Résumé:Boris Lentz sort le 2e tome de Ames Rouges. A cette occasion, il convie chez lui une faune hétéroclyte d'écrivain, d'éditeurs... La soirée est un peu perturbée par l'inspecteur Fix... mais à peine. Un tueur rode dans les environs et tout indique qu'il va s'en prendre à lui ou à sa femme.
Dessins et scénario: Frédéric Bézian
Edition: Delcourt, hors collection
Je dirais qu'avant tout, ce livre est un concept.
Ce qui prévaut ici, c'est la froideur. Celles des gens, des couleurs, des dessins, de l'architecture des lieux. Tout semble réfléchi, étudié, maitrisé. On est chez Bill Pullman dans Lost Highway de Lynch. Rien qui dépasse!!!!
La rondeur est quelque chose d'inconnu dans ce livre, à part peut-être pour le meurtrier. Tout est anguleux à commencer par les personnages tant au niveau des dessins que de leurs caractères. Fix ne s'embarrasse pas, il débarque ici comme un chien dans un jeu de quilles et il va à l'essentiel. Boone, le tueur en série, va venir ici parce qu'une spirale l'y mène. Il en est sûr et certain et les protestations des propriétaires des lieux ne le feront pas changer d'avis. Bézian réussit à créer une ambiance lourde et oppressante dès les premiers dessins. Alors que rien d'anormal n'est annoncé, on sait déjà qu'il va se passer quelque chose de grave, que cela va déraper. Tout est trop propre et trop bien organisé pour que cela reste en l'état. Le sang ne demande qu'à éclabousser tout ça.
Les dessins et les
couleurs contribuent pour beaucoup à ce malaise. Des lignes, des angles droits, des couleurs froides, très froides. Une tache toute en courbes et le carmin du sang ne seraient vraiment pas à
leurs places ici!!!! Et même si le scénario est relativement prévisible il est tout de même assez bien ficelé pour apporter son lot de surprises.En résumé, cette BD vaut surtout pour l'ambiance qui s'en dégage et pour ses dessins d'une maitrise rare.
Unikokaissaidessiremetre
Résumé:2 soldats sont là, dans la cuvette de Dien Bien Phu. L'absurdité de la guerre va les emporter. L'absurdité, pas la guerre.
Dessins; Daniel Casanave
Scénario: Tiré de la pièce de Noël Tuot
Edition: Les réveurs, collection On verra bien
Si Beckett et Ionesco étaient adaptés en BD, ça devrait donner ça.
C'est bien de l'absurdité de la guerre dont on parle ici.
Tout commence avec 2 soldats, dans la cuvette de Dien Bien Phu. Ils sont là, sur les dents. Le moindre brin d'herbe qui bouge est un viet. Et effectivement, il tue quelque chose, une masse noir, un viet, un cadavre, une chose. Mais cette chose n'est pas réellement morte. Vient ensuite le moment de ressuciter l'un des 2 soldats. Tous les gradés vont tenter de le faire mais aucun ne va y parvenir.
Adapation d'une pièce de Noël Tuot, on est là totalement dans le même registre que les dramaturges cités plus haut. Que ce soit l'attente de la mort ou l'espoir de la resurection, la volonté est bien de nous montrer que nous sommes bien peu de chose et que la guerre, dans son absurdité, n'a pas de raison d'entrainer des comportements logiques et rationnels. Pourquoi ne pas demander à son commandant de ressussiter son ami sachant qu'il se donne le droit d'envoyer tant de monde à la mort? Pourquoi ne pas demander à Pasteur de ressussiter son ami, il a sauvé tellement de vie grace à ses vaccins?

Mais, au même titre de Beckett avec En attendant Godot, ce style et cette approche du sujet ne me parle pas. Je peux sortir mal à l'aise ou déconcerté par une lecture comme Dien Bien Phu mais je ne considère pas que je passe un bon moment. Oui, la guerre est absurde. Oui, les gradés sont cachés à l'arrière et envoient leurs soldats au casse-pipe. Oui, on y meurt facilement. Je ne sais pas ce que peut donner cette pièce sur scène. Selon comment elle est montée, elle peut surement être drôle mais là, ça ne l'est pas. C'est tragique et morbide mais certainement pas drôle.
