parfois drôle, toujours très juste avec une mise en scène d'une précision digne de la SNCF des grands jours. Un seul tout petit bémol, un tout petit peu trop long, il aurait mérité 10mn en moins pour réellement en profiter également pendant toute sa durée.

Unikokisseudikeussailemeyeurpestacledaikartounsardinekilaivu

Mardi 24 juillet 2007

Là où L'hiver sous la table a raté...

LesErrants.jpgRésumé:
Me souviens plus des noms des personnages. Ils arrivent d'un pays où l'on ne peut plus vivre, lui, son frère, sa soeur (et ce n'est pas le bonheur) et un ami. Pas de travail, rien à manger. Ils veulent passer en Angleterre, le pays où tout est possible. Mais en attendant, ils sont hébergés clandestinement dans un foyer de clandestins. Et il tombe amoureux de la responsable. Et elle n'est pas insensible à ses charmes. Mais la France n'est qu'une étape, il doit trouver un passeur pour réussir à s'introduire en Perfide Albion.

Auteur: Côme de Bellescize
Compagnie: Théatre du Fracas (Paris)
Mise en scène: Côme de Bellescize
Théatre: Le Petit Louvre (Avignon)

Ce que j'attendais de L'hiver sous la table.


Le texte:
Une histoire sociale et humaine. Des sentiments forts qui se confrontent à des situations de détresse. Un exposé des raisons et de l'état d'esprit de ces migrants obligés de fuir leurs pays à la recherche de quelque chose de meilleur. Ils savent qu'ils ne seront pas les bienvenus là où ils vont arriver mais c'est toujours mieux, beaucoup mieux que là où ils étaient. Mais sur le chemin, ils font des rencontres. Mais rien ne doit les faire dévier du but final car en France, ils ne sont vraiment mais vraiment pas les bienvenus.

Les acteurs:
14 personnes en scène, 12 acteurs, 2 musiciens. C'est réellement le travail d'une troupe. On sent que même les petits rôles sont investis dans la pièce. C'est déjà ce que l'on avait ressenti quand l'un des acteurs (second pas petit rôle) nous avait abordé avec son tract. Il défendait bec et ongle sa pièce. On ressent ça sur scène, il y a une belle cohésion qui donne encore plus de force à la pièce.

La mise en scène:
De très beaux effets avec les toiles tendues. A part ça, classique.

En résumé, une belle pièce par une troupe jeune et dynamique. Sans être LA pièce du OFF, elle vaut le détour.

 

Unikokissanzetretransendaihabiennaimai

 

 

Lundi 23 juillet 2007
Don Quichotte pour les pitchouns...

DonQuichotte-1.jpgRésumé:

Ben Don Quichotte quoi!!!! Les moulins, les guerriers, sa Dulcinée... Don Quichotte quoi!!!!

Auteurs: Les loups Masqués, Gilles Cailleau un peu aidé par Cervantes!!!!
Compagnie: Les loups Masqués (Marseille)
Mise en scène:  Gilles Cailleau
Théatre: Espace Alya (Avgnon que pour le festival je crois)

Sur ce coup-là, je me suis encore planté. Pas forcément un spectacle uniquement pour les enfants, loin de là, l'approche fait qu'il leur est tout de même largement accessible mais c'est tout de même dirigé vers le jeune public

4 acteurs en scène, qui vont nous conter la véritable histoire de Don Quichotte parce qu'ils sont les arrières-arrières-.......-arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-petits enfants de quelques obscures bonnes ou cuisinières de sa seigneurie. S'en suivent des scénettes sur l'histoire du coco légerement revisitée mais surtout largement faites de brics et de brocs.

Certains effets sont rigolos (T'es rrrrrrigolo Nicolas!!!!), ça m'a fait sourire, si si, je vous assure. Mais il est clair que cela fait beaucoup plus mouche auprès d'un jeune public et moi, j'ai totalement perdu mon âme d'enfant, je sais c'est triste mais c'est comme ça!!!!! C'est parfois une joyeuse pagaille mais c'est toujours divertissant.

Coté acteur, ils vont tous se relayer dans le rôle titre. Sancho Pansa aussi est joué par 2 acteurs différents. Ils sont tous très bien malgré parfois quelques accents un peu neuneu qui font penser à Dorothée (argh, je suis sévère!!!).

En résumé, ben je me suis planté, je n'ai pas la candeur nécessaire pour apprécier ce genre de spectacle. Et surtout, au niveau humour, c'est presque aux antipodes de ce qui me fait rire donc... Mais c'est tout de même un très bon spectacle pour les enfants. 

Unikokaissaideuneupatrokassaiparceukeussaikenmemebienfèe

Dimanche 22 juillet 2007

Papa rebelle...

made-in-dignity.jpgRésumé:
Il est là, seul. Seul face à une porte. De l'autre coté, son fils dont il vient de trouver le journal intime, posé en évidence sur la table de la cuisine. Et dedans, des mots sur lui, ce père qui, sans forcèment être parfait, a essayé d'être un bon père. Il essaie toujours. Il essaie de renouer le contact mais là, il craque!!!!!

