Ciné: Aaltra
Road-movie surréaliste.
Résumé :
Quelque part pas très loin de Paris. Une campagne, peut-être en Beauce. Un mec qui bosse on ne sait où et qui fait de la moto. Un agriculteur. 2 solitudes. Et ils vont se retrouver paraplégique en mettant sur la gueule.
Un OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié) réalisé et jouer par la bande de Groland.
Franchement, il est très dur de parler de ce film. On est dans le surréalisme. Des situations graves, 2 iconoclastes qui se déplacent en fauteuils roulants, de la Beauce à la Belgique, l’Allemagne jusqu’en Finlande.
Peu ou pas de dialogues à part ceux de Noël Godin qui raconte des trucs, on ne comprend. Le discours de la famille Néerlandaise, en néerlandais non sous-titré, les monologues sur le moto-cross et des silences, toujours des silences. Les deux protagonistes deviennent amis, unis par le même dégoût d’une société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Et ils partent… On ne sait pas pourquoi, à part aller voir je ne sais quel champion de moto-cross en Belgique. Ils ne respectent rien, de foutent de tout et de tout le monde.
Mais les situations sont parfois absolument géniales. Le repas chez les néerlandais pour recharger le fauteuil, le chargement dans le camping-car, l’essai de la moto… On retrouve bien là l’esprit de Groland, transgressif, scato, iconoclaste (je l’ai déjà dit) mais toujours résigné, profondément triste et désabusé. Comme la fin du film…
En résumé, un film qui ne ressemble à rien et qui laisse un peu mélancolique.
Unikokafroihopiaihencreuz