Bon, ça me désole un peu de casser un parution de chez Les Réveurs, mais là, vraiment, je n'ai rien trouvé qui me convienne.
En résumé, ben j'ai pas aimé!!
Unikokisseudikeussaipassakam
Résumé:Eikichi Onizuka est un ex-loubard mais il a décidé de devenir professeur, lui qui a toujours été le pire des cancres et des martyriseurs de prof. Mais sa motivation principale, du moins au début, c'est de se taper des lycéennes. Il n'a que 22 ans que diable. Tout au long (je suppose) des 24 volumes, on nous raconte ses aventures avec les élèves récalcitrants et suicidaires, les professeuses toutes aussi bien carrossées les unes que les autres et ses supérieurs tous aussi débiles les uns que les autres. GTO, ça veut dire Great Teacher Onizuka.
Créateur: Toru Fujisawa
Dessinateurs: Très nombreux
Edition: Pika Edition
Alors, c'est un manga, plus précisément un shönen manga, en gros un truc pour les ados et plus particulièrement un nekketsu. Je vous rassure, avant d'écrire cet article, je n'y connaissais absolument rien et on ne peut pas dire que je m'y connaisse beaucoup plus maintenant!!!


Coté dessin, ben c'est du manga quoi. Pas de couleurs, des expressions à la western spaghetti, des changements de physionomies digne de Docteur Jekyll et Mister Hide comme on peut le voir sur la 2e images. A droite, c'est lui, Onizuka. Mais sur la première, à gauche avec la chaussure dans la main, c'est aussi lui ainsi que sur la couverture. Il fait vraiment des grimaces horribles.
En résumé, j'ai passé l'age mais quand j'étais petit, j'eus pu aimer.
Unikokifailerevedekassendredemainparkilvapaharene
Résumé:Nancy Allison est étudiante en droit et un peu fouineuse. Elle a pour habitude de relier entre eux des événements qui pourtant semblent complétement indépendants et de trouver des liens et des coupables. En ce moment, elle est sur un coup. Des gens se font assassiner, un peu partout, aux Etats-Unis, comme ça, sans raison. Un jeune noir se fait arréter et semble être le fils rouge, il était dans les parages pour tous les meurtres. Allison ne se fie pas aux apparences!!!!
Scénario: Jean-Blaise Djian
Dessins: Alain Zibel
Editeur: Emmanuel Proust Edition, collection Petits Meurtres
Année: 2004
...je ne suis pas content.
Alors voilà, comme je l'ai déjà exprimé ici, je ne fais finalement que critiquer et, comme dirait l'autre, la critique est facile mais l'art est difficile!!!
Donc je vais essayer de critiquer l'art avec art. Pour commencer, je vais mettre une planche:

Ce que je retire de cette bédé et qui ne m'a pas du tout plu:
- Depuis quand entend-on tout ce que pensent les personnages d'une bédé? On voit bien le phénomène sur cette planche. Le scénariste, faute d'avoir un scénario qui tienne la route, passe son temps à nous expliquer toute l'histoire par l'intermédiaire de ces bulles qui font que les pages sont surchargées de texte. Une bédé, ce n'est pas un bouquin. Les modes de narration sont sensiblement différents et se rapprochent plus du cinéma que de la litérature. Ce n'est pas pour rien qu'il y a la plupart du temps 2 auteurs, un scénariste et un dessinateur. Tout comme au cinéma, il va y avoir le même scénariste et un réalisateur. Donc à part les voix off, judicieusement utilisés par Marjane Satrapi ou Guy Delisle, avec des textes positionnés soit dans des bulles avec des dessins de face soit dans des manchettes en partie supérieur des cases, je ne vois pas comment on peut oser utiliser des bulles avec des petits nuages (attention, pensée!!!) comme pouvait le faire Will Eisner dans le Spirit dans les années 40 alors que tout était à inventer!!!!
- Le dessin trés imprécis qui fait que l'on confond tous les personnages tellement ils ont les mêmes traits.
- Un scénario totalement tiré par les cheveux.
Une exemple de péripétie totalement foireuse.
