Paris: Lynch à la Fondation Cartier

Publié le par Nicolas Moreau

Lynch à sa place...

Résumé:
Dave dans son élément. Peintures, dessins, photos, vidéos. Tout ce qui peut sortir du cerveau malade de Lynch.

Se référer à:
http://nikolamoreau.over-blog.com/article-5667192.html
Pour son dernier film.

Déjà, la fondation Cartier, haut lieu de l'art contemporain et de la photo à Paris. Beau bâtiment de Jean Nouvel tout de tubes et de verre avec un petit mur végétal de Patrick Blanc au dessus de l'entrée. C'est un peu un brouillon du Quai Branly.

Les peintures.
Un fils conducteur, Bob, personnage central se cherche, se perd et ne se retrouve jamais. Il est presque toujours là dans les tableaux, un pantin. Les peintures sont toujours vides, cauchemardesques, sombres. Bob (se) pose des questions, une ou plusieurs sur chaque tableau, mais personne ne lui répond.
Autre série, de très vieilles photos érotiques. Lynch a rendu les femmes difformes ou les a amputées de quelques membres. Cela correspond bien à l'image qu'il véhicule parfois  dans ses films, Isabella Rosselini dans Blue Velvet ou dans Wild at Heart (Sailor et Lula), Laura Dern dans le dernier. Des folles, des putes, mais des femmes comme objets érotiques dont on ne veut pas voir le visage.

Les photos.
Des femmes nus, dans une lumière blafarde. Là, on peut encore plus parler d'objets. Elles ne sont pas mises en valeur par la pose ou la lumière au contraire.
Des "natures mortes" industrielles, des tuyaux, des intérieurs d'usines, des lieux abandonnés, vides. Toujours une lumière froide, naturelle.

Les vidéos.
Comme j'aime que l'on me raconte une histoire!!! J'ai réellement du mal à envisager l'image qui bouge comme quelque chose qui ne sert pas un fils narratif. Et là, non. Une vidéo de 10mn avec un paysage désolé, peint, des piéces métalliques disposées en cercle, et toute les 3 secondes, une d'elles bouge pour donner un son, synchronisé avec une vague musique techno-indus toute douce, un bruit de fond. Que l'on m'explique. J'ai craqué au bout de 7mn, oui 7!!!! Je n'aime pas la vidéo.

Les dessins.
Là aussi, un peu foutage de gueule. MONSIEUR LYNCH grabouille son sous-main quand il est au téléphone, il y note des numéros, des noms et il y fait des petits dessins. Il va dans des hotels, il s'embête un peu et il dessine sur le petit carnet de l'hotel.  Et MONSIEUR LYNCH est assez mégalomane pour avoir garder tout ça. 500 dessins. Je ne dis pas que certains ne sont pas dignes d'intérêt mais quand même...

L'installation.
Là oui. Comme un décor de cinéma expressionniste allemand. Un jeu avec les proportions, les formes. Des canapés aux couleurs crillardes (ça, ça ne fait pas expressionniste!!). Et juste en face des canapés, un tableau reproduisant exactement la scéne, telle que nous la voyons de l'extérience, sans personne dans les canapés. Sauf que là, on peut rentrer dans le décor, dans la peinture, être acteur dans un tableau.

En résumé, les photos et les peintures de Lynch, oui. Son installation, oui. Ses vidéos et ses dessins, non.

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Publié dans Voyages

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