Ciné: Le parrain

Publié le par Nicolas Moreau

3 monuments...

Résumé:
L'histoire de la famille Corleone du départ de Sicile du grand-père à la prise de pouvoir du petit-fils.

Mon classement sur les 3:
2-1-3

Le 1:
1945. On suit la famille Corleone, le père Vito, parrain installé et respecté et les fils, Sonny, le plus impliqué dans les affaires familiales, Michael qui essaie de s'en extirper et Freddo, un peu à la ramasse. Un autre gros bonnet tente d'assassiner Vito. Ca ne se fait pas, ca va saigner non sans quelques pots cassés de part et d'autre.

Déjà les acteurs. Marlon Brando, Al Pacino, Michael Caine, Robert Duval, Diane Keaton pour les plus important. Tous gigantesques.
Ce premier épisode vaut pour la mise en place des relations de pouvoir, pour la transformation de MIchael qui va être rattrapper par l'histoire violente de sa famille.

Le 2:
Vito est mort. Michael a pris la suite. Investir dans la drogue ou pas, à Cuba ou pas. En parallèle flash back, on voit le départ de Sicile de Vito, son arrivée et son ascension aux Etats-Unis.

Là encore les acteurs, Al Pacino, Robert De Niro, Robert Duval et Diane Keaton. 2 films en un avec l'ascencion de Vito.

Le 3:
Michael est vieux, il veut se retirer. Son neveu, le fils de Sonny, jeune chien fou lui semble trop fougeux mais de confiance. De retour aux sources, en Sicile, il va dire à sa famille tout ce qu'il n'a pas pu leur dire pendant toutes ces années.

Là, ça pèche un peu. Pacino a un peu perdu la flamme de parrain mais une très belle scène avec Diane Keaton, Garcia n'est pas aussi bon que son ainé (d'autant plus qu'il ferait presque penser au même Pacino dans Scarface mais en plus pâle), Sofia Coppola n'est pas au top non plus.

Sur les 3.
La caméra de Coppola.

Il aime les scènes de foule.
Les mariages, les communions, les processions, le réveillon. Il place sa caméra au milieu de tout ça, il va surprendre toutes les petites conversations secrètes, toutes les petites rencoeurs exprimées à mots couverts. Il nous fait partager la vie et les sentiments de ce microcosme comme si c'était la vraie vie.

La caméra posée loin de l'action, plan-séquence.
La procession d'enterrement au début du II en Sicile, l'assassinat de Sonny dans le I et de Freddo dans le II, les dernières images du III (je ne dis pas ce que c'est quand même!!! Sinon ce serait un peu comme si je disais que Di Caprio meurt à la fin de Titanic ou que Bruce Willis est un fantome dans 6e sens). La caméra est là, posée, elle attend qu'il se passe quelque chose. Spectateur extérieur d'un drame qui va se jouer. Pas de sentiments, des faits.

Le montage parallèle.
Assassinat de tous les adversaires pendant le baptème dans le I, le réveillon à Cuba dans le II, la scène de l'opéra dans le III (hommage à L'homme qui en savait trop un peu trop appuyé!!!). Comment transformer un événement heureux en un moment de tension extrême. Une scène principale qui se joue, un événement collectif et heureux et en parallèle, 3 ou 4 autres scènes, individuelles malheureuses et surtout violentes. Des petits flashs pas forcément très très rapides sur ces tueurs qui se dirigent vers leurs victimes, une scène principale qui monte en intensité jusqu'à atteindre son paroxysme et les morts programmées.

En résumé, bon je ne vais pas jeter le bébé avec l'eau du bain, le III a sa place même s'il est moins bien mais toujours est-il que c'est une trilogie cultissime. Mon classement sur les 3 est principalement basé sur le scénario et les acteurs parce que le talent de Coppola en tant que réalisateur ne se dément pas sur l'ensemble. J'espère que cette trilogie tourne dans les écoles de cinéma pour apprendre à tous ces petits pignoufes où il faut qu'ils mettent leur caméra.

Unikokaigranfan
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Publié dans Cinoche

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