Jean-Paul est flic. Il connait un peu Allison, il lui a sauvé la mise, des méchants sont aprés elle. OK??? Donc Jean-Paul est à son commissariat. Ses copains flics sont contents, c'est la fin du service. Mais Jean-Paul est pressé, il doit aller retrouver Allison et l'aider dans son enquête. Mais c'est à lui de faire le café aujourd'hui dans la salle de repos du commissariat. Alors ses copains flics, ils le tannent pour qu'il fasse le café. Alors il fait le café. Mais il est pressé. Alors il ne boit pas son café et il le donne à un collègue (en lui disant, réplique débile, Tiens Jean-Claude, j'ai pas soif, est-ce que tu as soif de mon café? Allez tiens, je te le donne!! Non mais qui a déjà eu "SOIF DE CAFE"??? Je vous le demande????) et il file. Et là, Jean-Claude, le collègue, il s'écroule, il y avait du poison dans la tasse de Jean-Paul. Enfer et damnation!!! Alors Jean-Marc, le chef, il se pointe et il dit, parce qu'il est pas con, il est chef et il est flic, Ah mais je me souviens, Jean-Paul et Jean-Claude, ils se sont engueulés il y a 2 semaines à propos de l'enquête d'Allison. Si ça se trouve, Jean-Paul, il en voulait à mort à Jean-Claude, et il l'a empoisonné, comme ça, avec du café, au milieu du commissariat. Allez les gars, on lance un avis de recherche sur Jean-Paul, il va le payer cher le petit enfoiré!!!!!
Non mais de qui se moque-t'on??? Cette scène arrive 15 pages avant la fin. Là, j'ai arrété, j'ai tournée les pages et je suis tombé sur...
Autre preuve que cette histoire n'est soit pas faite pour être adaptée en bédé parce que trop compliquée soit n'a pas été adaptée de façon satisfaisante. Les dernières pages sont une exposition pure et simple de tous les méandres de l'histoire. 3 pages de dessin pendant lesquelles Allison expose toute l'histoire en voix off. Une bédé qui se respecte, même une enquête, n'a pas à reprendre toute l'histoire à la fin pour que le lecteur comprenne. Si elle est bien scénarisé et ça coule tout seul sinon il faut 12 tomes. L'autre solution est de faire un bouquin et encore, même dans un bouquin, je trouverais ça naze!!!
En résumé, je ne casse pas souvent de bédé mais celle-là, vous l'aurez compris, je ne vous la conseille pas.
Unikokahulinpressiondeperdresonten
Résumé: Alors, des extraterrestres quittent leur planete, on ne sait pas trop pourquoi. Leur vaisseau ressemble à une tente igloo, c'est important. Un soucis mécanique va les obliger à faire une halte sur terre. Ils atterrissent dans un camping (je vous avais dit que c'était important). Le premier habitant qu'ils rencontrent, c'est une vache. Donc pour passer inaperçu, ils se déguisent en vache pour explorer les alentours. Et ce n'est que le début.
Scénario/Dessins: Pierre Druilhe et Guillaume Bouzard
Editions: 6 pieds sous terre, collection Plantigrade
Quand on fait de la BD sous acide, ça donne ça!!!
On peut dire que c'est un grand n'importe quoi. Bouzard et Druilhe ont commis cette BD alors qu'ils étaient en camping au bord de la mer et qu'ils se faisaient de l'argent en vendant des chichis. Tiens, un peu comme les terriens que ces pauvres types viennent visités.
En fait, qui sont réellement les pauvres types? Les extras-terrestres ou les terriens??? L'histoire est pratiquement anecdotique. Deux des aliens tentent d'abord une sortie déguisés en vache. Leurs voisins, totalement bourrés, en profitent pour devenir zoophile (vous voyez le niveau). Les 2 jeunes s'y collent ensuite et cette fois, ça marche beaucoup mieux (sans rien se prendre dans le c..). Ils se déguisent en ZZ Top (seul représentation humaine disponible sur leur base de données) et se font passer pour des allemands. On suit donc les histoires des aliens qui veulent quitter la planète et du groupe de jeunes qui passent leur temps à vendre des chichis pour récolter de l'argent pour acheter des bières, du rhum et des acids!!! La belle vie!!!
