Ciné: Sweeney Todd
Chérie, ça va trancher...
Résumé:
Benjamin Barker revient à Londres et il n'est pas content. Le juge Turpin l'a condamné au bagne simplement parce qu'il s'intéressait très fortement à la femme de Benjamin, 15 ans d'emprisonnement. Sous le nom de Sweeney Todd et aidé par sa logeuse, Mme Lovett, il va reprendre son ancien métier de barbier et il est bien décidé à faire payer très cher au méchant Turpin son éxil, la mort de sa femme et la séquestration de sa fille, rien que ça!!!!
Réalisation: Tim Burton
Acteurs: Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman ...
Pays: USA
Année: 2007, sortie le 23 janvier 2008
Tim Burton en trichromie...
Il n'y a pas tromperie sur la marchandise, c'est du Tim Burton. Pas une imitation, pas un succédané, pas un ersatz. Ce n'est pas non plus TB qui fait du TB. Même si l'on retrouve beaucoup de codes visuels (les couleurs, les positionnements de caméra, la lumière...) ainsi que les thèmes chers à l'auteur (la pauvreté, la vengeance, l'amour impossible), on sent tout de même que TB a encore des choses à dire et qu'il fait toujours preuve de la même inventivité pour les dire. Pour preuve, il se frotte cette fois à la comédie musicale pure et dure.
Il avait déjà fait quelques incurtions comme dans L'étrange Noël de Mr Jack ou dans Big Fish mais sans que ce ne soit un partie-pris sur tout le film. Je dois avouer que j'y aurais peut-être regardé à 2 fois avant d'aller voir Sweeney Todd si j'avais su ça. On peut dire que c'est un genre qui me donne carrément des boutons et que j'évite soigneusement quitte à passer à coté de très bons films comme Les chansons d'amour l'année dernière. Je sais, je suis un peu buté parfois!!!!

Mais revenons à nos moutons. On chante donc. Pas tout le temps, pas à la Jacques Demy, juste de temps en temps, avec des parties jouées "normalement" entre 2 chansons. Les chansons valent ce qu'elles valent, loin de moi l'idée de les juger. Mais elles s'insèrent parfaitement dans l'histoire et dans l'action gràce à la musique de Danny Elfman, toujours omniprésente, qui prépare les interventions chantées des acteurs qui ont plutôt de belles voix au demeurant!!! Et aussi un joli coup de rasoir!!!

Le rasoir justement. Il est l'arme vengeresse de Benjamin Barker, il est la continuation de son bras (beau clin d'oeil à Edouard aux mains d'argent), il est une partie de lui. Et il sait le manier le bougre. Il n'a qu'un et un seul but, trancher la gorge des malendrins responsables de son malheur à savoir le Juge Turpin et cette carpette de Bailli Bamford. Et c'est au moment où la machine à trancher va se déchainer que Burton va laisser libre cours à ses instincts morbides et surtout à ses qualités de peintre. C'est à ce moment là que la couleur va se déchainer. Tout était gris, terne, morne, sale, en noir et blanc. Puis les têtes vont tomber et un flot de rouge va se déverser. Sweeney Todd nous gratifie d'un florilège de gorges tranchées, chacune avec son propre style , sa propre technique. Pas une ne ressemble à la précédente. Et Burton met tout ça en image de la plus belle des façons, par devant, par derrière, par en haut, par en bas ou pas quand femme et enfants ont accompagnés l'imprudent mal rasé. Le barbier devient une machine à tuer fournisseuse de matière première pour Mme Lovett et ses idées géniales de recyclage.
Pour ce qui est des acteurs, on est aussi proche de la perfection. Johnny Depp campe un Sweeney Todd que l'on a peine à excuser, Helena Bonham Carter est une Mme Lovett transit et sans scrupules qui aimerait bien que M. Todd la regarde un peu plus. Alan Rickman, abonné aux rôles de personnages patibulaires, le fait encore une fois avec beaucoup de réalisme, on a vraiment envie de le tuer mais on l'excuse un peu aussi, l'amour fait faire des bétises!!!! Et pour finir dans les remarquables et parce que malgré des interventions rares, on a tout de même envie de lui trancher la gorge rien qu'à voir son faciesse de fouïne, il faut signaler Timothy Spall, horrible Bailli Bamford. On ne le voit pas beaucoup mais qu'est-ce qu'il est répugnant comme on peut le voir sur la photo ci-après!!!

