Ciné: Les méduses

Publié le par Nico

Seuls mais tous ensembles.

Lesmeduses-1.jpgRésumé:
Tel-Aviv, Israel. Keren se foule la cheville à son mariage. Plus de voyage de noces aux Caraïbes, Ce sera Tel-Aviv. A son mariage, on croise Batya, son copain vient de partir, elle vit dans un appartement miteux, elle fait mal la serveuse, sa mère pense plus à aider les déshérités que sa propre fille. Et l'on croise aussi Joy, réfugié philippine qui se coltine une mémé accariatre sortie de l'hôpital.

Réalisateurs: Etgar Keret et Shira Geffen
Acteurs: Sarah Adler, Noah Raban, Gera Sandler
Pays: Israël
Date de sortie: 05/09/07

Seuls, c'est tout.

Des solitudes poétiques. Des questions qui se posent sans qu'elles ne soient verbalisées. Des souvenirs qui s'entrechoquent. Cette petite fille existe-t-elle réellement? On se le demande. Etgar Keret et Shira Geffen nous font partager des instants de vies. Les vies anodines qui se croisent et qui se mélent. Des vies légèrement en dehors du système. Pendant tout le film, j'ai eu l'impression d'être dans une bulle, en suspend. Ca pourrait se passer n'importe où et presque n'importe quand. On est souvent proche de l'absurde et du rêve avec cette petite fille qui sort de nul part et que Batya va prendre sous son aile. Les moments où elle est présente sont vraiment particuliers. Elle est là, comme posée, débarquée de nul part. Elle pose son regard sur les choses, elle se promène, innocente, vulnérable, espiègle avec sa bouée qu'elle ne veut pas lacher une seconde.
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Les images sont lentes parce que les personnages le sont aussi. Comme éberlué par ce qui leur arrive, ils se laissent vivre. Le seul qui donne réellement l'impression de se battre, le mari de Keren, est aussi celui qui s'arrache le plus les cheveux, alors à quoi bon???

Les images sont toujours froides, même celles qui devraient être trés lumineuses comme au bord de la mer. On a l'impression de voir le monde au travers des yeux des personnages. Dans la vie point de salut, au moins au début. Sans être pessimiste, sans être réaliste non plus d'ailleurs, on est dans un monde parallèle. Les images de la jetée ou de l'hotel font grandement penser à Buffet Froid de . On a l'impression que les personnages sont seuls dans cette ville, quelle a été déserté par les gens heureux.

En résumé, un bon film sur la tristesse et l'absurdité de la vie mais on garde tout de même espoir!!!

Unikokahudumalalaikriressellela
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Publié dans Cinoche

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