Donc, rien qu'à la description de l'histoire, vous aurez compris qu'on est ici en présence de quelque chose de complétement débile. Certaines planches sont totalement hallucinées, elles ont incontestablement été faites sous acide!!! En fait, si j'ai bien compris, Druilhe et Bouzard, en camping, avait décidé de dessiner une page par jour à tour de rôle ou un truc du genre. Les jours où ils étaient sobres, ça va, les autres, ça ne va pas.
En résumé, pas la peine de faire un roman sur cette chose. Bouzard et Druilhe ont du bien se marrer à le faire. Ca me faire marrer moi-aussi, parfois, mais pas tout le temps.
Unikokivahalaihossinochesseuhouiken
ps: Semaine prochaine, formation à Überlingen, en Allemagne, sur les rives du lac de Constance. Ca n'a pas l'air dégueu!!! Petite station balnéaire assez rupin, ça promet!!! Überlingen, ses bains, ses hotels, sa bière.
La vie en sous-marin...
Résumé:
Pierre Dragon est dans les RG, les Renseignements Généraux. Il est en planque dans le cabinet d'un dentiste, juste en face d'un restaurant du genre où l'on mange des kebabs, sub-saharien comme
ils disent maintenant pour désigner le Maghreb. Lui et ses collégues sont sur un poisson plus gros qu'il n'y parait.
Scénario: Pierre Dragon
Dessins: Frédérik Peeters
Edition: Gallimard, collection Bayou
Les RG sans cow-boys, sans indiens, sans grand spectacle, sans cascades. Juste les RG. Des planques, des filatures, des coups de poker, des petits coups tirés en douce, à moins que ce ne soit
plus sérieux, les relations avec la CIA et parfois la simple enquête de gratte-papier.
Tels que Sfar l'explique dans la préface, il semble que Pierre Dragon, toujours membre des RG, soit plus à l'histoire qu'au scénario. Il a raconté « ses
aventures » à Frédérik Peeters qui a ensuite construit le scénario autour du récit du flic.C'est d'ailleur ce qui fait la force de ce livre. Pierre Dragon
n'est pas là pour en mettre plein la vue. Il est simplement là pour raconter une histoire avec ses longueurs (ellipses de Peeters), ses joies, son ennui, ses contrariétés et ses
satisfactions personnelles ou professionnelles. Donc, plus que le déroulement, les rebondissements ou les pointes d'humour, ce qui importe ici, c'est la réalité. L'oeil collé au télé-objectif
pendant des heures dans une salle d'attente obscure, l'attente à l'arrière d'une camionnette, les coups de bluff magistraux. D'ailleurs là, on se dit qu'il est fort. Pierre
Dragon en sort 2 ou 3 celui pendant la transaction étant le plus gonflé, le plus risqué et le plus magnifique.

Coté dessins, Peeters est dans un registre moins personnel que Pillules Bleues. Il
est aussi moins stylisé que pour Koma et Lupus. Finis donc les personnages féminins avec les grands yeux (il faut dire qu'il n'y en a pas non
plus beaucoup, de personnages féminins), finis les cadrages bizarroïdes, finis les envolés oniriques (ça c'est plus du scénario que du dessin). Peeters s'est donc adapté à son
propos. Il est plus réaliste, il semble coller aux personnages même si on ne sait pas à quoi ils ressemblent réellement. Mais cela n'enlève rien à la force de son trait qui donne de l'épaisseur à
tous ses personnages, même ceux que l'on ne voit pas beaucoup (le père-noël).

En résumé, c'est une belle association que celle-là, un flic et un auteur de BD. Ce n'est que le premier opus, j'attend le prochain avec impatience.
Unikaikilafaiyavachemenlontenseuluila
ps: Le nouveau Koma vient de sortir.
Concours du meilleur conte organisé par le Calif de Bagdad. 1001 participants. Le premier se verra couvert de richesse, le dernier sera exécuté. 5 participants décident de s'allier et de partir à l'aventure avant la compétition afin de confectionner le meilleur des contes. Mais juste avant de partir, ils vont se faire dire l'avenir par une voyante. Tout n'est pas rose!!!!