Auteur: Brigitte Jacobs
Compagnie: Compagnie Euphoric Mouvance (Auvergne)
Mise en scène: Hervé Haggaï
Théatre: Théatre des Lucioles (Avignon)

Prouesse d'acteur, texte magnifique, sujet qui interpelle.

Le texte.
Un père. Seul face à un mur, son fils. Il ne sait plus quoi lui dire, il ne sait plus quoi faire afin que ce grand garçon lui montre un minimum d'intéret, de respect, de considération. Il lutte, il hurle mais la seule réponse est le silence. Axé principalement sur la paternité et ses affres, le texte balaye aussi d'autres sujets qui y sont tout de même directement connectés, la crise de la quarantaine, la société de consommation, les modes... Ce père en a purement et simplement marre. Il a l'impression de se faire prendre pour un con par un ado qui pense détenir la vérité. Il le juge sans savoir ce qu'il a enduré pour en arriver là. Un ado quoi. Un petit con. Mais un père ne peut pas dire ça à son fils. A moins que... C' est parfois drôle, parfois dur, souvent émouvant.

L'acteur.

D'une justesse et d'une énergie impressionnante. Il coure, il hurle, il se jette contre la porte de la chambre de son fils. Le texte est exigent, la mise en scène aussi, mais il les sert avec toute sa force et sa fougue. En fin de spectacle, on le sent réellement éprouvé surement plus par les mots que par la performance physique. Il est dans son rôle de père qui pète les plombs, il ne fait pas semblant.

Mise en scène.
Sobre, peu d'éléments de décors à part cette sorte de marche-pied/punching ball en fond de scène qui représente la fameuse porte. Puis quelques morceaux de mousse qui vont jouer aussi différents rôles au cours de la pièce. A noter tout de même un très bel effet en fin de spectacle.

En résumé, un spectacle fort par le texte et le jeu de l'acteur (Bruno Bonjean). A voir.

Unikokissaireconuhado
 
Samedi 21 juillet 2007

Cul-cul à se le taper sous la table...

hiver.jpgRésumé:
Florence Michalon (Mlle Florence) loue à Dragomir (Drago pour les intimes) son dessous de table de salle à manger/salon. Juste histoire d'arrondir les fins de mois et de rendre service. De cette sous-location improbable va naitre une histoire d'amour qui ne convient pas forcément à tout le monde.

Auteur: Roland Topor
Compagnie: Crescendo
Mise en scène: Patrick Blandin
Théatre: Le Rouge-Gorge (Avignon)

Mouaip.


Sur le papier, c'est séduisant. Topor, 4 molières en 2004, rôle titre initialement interprété par Isabelle Carré (et on m'a parlé de Dominique Pinon pour Dragomir), histoire un peu politique, subversive, de gauche!!!
Dans les faits, ça ne donne rien. Aucune “subversion” dans l'histoire. Bon, subversion est peut-être un peu fort, on n'est pas dans la transgression à tout prix mais le sujet était tout de même propice à un minimum de prise de position, d'avis éclairés sur la condition des travailleurs clandestins, sur les raisons qui les font chercher un eldorado en venant en France. Rien de tout ça.

Bon, je me suis surement planté sur le sujet et surtout sur les intentions de Topor. Absolument aucune dénonciation, aucun constat sur une situation révoltante. L'hiver sous la table se contente d'être une bleuette à peine réjoïssante, en fait carrément cul-cul avec ses 2 personnages d'amoureux transis que l'on a envie de tarter. Dragomir, tu vas me prendre Mlle Florence par tous les trous, dessus et dessous la table et on en parle plus!!!! Seul le personnage du cousin avec son violon amène un peu de folie dans toutes ces situations planplans.

Et, non content de m'être planter sur le sujet de la pièce, on ne peut pas dire non plus que je sois sorti avec le mal aux côtes. Rien de vraiment drôle dans tout ça.

Au niveau des acteurs, rien de particulier à signaler. Les 2 rôles titres sont bien dans leur jeu, les personnages secondaires, sans être flamboyant ne s'en tirent pas trop mal.

En résumé, je dirais que c'est du théatre qui ne sert à rien (waouh, maintenant que j'ai appris à casser, je deviens vraiment méchant!!!!). Pas politique, pas très drôle, pas neuf, pas inventif. Juste de bons acteurs et une bonne idée de départ pas exploitée (ou pas comme je l'aurais voulu). Pour avoir tous ces Molières, Carré et Pinon devaient donner beaucoup plus d'ampleur aux personnages par rapport à la version que j'ai vu.
 

Unikokidevienmaichansainul!!!

 

ps: Je vais bientôt parler de Critixman de Larcenet. Ca doit être pour ça que je deviens méchant dans mes critiques.

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