Ciné: Printemps, été, automne, hiver... printemps

Publié le par Nico

Commentaire à chaud...

printempsete-1.jpgRésumé:
Enfance, adolescence, age adulte et un peu plus d'un moine boudhiste, seul, sur un temple flottant, au milieu d'un lac, dans les montagnes.

Réalisateur: Kim Ki-Duk
Acteurs: Oh Young-Su, Kim Ki-Duk, Kim Young-Min
Année de sortie: 2004
Pays: Corée du sud

Je me prive de quelques images pour écrire cette critique. Je suis devant la télé, avec le portable. Il fallait que celle-là, je la fasse à chaud.

Que l'on me raconte l'histoire d'un moine boudhiste, soit, mais comme ça, alors là!!!!

Certains apportent leur pierre à l'édifice, d'autres, au contraire, détruisent pour trainer une pierre comme un boulet. Mais peut-être fait-on toujours un peu les 2?
C'est ce que raconte ce film.  L'enfance du moine, seul compagnon, seul disciple de ce vieux moine. Les choses ont l'air simple. Même les jeux un peu cruels d'un enfant, attacher une pierre à un poisson, à une grenouille, à un serpent. Qui n'a pas tuer des fourmis, couper la patte à une mouche quand il était enfant?
Puis son adolescence et sa rencontre avec une jeune fille qui vient tout bouleverser.
Puis le jeune adulte, celui-là même qui martyrisait les animaux. Qui s'est mis à martyriser aussi les humains mais qui regrette.
Et l'homme mûr qui revient sur ses pas.

Peu de mots, des situations, des images. Toujours belles, simples et limpides avec des lumières magnifiques. Au rythme des saisons de la vie, on voit ce temple-maison-radeau se transformer, au milieu de cette nature qui n'a finalement rien d'hostile bien au contraire. C'est une parabole qui nous est présentée. Il a quitté son temple pour suivre l'amour, grand mal lui en a pris. Sans être moralisateur, Kim Ki-Duk se contente de conter l'histoire de cet homme à cet endroit, ce qui se passe ailleur, c'est la destruction, sur le radeau, on construit.

En résumé, un film magnifique qui ne m'a pas donné du tout envie de zapper. Une prouesse!!!

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ps: Kim Ki-Duk a aussi commis, il y a plus longtemps, L'Île. Film lui aussi magnifique mais un peu moins apaisé. Il se passait aussi sur un lac où des hommes louaient des petits radeaux-maisons pour pécher. Certaines scènes avec des hameçons étaient assez dures!!!
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Publié dans Cinoche

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