Scénario: Fabien Vehlmann
Dessins: Frantz Duchazeau
Edition: Dargaud, Collection Long Courrier
Le départ est vraiment réjoissant. Le fait de savoir ce qui va se passer donne réellement une atmosphére bien particulière à la BD. D'autant plus de savoir que l'un des conteurs va tuer un autre par 13 coups de couteaux!!! La BD se déroule ensuite par petits épisodes, par étapes. Elles sont vraiment inégales certaines vraiment drôles, d'autres complétement allumés et surtout beaucoup semblent totalement tronquées. Elles restent en suspend sans aboutir à une morale, une conclusion, une démonstration. Ce ne sont que des histoires sans lendemain qui vont permettre à nos conteurs de composer le plus beau conte de tous les temps.
Au milieu de tout ça, on découvre les personnages et leurs interactions. On les voit se moquer du gentil Nazim à qui on a prédit qu'il allait tuer Anouar par 13 coups de couteau ou on découvre Wahida sensée se marier à Tarek à la fin de l'aventure mais qui ne le supporte pas. On n'a malheureusement pas réellement le temps de s'attacher à tous ces personnages, leurs aventures défilent sans réelle logique et ils n'en sont, eux aussi, que les spectateurs.
Pour le dénouement, tout se joue en quelques pages, trop rapidement. Cela donne une impression de baclage monumental. Nazim tue Anouar, soit. Tarek et Wahida se marient, ainsi soit-il.
Coté dessins, le crayonné de Frantz Duchazeau est agréable, les couleurs sont aussi réussies même si cela manque parfois de lumière.
En résumé, une BD sur-évaluée (prix des libraires, fait parti du meilleur de 2006 sur BDteque) mais qui se lit tout de même avec plaisir.
Unikokivaretournaihossinoche
Résumé:Alors là, c'est un peu le foutoire. L'histoire des Luchadorès five qui se continue. L'histoire des Tikitis qui se continuent et celles de Téquila qui se continue aussi. Mais où va nous???
Donc, pour savoir comment c'était avant:
Tome 1 et 2
Tome 3
Donc, on retrouve tout le petit monde mais c'est justement le probléme. Chaque histoire ne fait que quelques pages ce qui rend la compréhension trés difficile. On se retrouve donc à devoir suivre 3 histoires parues il y a plusieurs mois, qui n'ont aucun rapport les unes avec les autres et qui ne sont pas forcément simples.
Oui, c'est toujours drôle. Oui les dessins sont toujours super léchés mais là, perso, je n'y étais plus, une petit relecture des autres tomes aurait été nécessaire. Les aventures de Mélindez et de Professeur Furia sont elles, toujours aussi bonnes.
Donc, on arrive ici, selon moi, aux limites du systême. Jerry Frissen essaie de lancer sa série, du coup, il en lance 3 à la fois. Ce serait peut-être le moment qu'il sépare les différentes histoires en 3 comics différents (je suis les luchadores fives!!) mais nous n'avons pas la culture comics à savoir des épisodes paraissant toutes les semaines.
On sent un peu le marketing poindre derrière tout ça. J'ai peut-être l'esprit mal placé mais lancer 3 histoires différentes, ne jamais en finir une, toujours en commencer de nouvelles, rajouter là dessus le site internet qui met bien en avant les figurines et hop, le tour est joué. Bon, j'ai sûrement l'esprit mal placé mais tout de même, je sens que le merchandising va un peu s'intensifier.
En résumé, il va falloir choisir, peut-être créer plusieurs séries et prier pour que le public suive ce qui est loin d'être sûr.
Unikokahunjourderetradansaizarticle
HellSpawn est le chevalier de l'enfer qui doit recueillir les ames sur terre en vue du combat de l'apocalypse. Mais il s'apercoit que Paradis comme enfer ménent déjà un combat sans merci sur terre afin de recueillir un maximum de combattants en vue du combat final. Il va se dresser contre les 2 forces, en free-lance, afin de combattre leurs émissaires venus recrutés.
Scénario: Brian Michael Bendis
Dessins: Ashley Wood
Editeur: Semic, collection Semic Books
J'avoue, il y a quelques mois, j'avais pris cette BD à la médiathéque parce que c'est du Bendis. J'aime bien Bendis. Mais, alors, je l'ai à peine ouverte. Dessins hallucinés, histoire incompréhensible et trés hermétique au début. Je n'ai pas cherché à la lire d'autant que je devais la rendre.
J'ai persévéré. Je l'ai re-empruntée. J'ai bien fait.
Le père qui découvre sa fille dans un film diffusé dans un cinéma principalement fréquenté par des hommes.
