Ciné: La vie des autres

Publié le par Nicolas Moreau

Allo, j'écoute...

Résumé:
RDA, année 80. Wiesler est l'oreille de la Stasi, la police politique Est-allemande. Il est chargé par son supérieur de surveiller un dramaturge dont la femme intéresse beaucoup un gros ministre. Mais la machine Wiesler se dérègle.

Acteur incroyable.
Ulrich Mühe, un agent de la Stasi.  Un visage d'une dureté qui vous glace les sangs. Aucun humour, une austérité affichée et revendiquée, une vie (presque) monacale. Il campe cet agent de la Stasi avec une froideur qui fait peur. Et même quand l'armure commence à se craqueler, on se demande quand même s'il n'a pas une idée derrière la tète. Même quand il semble perdre pied, il est toujours à la hauteur du rôle qu'il a joué toute sa vie, un agent à la solde d'un gouvernement qui surveille, écoute, analyse, inlassablement, continuellement, sans se poser de questions.

Et dans tout ça, dans cette bête histoire de coucherie, d'abus de pouvoir, de surveillance, on a les parcours parallèles de 2 personnages, le dramaturge et l'agent.
Tous les 2 à la solde d'un état qui les écrasent mais qui les protègent aussi. Du fait qu'ils font pleinement parti du système. L'un avec ses pièces, qui ne dénoncent rien, bien au contraire. L'autre avec ses oreilles et ses yeux, qui dénonce tout ce qui peut être ennemi du National-Socialisme. Et tout bascule, l'un en en étant pleinement conscient (le dramaturge) et l'autre en protégeant le premier,  ils vont se retrouver à comploter contre leur chere patrie.

2 scénes mémorables.
L'ouverture. Un cours magistral dans tous les sens du terme sur comment faire parler n'importe qui et surtout comment savoir que ce n'importe qui ment.
La blague dans la cafétéria ou comment une petite plaisanterie peut se transformer en un moment d'une tension incroyable.

Nous sommes en présence là, selon moi, d'un des meilleurs films de ce début d'année. L'évocation d'une époque et d'un pays où il ne faisait pas bon vivre du tout et surtout des personnes qui faisaient tourner cette belle machine à broyer l'humain.

ATTENTION, DEBUT DE LA (PETITE) REVELATION
Les quelques minutes à la fin sont, selon moi, superflues. Le film aurait pu se terminer, si ce n'est sur la mort de CMS ou moins sur la rencontre avec le ministre dans les coulisses du théatre. Le reste, la recherche de HWH est un peu de trop et verse un peu dans le pathos.
ATTENTION, FIN DE LA (PETITE) REVELATION

En résumé, film à voir absolument même s'il doit être en fin de vie dans les salles. Merci aux Oscars d'avoir un peu prolongé son passage (je ne pense pas que quiconque impliqué dans les Oscars lise ce blog mais bon!!!!).

Unikokissaifaiviolensepourhihalaimaihiregretpadutoudutoudutou
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Publié dans Cinoche

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M
C'est un très bon film d'accord avec toi... Un peu lent, mais bien
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B
On est bien d'accord : une place lui est réservé sur le podium 2007.Quand à la disparition fin juillet de l'acteur principal, c'est effectivement une triste nouvelle.
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C
Jtelavaidikilétébien !
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