Ciné: Les climats
Rupture esthétisante.
Résumé:
Bahar et Isa se sont aimés. Mais là, plus. Ils ne se le disent pas vraiment. Ils ne se disent pas grand chose d'ailleur.
Bergman à la turque.
On sent la famille. On sent que le film, dans ses silences, ses regards, ses plans, est fait pour elle et pour lui.
L'histoire d'une rupture sur laquelle ils ne mettront que peu de mots. Ils savent l'un et l'autre que c'est fini mais ils ne se le disent pas. Les silences parlent pour tout le monde.
Outre la bande son, les images sont aussi très importantes. Toujours très travaillé, chaque plan est une photographie à analyser. Il sort du champ, elle y entre, un plan (très) flou sur le fond le voit rentré au premier plan, net. Nuri Nilge Ceylan fait beaucoup de choses sur le film, acteur, réalisateur, scénariste, producteur. Il est aussi crédité pour la photographie (bien qu'il n'en soit pas le directeur). Toujours est-il que rien n'est laissé au hazard et que l'on sent, sans même s'en (assonance!!!) rendre compte, sans qu'aucun mot n'ait été prononcé, que ce couple s'est aimé, beaucoup mais que tout est fini, qu'ils sont vides.
Dans la vie, comme dans le film, ils sont mari et femme. C'est incontestablement l'atout du film. Sans forcément le savoir avant, on sent d'entrer de jeu cette complicité. On a presque l'impression de s'imicer entre eux, en eux. C'est d'ailleur ce que la caméra fait en nous laissant voir les rèves de Bahar et les répétitions de rupture d'Isa.
Comme vous l'aurez compris, on est ici dans le cinéma intimiste. Dans un cinéma qui se faisait autre fois, chez les suédois ou chez Woody Allen à une époque. Qui se fait parfois un peu trop chez nous avec des Rivette, Resnais, Desplechin ou Akerman. C'est bien que nous n'en fassions pas trop (ou que je n'en vois pas trop). Cela permet d'apprécier à sa juste valeur un film comme Les Climats, qui prent son temps, qui aime les images et les acteurs.
Unikokivapavoirsouvensseugenredefilmmaihuncommessadetenzentenssafaidubien
Résumé:
Bahar et Isa se sont aimés. Mais là, plus. Ils ne se le disent pas vraiment. Ils ne se disent pas grand chose d'ailleur.
Bergman à la turque.
On sent la famille. On sent que le film, dans ses silences, ses regards, ses plans, est fait pour elle et pour lui.
L'histoire d'une rupture sur laquelle ils ne mettront que peu de mots. Ils savent l'un et l'autre que c'est fini mais ils ne se le disent pas. Les silences parlent pour tout le monde.
Outre la bande son, les images sont aussi très importantes. Toujours très travaillé, chaque plan est une photographie à analyser. Il sort du champ, elle y entre, un plan (très) flou sur le fond le voit rentré au premier plan, net. Nuri Nilge Ceylan fait beaucoup de choses sur le film, acteur, réalisateur, scénariste, producteur. Il est aussi crédité pour la photographie (bien qu'il n'en soit pas le directeur). Toujours est-il que rien n'est laissé au hazard et que l'on sent, sans même s'en (assonance!!!) rendre compte, sans qu'aucun mot n'ait été prononcé, que ce couple s'est aimé, beaucoup mais que tout est fini, qu'ils sont vides.
Dans la vie, comme dans le film, ils sont mari et femme. C'est incontestablement l'atout du film. Sans forcément le savoir avant, on sent d'entrer de jeu cette complicité. On a presque l'impression de s'imicer entre eux, en eux. C'est d'ailleur ce que la caméra fait en nous laissant voir les rèves de Bahar et les répétitions de rupture d'Isa.
Comme vous l'aurez compris, on est ici dans le cinéma intimiste. Dans un cinéma qui se faisait autre fois, chez les suédois ou chez Woody Allen à une époque. Qui se fait parfois un peu trop chez nous avec des Rivette, Resnais, Desplechin ou Akerman. C'est bien que nous n'en fassions pas trop (ou que je n'en vois pas trop). Cela permet d'apprécier à sa juste valeur un film comme Les Climats, qui prent son temps, qui aime les images et les acteurs.
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