Bédé: Le combat ordinaire T.1

Publié le par Nicolas Moreau

Histoire d'une névrose...

Résumé:
Marco est photographe de guerre (on suppose) et il n'a plus envie. Il décide de mettre un terme à sa thérapie de 8 ans, son psy a du mal à s'en apercevoir. Son père a Alzheimer, dur à vivre pour tout le monde. Pour oublier tout ça, il s'aére la tète en jouant aux jeux vidéos et en fumant "DES GROS PETARDS" avec son frère. Mais on ne peut pas dire que ça nourrit son homme. Et accessoirement, il fait de très grosses crises d'angoisse.

J'expose ici ma passion... non mon admiration... non mon fanatisme pour Manu Larcenet!!!!
J'avais commencé ce blog rubrique bédé avec son oeuvre en générale, je vais maintenant m'atteler à détailler.

Jusqu'à quel point cette bédé est auto-bio, je ne sais pas exactement mais il y a des similitudes.
Marc / Manu
Georges / Patrice
Mise au vert en banlieu lyonnaise / mise au vers en banlieu lyonnaise
Rencontre et installation avec sa dulcinée / rencontre et installation avec sa dulcinée

Même si tout n'est pas auto-bio, il est clair que ce qui est raconté ici a un fond de vécu.

Les personnages.
Tout tourne autour de Marco. Son dialogue avec ses parents est quasiment inexistant mais il les aime tout de même. Son père perd la boule mais pas son humour. Sa thérapie lui a servi mais peut-être pas.
Puis arrive le voisin retraité qui va, avec son air de ne pas y toucher, influé sur la vie de Marco par ses remarques d'une sagesse et d'une pertinence qui laisse entendre qu'il en a vu.
Puis arrive Emilie, jeune vétérinaire charmante qui va prendre de plus en plus de place dans la vie de Marco et qui, elle, sait ce et qui elle veut.
Ils sont tous plus attachants les uns que les autres, paumés ou les pieds sur terre, écorchés, plein d'un vide vertigineux, d'une douleur dissimulée derrière la sagesse ou le discours

L'histoire.
En fait, l'histoire, ce sont les personnages. Chacun apporte sa pierre à l'édifice d'une vie en reconstruction après un coma, une mise entre parenthèse. La volonté manque, les autres l'auront pour Marco (Emilie!!!). Les mots manquent, les autres les auront pour Marco (le voisin). On suit donc les évolutions mageures d'un petit mec qui ne fait de mal à personne mais qui a mal sans savoir pourquoi.

Les dessins.
3 styles.
Les dessins de l'histoire, simple, tout en rondeur, petits personnages rigolos avec des grosses tètes et des gros nez. Il nous fait instantanément aimer les personnages.
Les crises d'angoisse. Les yeux qui ondulent, les couleurs qui passent au rouille et noir, la douleur, la descente jusqu'à ce que tout redevienne normal.
Les pensées sur lui même, son histoire, ses états d'ames en mono-chrome, des paysages, chez son frère à la ville, chez lui, dans sa campagne. Ce style est toujours rassemblé sur une planche entière, comme des petits intermèdes dans l'histoire. Comme une planche contact. Des photos des endroits qu'il aime, a aimé, déteste, a détesté.

Le grand tout.
Pour toutes les raison évoquées ci-avant prises séparément, cette bédé est déjà géniale. Maintenant, vous prenez tout et vous mélangez et cela donne une cohérence que j'ai rarement rencontré dans une bédé. Et si vous rajoutez là-dessus l'humour...
Ce n'est que le premier tome, parce que les autres placent la barre encore plus haut

En résumé, je m'emporte!!!! Si vous ne l'avez jamais lu, on s'arrange, je vous la prete sur le champ!!!!

Unikokisseulajouditirenbik
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Publié dans Bédé

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D
Ah, Larcenet... Ce n'est pas avec le Combat Ordinaire que je l'ai découvert mais ce premier tome est vite devenu culte parmi ses albums, notamment grâce à la page que tu as mise.L'expression "Des gros pétards" qui depuis a été tournée sous différentes formes est un grand classique.C'est très bien que tu nous fasses le tour de Larcenet, il y a des choses à dire...A noter qu'il a un nouveau blog : http://manularcenet.canalblog.com/pm : le dernier Donjon Parade, sans doute aussi le dernier fait par Larcenet est sorti !!!
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