En résumé, malgré la comédie musicale, Tim Burton n'a rien perdu de sa capacité à nous horrifier avec sa vision du monde.
Unikokissiremaihunpeu
ps: Je vais aller à rebourds dans les films, Into the Wild, La visite de la fanfare et No Country for Old men. J'ai aussi bien envie de parler de Caché de Michael Hanaeke, vu à la télé mais où le coupe-chou a aussi son importance!!!
Résumé:Benjamin Barker revient à Londres et il n'est pas content. Le juge Turpin l'a condamné au bagne simplement parce qu'il s'intéressait très fortement à la femme de Benjamin, 15 ans d'emprisonnement. Sous le nom de Sweeney Todd et aidé par sa logeuse, Mme Lovett, il va reprendre son ancien métier de barbier et il est bien décidé à faire payer très cher au méchant Turpin son éxil, la mort de sa femme et la séquestration de sa fille, rien que ça!!!!
Réalisation: Tim Burton
Acteurs: Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman ...
Pays: USA
Année: 2007, sortie le 23 janvier 2008
Tim Burton en trichromie...
Il n'y a pas tromperie sur la marchandise, c'est du Tim Burton. Pas une imitation, pas un succédané, pas un ersatz. Ce n'est pas non plus TB qui fait du TB. Même si l'on retrouve beaucoup de codes visuels (les couleurs, les positionnements de caméra, la lumière...) ainsi que les thèmes chers à l'auteur (la pauvreté, la vengeance, l'amour impossible), on sent tout de même que TB a encore des choses à dire et qu'il fait toujours preuve de la même inventivité pour les dire. Pour preuve, il se frotte cette fois à la comédie musicale pure et dure.
Il avait déjà fait quelques incurtions comme dans L'étrange Noël de Mr Jack ou dans Big Fish mais sans que ce ne soit un partie-pris sur tout le film. Je dois avouer que j'y aurais peut-être regardé à 2 fois avant d'aller voir Sweeney Todd si j'avais su ça. On peut dire que c'est un genre qui me donne carrément des boutons et que j'évite soigneusement quitte à passer à coté de très bons films comme Les chansons d'amour l'année dernière. Je sais, je suis un peu buté parfois!!!!

Mais revenons à nos moutons. On chante donc. Pas tout le temps, pas à la Jacques Demy, juste de temps en temps, avec des parties jouées "normalement" entre 2 chansons. Les chansons valent ce qu'elles valent, loin de moi l'idée de les juger. Mais elles s'insèrent parfaitement dans l'histoire et dans l'action gràce à la musique de Danny Elfman, toujours omniprésente, qui prépare les interventions chantées des acteurs qui ont plutôt de belles voix au demeurant!!! Et aussi un joli coup de rasoir!!!

Le rasoir justement. Il est l'arme vengeresse de Benjamin Barker, il est la continuation de son bras (beau clin d'oeil à Edouard aux mains d'argent), il est une partie de lui. Et il sait le manier le bougre. Il n'a qu'un et un seul but, trancher la gorge des malendrins responsables de son malheur à savoir le Juge Turpin et cette carpette de Bailli Bamford. Et c'est au moment où la machine à trancher va se déchainer que Burton va laisser libre cours à ses instincts morbides et surtout à ses qualités de peintre. C'est à ce moment là que la couleur va se déchainer. Tout était gris, terne, morne, sale, en noir et blanc. Puis les têtes vont tomber et un flot de rouge va se déverser. Sweeney Todd nous gratifie d'un florilège de gorges tranchées, chacune avec son propre style , sa propre technique. Pas une ne ressemble à la précédente. Et Burton met tout ça en image de la plus belle des façons, par devant, par derrière, par en haut, par en bas ou pas quand femme et enfants ont accompagnés l'imprudent mal rasé. Le barbier devient une machine à tuer fournisseuse de matière première pour Mme Lovett et ses idées géniales de recyclage.
Pour ce qui est des acteurs, on est aussi proche de la perfection. Johnny Depp campe un Sweeney Todd que l'on a peine à excuser, Helena Bonham Carter est une Mme Lovett transit et sans scrupules qui aimerait bien que M. Todd la regarde un peu plus. Alan Rickman, abonné aux rôles de personnages patibulaires, le fait encore une fois avec beaucoup de réalisme, on a vraiment envie de le tuer mais on l'excuse un peu aussi, l'amour fait faire des bétises!!!! Et pour finir dans les remarquables et parce que malgré des interventions rares, on a tout de même envie de lui trancher la gorge rien qu'à voir son faciesse de fouïne, il faut signaler Timothy Spall, horrible Bailli Bamford. On ne le voit pas beaucoup mais qu'est-ce qu'il est répugnant comme on peut le voir sur la photo ci-après!!!

En résumé, malgré la comédie musicale, Tim Burton n'a rien perdu de sa capacité à nous horrifier avec sa vision du monde.
Unikokissiremaihunpeu
ps: Je vais aller à rebourds dans les films, Into the Wild, La visite de la fanfare et No Country for Old men. J'ai aussi bien envie de parler de Caché de Michael Hanaeke, vu à la télé mais où le coupe-chou a aussi son importance!!!
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