Un pasteur nazi qui appelle à la haine raciale avec des airs de ne pas y toucher.
Une jeune fille qui veut mettre fin à ses jours.
Ils sont tous des proies révées pour ces émissaires de l'haut-delà qui cherche à constituer leurs armées. Ils sont autant d'âmes égarées que HellSpawn va essayer de sauver de l'enrolement.
En fait, HellSpawn est une émanation de Spawn tout court créé par Todd McFarlane. Dans Spawn (que je n'ai pas encore lu), il semble que l'on nous explique un peu plus les tenants et aboutissants de ce combat que vont se livrer l'enfer et le paradis et surtout la place qu'à Spawn au milieu de tout ça. Donc, sans les bases (que j'ai acquise par le net), HellSpawn parait réellement hermétique. D'autant plus avec les dessins d'Ashley Wood et la mise en page totalement déstructurée de B.M. Bendis.
Donc oui, on peut dire que c'est une BD exigeante mais, une fois que l'on est dedans, il se dégage une ambiance de désespoire rarement rencontrée dans d'autres ouvrages. Le HellSpawn, justicier en lutte à la fois contre le bien et le mal, concentre autour de lui tous les malheurs du monde. Il est le seul rempart à ce recrutement forcené qu'on déjà commencé à faire Enfer et Paradis. Et l'apocalypse apparait à chaque page avec ce dessin si cru et magnifique de Ashley Wood et cette déstructuration totale de la page et du discours avec des phylactéres qui ne sont, la plupart du temps, pas attribués aux personnages mais là, au milieu de la page, comme une voix dans votre esprit qui vient se méler à vos pensées. Cela donne des impressions de hauteurs dans les dialogues entre HellSpawn et les chevaliers. Leurs échanges ont lieu à niveau non accessible au commun des mortels mais nous sommes là, nous sommes les témoins, nous assistons à ce combat ténébreux.
En résumé, c'est cauchemardesque mais c'est de toute beauté et je ne dis pas ça parce que c'est Bendis qui l'a commis!!!
UnikokidoifairRG
ps: Célebre spin-off de Spawn, Sam et Twitch.
Résumé:La terre aprés "La Brûlure". Le soleil a grossi mais il n'a pas explosé. En revanche, toute l'eau s'est évaporée. Ainsi, les océans sont maintenant un vaste désert et les quelques rescapés tentent de rejoindre le peu d'endroits encore un peu accueillants. Et au milieu de tout ça, c'est la loi du plus fort qui régne. Mais Pilgrim est là pour être fort à votre place!!!!
Scénario: Garth Ennis
Dessins: Carlos Ezquerra
Editeur: Semic, collection Semic Books
Série: 2 tomes brochés (2002)
Comme d'habitude avec Garth Ennis (responsable de Punisher), on ne fait pas dans la dentelle. On est ici dans une atmosphere post-apocalyptique à la Mad Max. Et, tout comme avec Mad Max, on n'est pas là pour s'embéter avec les détails, on est là pour survivre et surtout pour oter le démon qui habite ton corps, jeune mécréant!!!!
Ici, le Pelerin a eu l'illumination un jour en sortant de prison. Son histoire est quelque peu torturée et c'est un doux mot. Militaire, cannibale, il est maintenant fou de guerre et le bras armé de dieu mais pour lui, la vie des innocents n'a que peu d'importance. Ce qui importe, c'est la mort des hommes habités par le démon.
On est donc là dans un western moderne vraiment bourrin où la morale n'a que peu de prise face à la réalité terrain comme on dit. Tout comme Punisher, le pélerin donne plutôt dans la justice trés trés expéditive où les armes à feu sont omniprésentes. On retrouve ces thémes qui sont apparus avec Les Vengeurs de la justice expéditive surtout des héros torturés par une histoire personnel trés trés inavouable.

Coté dessin, on est dans l'horreur. Je n'en ai pas trop trouvé sur le net mais on est au dans le bourrin. Moins de sang et de vicères à l'air que chez Punisher mais Ezquerra ne fait pas non plus dans la demi-mesure.
En résumé, surement pas une révolution dans le comics , c'est vraiment bourrin dans vous pouvez vous en passer à mon avis.
Unikokaihalabour



