BD: Les garde-fous
Nouveau concept, la BD Habitat...
Résumé:
Boris Lentz sort le 2e tome de Ames Rouges. A cette occasion, il convie chez lui une faune hétéroclyte d'écrivain, d'éditeurs... La soirée est un peu perturbée par l'inspecteur Fix... mais à peine. Un tueur rode dans les environs et tout indique qu'il va s'en prendre à lui ou à sa femme.
Dessins et scénario: Frédéric Bézian
Edition: Delcourt, hors collection
Je dirais qu'avant tout, ce livre est un concept.
Ce qui prévaut ici, c'est la froideur. Celles des gens, des couleurs, des dessins, de l'architecture des lieux. Tout semble réfléchi, étudié, maitrisé. On est chez Bill Pullman dans Lost Highway de Lynch. Rien qui dépasse!!!!
La rondeur est quelque chose d'inconnu dans ce livre, à part peut-être pour le meurtrier. Tout est anguleux à commencer par les personnages tant au niveau des dessins que de leurs caractères. Fix ne s'embarrasse pas, il débarque ici comme un chien dans un jeu de quilles et il va à l'essentiel. Boone, le tueur en série, va venir ici parce qu'une spirale l'y mène. Il en est sûr et certain et les protestations des propriétaires des lieux ne le feront pas changer d'avis. Bézian réussit à créer une ambiance lourde et oppressante dès les premiers dessins. Alors que rien d'anormal n'est annoncé, on sait déjà qu'il va se passer quelque chose de grave, que cela va déraper. Tout est trop propre et trop bien organisé pour que cela reste en l'état. Le sang ne demande qu'à éclabousser tout ça.
Résumé:Boris Lentz sort le 2e tome de Ames Rouges. A cette occasion, il convie chez lui une faune hétéroclyte d'écrivain, d'éditeurs... La soirée est un peu perturbée par l'inspecteur Fix... mais à peine. Un tueur rode dans les environs et tout indique qu'il va s'en prendre à lui ou à sa femme.
Dessins et scénario: Frédéric Bézian
Edition: Delcourt, hors collection
Je dirais qu'avant tout, ce livre est un concept.
Ce qui prévaut ici, c'est la froideur. Celles des gens, des couleurs, des dessins, de l'architecture des lieux. Tout semble réfléchi, étudié, maitrisé. On est chez Bill Pullman dans Lost Highway de Lynch. Rien qui dépasse!!!!
La rondeur est quelque chose d'inconnu dans ce livre, à part peut-être pour le meurtrier. Tout est anguleux à commencer par les personnages tant au niveau des dessins que de leurs caractères. Fix ne s'embarrasse pas, il débarque ici comme un chien dans un jeu de quilles et il va à l'essentiel. Boone, le tueur en série, va venir ici parce qu'une spirale l'y mène. Il en est sûr et certain et les protestations des propriétaires des lieux ne le feront pas changer d'avis. Bézian réussit à créer une ambiance lourde et oppressante dès les premiers dessins. Alors que rien d'anormal n'est annoncé, on sait déjà qu'il va se passer quelque chose de grave, que cela va déraper. Tout est trop propre et trop bien organisé pour que cela reste en l'état. Le sang ne demande qu'à éclabousser tout ça.
Les dessins et les couleurs contribuent pour beaucoup à ce malaise. Des lignes, des angles droits, des couleurs froides, très froides. Une tache toute en courbes et le carmin du sang ne seraient vraiment pas à leurs places ici!!!! Et même si le scénario est relativement prévisible il est tout de même assez bien ficelé pour apporter son lot de surprises.En résumé, cette BD vaut surtout pour l'ambiance qui s'en dégage et pour ses dessins d'une maitrise rare.
Unikokaissaidessiremetre
ps: Je ne sais pas si vous avez vu, mais le fauve d'or 2008 au Festival d'Angoulême a été décerné à Là où vont nos pères de Shaun Tan que j'ai chroniqué ici. Bon, j'avoue, j'avais acheté cette BD en suivant les conseils du monsieur d'Album (ex-bédé-ciné à Toulouse). A noter que le RG de Peeters fait aussi parti des Essentiels 2008. Pour les autres, à part Rabaté, je ne connais pas. Sauf l'essentiel Patrimoine qui est une institution en Finlande, les Moomin. Ils ont même leur propre parc d'attraction, Mooninworld à Naantali, prés de Turku, pas loin de la résidence d'été de la présidence finlandaise.
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