Ciné: Bobby
Ex-futur président des Etats-Unis
Résumé:
Une journée dans la vie de l'hotel Royal Ambassador à Los Angeles qui se terminera par l'assassinat de Bob Kennedy.
On connait déjà la fin mais n'empêche, préparez-vos mouchoirs.
Ce film, loin d'être une évocation du passé, est, au contraire, bien encré dans le présent. Les thèmes développés par Bobby dans les différents extraits de discours qui parsèment le film laissent penser que les Etats-Unis sont restés dans un coma de 40 ans. Les inégalités sociales, raciales, la violence, l'écologie, la guerre (Vietnam ou Irak, même combat). Vous assisterez clairement, au travers de cet hommage au petit frère Kennedy, à un pamphlet contre la politique menée par Bush et par tous les présidents de droite depuis Kennedy, la politique de Clinton ayant été totalement ravagée par tout ce qu'a pu faire GWB depuis. Passons sur l'aspect politique et revenons au film.
Film chorale à comparer à un Short Cut de Altman ou à Traffic de Soderberg, on suit les petites histoire d'une quinzaine de personnages, dans l'hotel où tout va se jouer. Les conflits professionnels, personnels, amoureux, de classe, les blancs, les Wet Backs (latino clandestins), les Nigers, engagés ou pas en politique, pour ou contre Bobby.
Emilio Estevez, frère de Charlie et fils de Martin Sheen, a une direction d'acteur vraiment impressionnante. Avec un casting incroyable (allez, j'en cite quelques un, Martin Sheen, Christian Slater, Anthony Hopkins, Demi Moore, Sharon Stone, Elijah Wood, Helen Hunt, Lawrence Fishburn, William H. Macy... excusez du peu), il n'y a réellement aucune fausse note. Ils sont tous excellents et l'on sent vraiment que le sujet leur tient à coeur, tous autant qu'ils sont.
Certaines scènes sont difficilement supportables. Estevez joue vraiment sur l'affect et sur les promesses que Bobby représentaient pour tous les exclus américains après la mort de JFK et du révérend King. Les images d'archive sont vraiment intéressantes et, comme je le disais, émouvantes. Se dire que l'homme que l'on a en face de nous, qui va féliciter le lanceur des Dodgers pour un obscur record (on ne peut pas comprendre, c'est du baseball) va se prendre 3 balles dans le buffet dans quelques minutes, ça secoue vraiment.
On prend réellement la mesure de tout ce que représentait cet homme pour le peuple américain. Au même titre que son frère dont il était le monsieur propre (Attorney général, en gros ministre de la justice), cet homme avait réussi à rassembler un consensus derrière lui afin de lutter contre les inégalités sociales. Beaucoup moins charismatique que John, il a plus acquis ses galons à force de travail que grace à sa belle gueule... Enfin bref, je me laisse embarquer!!!
Le film donc. L'évocation d'une époque, d'un avenir radieux et prometteur assassiné dans les cuisines d'un hotel. A voir absolument si vous aimez la politique (les films politiques), l'histoire de la politique, les Etats-Unis et surtout les acteurs!!!
Unikokisseudikeufohihalai
ps: A rapprocher de Good night and Good luck du gars Clooney.
ps2: Et pour compléter, les bouquins de Ellroy sur la période avec sa trilogie Underworld USA encore à terminer American Tabloïd, American Death Trip et ?????
Résumé:
Une journée dans la vie de l'hotel Royal Ambassador à Los Angeles qui se terminera par l'assassinat de Bob Kennedy.
On connait déjà la fin mais n'empêche, préparez-vos mouchoirs.
Ce film, loin d'être une évocation du passé, est, au contraire, bien encré dans le présent. Les thèmes développés par Bobby dans les différents extraits de discours qui parsèment le film laissent penser que les Etats-Unis sont restés dans un coma de 40 ans. Les inégalités sociales, raciales, la violence, l'écologie, la guerre (Vietnam ou Irak, même combat). Vous assisterez clairement, au travers de cet hommage au petit frère Kennedy, à un pamphlet contre la politique menée par Bush et par tous les présidents de droite depuis Kennedy, la politique de Clinton ayant été totalement ravagée par tout ce qu'a pu faire GWB depuis. Passons sur l'aspect politique et revenons au film.
Film chorale à comparer à un Short Cut de Altman ou à Traffic de Soderberg, on suit les petites histoire d'une quinzaine de personnages, dans l'hotel où tout va se jouer. Les conflits professionnels, personnels, amoureux, de classe, les blancs, les Wet Backs (latino clandestins), les Nigers, engagés ou pas en politique, pour ou contre Bobby.
Emilio Estevez, frère de Charlie et fils de Martin Sheen, a une direction d'acteur vraiment impressionnante. Avec un casting incroyable (allez, j'en cite quelques un, Martin Sheen, Christian Slater, Anthony Hopkins, Demi Moore, Sharon Stone, Elijah Wood, Helen Hunt, Lawrence Fishburn, William H. Macy... excusez du peu), il n'y a réellement aucune fausse note. Ils sont tous excellents et l'on sent vraiment que le sujet leur tient à coeur, tous autant qu'ils sont.
Certaines scènes sont difficilement supportables. Estevez joue vraiment sur l'affect et sur les promesses que Bobby représentaient pour tous les exclus américains après la mort de JFK et du révérend King. Les images d'archive sont vraiment intéressantes et, comme je le disais, émouvantes. Se dire que l'homme que l'on a en face de nous, qui va féliciter le lanceur des Dodgers pour un obscur record (on ne peut pas comprendre, c'est du baseball) va se prendre 3 balles dans le buffet dans quelques minutes, ça secoue vraiment.
On prend réellement la mesure de tout ce que représentait cet homme pour le peuple américain. Au même titre que son frère dont il était le monsieur propre (Attorney général, en gros ministre de la justice), cet homme avait réussi à rassembler un consensus derrière lui afin de lutter contre les inégalités sociales. Beaucoup moins charismatique que John, il a plus acquis ses galons à force de travail que grace à sa belle gueule... Enfin bref, je me laisse embarquer!!!
Le film donc. L'évocation d'une époque, d'un avenir radieux et prometteur assassiné dans les cuisines d'un hotel. A voir absolument si vous aimez la politique (les films politiques), l'histoire de la politique, les Etats-Unis et surtout les acteurs!!!
Unikokisseudikeufohihalai
ps: A rapprocher de Good night and Good luck du gars Clooney.
ps2: Et pour compléter, les bouquins de Ellroy sur la période avec sa trilogie Underworld USA encore à terminer American Tabloïd, American Death Trip et ?????
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