Ciné: Zodiac

Publié le par Nicolas Moreau

Aller cherche...

Résumé:
Un tueur sévit. Il tue de jeunes couples, beaux, qui s'aiment, dans leurs voitures, quand ils sont seuls, à se faire des mamours.
Paul Avery est journaliste, il se met sur le coup à en devenir fou.
Robert Graysmith est dessinateur de presse dans le même journal que Paul. Il semble comprendre très vite la psychologie du tueur.
David Toschi et William Armstrong sont deux flics de San Francisco. Ils vont aussi se casser les dents. Mais qui est ce tueur?

Film de David Fincher avec Jake Gyllenhaal, Robert Downey JR. et Mark Ruffalo.

Bon film mais... mais c'est long.

Gros travail de documentation.
Ce film reprend toute l'enquête du début et décortique toutes les pistes qu'on pu suivre les différents protagonistes mais avant d'être un film sur le tueur, c'est surtout un film sur ceux qui le cherche. Robert Graysmith, bien que très exalté par le Zodiac dès ses premières lettres n'a finalement rien à faire dans cette histoire. Il fait des dessins, rien de plus. Mais il a incontestablement des intuitions et surtout il voit comment Paul Avery se casse le nez sur cette histoire, comment elle contribut à ce qu'il se fasse virer et à ce qu'il sombre dans l'alcoolisme. Il devient lui aussi accro à la recherche de ce tueur. Il y laisse son mariage et son travail mais il faut qu'il y arrive. Personnellement, j'ai pensé à David Mills (Brad Pitt) dans Se7en (tiens du même Fincher!!!) ou à Clarice Starling (Jodie Foster) dans Le Silence des agneaux.
On ne sait pas exactement quelles sont ses motivations, pourquoi il a besoin de trouver ce tueur si ce n'est qu'il se sent investi d'une mission. Il est le seul à avoir toutes les pièces des dossiers des différentes polices, à faire des liens que les policiers n'étaient pas en mesure de faire faute d'avoir les informations. Surtout, il est le seul qui cherche encore. Pourtant, on a envie de lui dire de s'arréter, de lui montrer qu'il est en train de mettre sa vie en l'air (ça fait un peu Guignol là, Il est où le gendarme les enfants? DERRIERE DERRIERE. Où ça????) mais rien n'y fait, il envahie son appartement avec des dossiers, il doit trouver. Et on le suit totalement dans cette quête, tout comme on a suivi les 2 flics. Il assemble les pièces du puzzle, il a trouvé, non ce n'est pas ça. Il a encore trouvé, non toujours pas. Sa quête devient la notre car on n'en sait pas plus que lui. Tout le long du film, on reste dans la peau de celui qui cherche, quel que soit le personnage qui cherche. Tout comme on est dans la peau des victimes lors des meurtres, on ne prend jamais le point de vue du tueur, on ne le connait pas autrement que par ses lettres.

La caméra.
Comme je viens de le dire, toujours placée du coté des victimes des meurtres, du coté des flics lors des interrogatoires (le contre-champ est pris par dessus l'épaule de l'interrogé), du coté de Robert quand son mariage part en sucette. C'est ce qui fait la force du film, on est à la place des protagonistes. Scène typique, le meurtre dans le taxi. Tant que le tueur n'a pas tiré sur le chauffeur, on est dans la voiture à la place du chauffeur ou en plan de coté. Dès que le meurtre est commis, on passe en plan extérieur vu d'en haut. Pourquoi? Parce qu'il y a des témoins du meurtre qui ont assistés à la scène depuis leur fenêtre du 3e étage.
Un travelling étonnant. Plongée totale au dessus d'une voiture, très haut dans une rue. On la suit pendant 30s mais ce qui est étonnant c'est que la caméra bouge exactement comme la voiture comme si elle était asservie dessus. Je ne sais pas si je suis clair. La voiture reste toujours au centre de l'image. En gros, je n'avais jamais vu ça au cinéma mais ça ressemble beaucoup à ce qu'on peut voir dans un jeu vidéo (ou à ce que je fais dans mon travail).

Les acteurs.
Robert Downey Jr. est plus que crédible dans le rôle du journaliste qui sombre dans l'alcoolisme.
Mais tout de même, Jake Gyllenhaal passe d'un personnage effacé, au second plan au rôle principal du film, malgré une timidité affichée on ressent bien cette fièvre qui l'habite et pourtant, on a l'impression qu'à tout moment, il peut tout laisser tomber (on voudrait bien, Guignol, guignol!!!!!).

Le petit truc qui ne va pas.
A vouloir suivre de près les protagonistes , Fincher se perd un peu en fausses pistes et nous perd un peu aussi. Il a voulu suivre à la lettre tous les méandres de l'esprit de Robert mais c'est un peu long et on a hate qu'il trouve.

En résumé, un très bon film qui aurait mérité un petit 1/4h en moins mais bon, tu es pardonné Dave.

UnikokaimebienFincher

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Publié dans Cinoche

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